Chanson française – Le Bonheur des Gens – Marco Valdo M.I. – 2022
est le voyage d’exploration en Zinovie, entrepris par Marco Valdo M. I. et Lucien l’âne, à l’imitation de Carl von Linné en Laponie et de Charles Darwin autour de notre Terre et en parallèle à l’exploration du Disque Monde longuement menée par Terry Pratchett.
La Zinovie, selon Lucien l’âne, est ce territoire mental où se réfléchit d’une certaine manière le monde. La Zinovie renvoie à l’écrivain, logicien, peintre, dessinateur, caricaturiste et philosophe Alexandre Zinoviev et à son abondante littérature.
Dialogue Maïeutique

LA MAISON DE CAMPAGNE Héléna Gouro, 1910
Ainsi, Lucien l’âne mon ami, la chanson s’intitule Le Bonheur des Gens.
Le bonheur ?, dit Lucien l’âne. Le bonheur est une drôle de bête.
Ah, dit Marco Valdo M.I., le bonheur est une bête ? N’est-il pas plutôt une chose, un état, un sentiment, une appréhension ?
Il peut être tout ça à la fois, répond Lucien l’âne, et aussi une bête, car à mon sens, en tout cas, le bonheur est un être vivant. Il va, il vient, il reste, il est quelquefois triste ou malade, il est joyeux, il respire et mille autres choses encore également.
Soit, dit Marco Valdo M.I., je ne sais si ton raisonnement peut s’appliquer à la chanson, il faudra y réfléchir. En attendant, ici, il est question du bonheur des gens et même, spécifiquement des gens de Zinovie.
Pourquoi, dit Lucien l’âne, le bonheur des gens de Zinovie est différent de celui d’autres gens, de gens d’ailleurs ?
Sans doute, convient Marco Valdo M.I., en est-il ainsi, mais à la vérité, je ne sais pas trop. Il faudrait voir, mais ce serait assurément une autre histoire. Tenons-nous-en à ce que dit la chanson ; après, chacun continuera pour soi la réflexion sur cet inépuisable sujet.
D’accord, dit Lucien l’âne.
Alors, allons-y, Lucien l’âne mon ami. Je vais procéder comme d’autres fois, de façon ordonnée. Il y a dans la chanson, assimilé au bonheur dans sa version projective, l’avenir radieux. Il sert de ritournelle. L’avenir radieux, c’est le bonheur promis, quand c’est son heure (toujours dans le futur), le bonheur effectif, le bonheur réalisé. Cependant, comme on le dit ici, je veux dire en Zinovie, on (un mot qu’il faudrait également décortiquer ; disons provisoirement, les responsables) pense qu’on peut de quelque façon y atteindre : c’est le bonheur chimique.
Ho là, dit Lucien l’âne, à ce train-là, on y sera encore demain ; dis-moi l’essentiel.
Je continue, reprend Marco Valdo M.I. ; ensuite, on distingue le bonheur comme une abstraction, une sorte de fantasme insaisissable. Puis, il y a les petits bonheurs des gens (celui que chantait Félix Leclerc – Le Petit Bonheur - https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i08028091/felix-leclerc-le-petit-bonheur) et du grand bonheur des puissants qui les écrase.
Là, Marco Valdo M.I. mon ami, c’est une métaphore de
La Guerre de Cent mille ans que les riches et les puissants font aux pauvres gens pour les dominer, les exploiter, en tirer profits, avantages et bénéfices. Mais, je t’en prie, continue.
Au deuxième refrain, indique Marco Valdo M.I., le bonheur est plus facile à résumer. Il est à peu près clair qu’on peut l’envisager comme un état de vie où ne pénètre pas le malheur ou qui en tout cas, s’y oppose. C’est celui qui advient parfois à certaines gens ; la chanson ne dit rien de sa durée. Au troisième refrain, on trouve l’ironie du bonheur et enfin, au quatrième, on découvre une forme de bonheur trivial et à tout le moins, terre à terre et matérialiste. Voilà tout.
Juste une remarque avant de conclure, dit Lucien l’âne. On peut certainement parler du bonheur comme d’un avenir radieux et quasiment identifier l’un à l’autre ; c’est les rendre tous deux inaccessibles, en faire des objets téléologiques et sublimes. Pour ma part, je m’en tiendrai aux petits bonheurs qui ont le mérite immense de la réalité quotidienne. Ils sont certes de courte vue et de courte vie, mais ils se multiplient indéfiniment pour ceux qui savent y faire, pour ceux qui veulent bien les considérer. De plus, eux sont saisissables, tangibles et quand on se décide à les ressentir, on en tire de grandes joies. Je n’en dirai pas plus. Maintenant tissons le linceul de ce vieux monde téléologique, finaliste, menteur, prometteur et cacochyme.
Heureusement !
Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
Chanson française – Le Bonheur des Gens – Marco Valdo M.I. – 2022
LA ZINOVIE
est le voyage d’exploration en Zinovie, entrepris par Marco Valdo M. I. et Lucien l’âne, à l’imitation de Carl von Linné en Laponie et de Charles Darwin autour de notre Terre et en parallèle à l’exploration du Disque Monde longuement menée par Terry Pratchett.
La Zinovie, selon Lucien l’âne, est ce territoire mental où se réfléchit d’une certaine manière le monde. La Zinovie renvoie à l’écrivain, logicien, peintre, dessinateur, caricaturiste et philosophe Alexandre Zinoviev et à son abondante littérature.
Épisode 1 : Actualisation nationale ; Épisode 2 : Cause toujours ! ; Épisode 3 : L’Erreur fondamentale ; Épisode 4 : Le Paradis sur Terre ; Épisode 5 : Les Héros de l’Histoire ;
Épisode 6 : L’Endémie ; Épisode 7 : La Réalité ; Épisode 8 : La Carrière du Directeur ; Épisode 9 : Vivre en Zinovie ; Épisode 10 : Le But final ; Épisode 11 : Les nouveaux Hommes ; Épisode 12 : La Rédaction ; Épisode 13 : Glorieuse et grandiose Doussia ; Épisode 14 : Le Bataillon des Suicidés ; Épisode 15 : Les Gens ; Épisode 16 : Jours tranquilles au Pays ; Épisode 17 : La Région ; Épisode 18 : Mémoires d’un Rat militaire ; Épisode 19 : L’inaccessible Rêve ; Épisode 20 : La Gastronomie des Étoiles ; Épisode 21 : Le Progrès ; Épisode 22 : Faire ou ne pas faire
Épisode 23
Ainsi, Lucien l’âne mon ami, la chanson s’intitule Le Bonheur des Gens.
Le bonheur ?, dit Lucien l’âne. Le bonheur est une drôle de bête.
Ah, dit Marco Valdo M.I., le bonheur est une bête ? N’est-il pas plutôt une chose, un état, un sentiment, une appréhension ?
Il peut être tout ça à la fois, répond Lucien l’âne, et aussi une bête, car à mon sens, en tout cas, le bonheur est un être vivant. Il va, il vient, il reste, il est quelquefois triste ou malade, il est joyeux, il respire et mille autres choses encore également.
Soit, dit Marco Valdo M.I., je ne sais si ton raisonnement peut s’appliquer à la chanson, il faudra y réfléchir. En attendant, ici, il est question du bonheur des gens et même, spécifiquement des gens de Zinovie.
Pourquoi, dit Lucien l’âne, le bonheur des gens de Zinovie est différent de celui d’autres gens, de gens d’ailleurs ?
Sans doute, convient Marco Valdo M.I., en est-il ainsi, mais à la vérité, je ne sais pas trop. Il faudrait voir, mais ce serait assurément une autre histoire. Tenons-nous-en à ce que dit la chanson ; après, chacun continuera pour soi la réflexion sur cet inépuisable sujet.
D’accord, dit Lucien l’âne.
Alors, allons-y, Lucien l’âne mon ami. Je vais procéder comme d’autres fois, de façon ordonnée. Il y a dans la chanson, assimilé au bonheur dans sa version projective, l’avenir radieux. Il sert de ritournelle. L’avenir radieux, c’est le bonheur promis, quand c’est son heure (toujours dans le futur), le bonheur effectif, le bonheur réalisé. Cependant, comme on le dit ici, je veux dire en Zinovie, on (un mot qu’il faudrait également décortiquer ; disons provisoirement, les responsables) pense qu’on peut de quelque façon y atteindre : c’est le bonheur chimique.
Ho là, dit Lucien l’âne, à ce train-là, on y sera encore demain ; dis-moi l’essentiel.
Je continue, reprend Marco Valdo M.I. ; ensuite, on distingue le bonheur comme une abstraction, une sorte de fantasme insaisissable. Puis, il y a les petits bonheurs des gens (celui que chantait Félix Leclerc – Le Petit Bonheur - https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i08028091/felix-leclerc-le-petit-bonheur) et du grand bonheur des puissants qui les écrase.
Là, Marco Valdo M.I. mon ami, c’est une métaphore de La Guerre de Cent mille ans que les riches et les puissants font aux pauvres gens pour les dominer, les exploiter, en tirer profits, avantages et bénéfices. Mais, je t’en prie, continue.
Au deuxième refrain, indique Marco Valdo M.I., le bonheur est plus facile à résumer. Il est à peu près clair qu’on peut l’envisager comme un état de vie où ne pénètre pas le malheur ou qui en tout cas, s’y oppose. C’est celui qui advient parfois à certaines gens ; la chanson ne dit rien de sa durée. Au troisième refrain, on trouve l’ironie du bonheur et enfin, au quatrième, on découvre une forme de bonheur trivial et à tout le moins, terre à terre et matérialiste. Voilà tout.
Juste une remarque avant de conclure, dit Lucien l’âne. On peut certainement parler du bonheur comme d’un avenir radieux et quasiment identifier l’un à l’autre ; c’est les rendre tous deux inaccessibles, en faire des objets téléologiques et sublimes. Pour ma part, je m’en tiendrai aux petits bonheurs qui ont le mérite immense de la réalité quotidienne. Ils sont certes de courte vue et de courte vie, mais ils se multiplient indéfiniment pour ceux qui savent y faire, pour ceux qui veulent bien les considérer. De plus, eux sont saisissables, tangibles et quand on se décide à les ressentir, on en tire de grandes joies. Je n’en dirai pas plus. Maintenant tissons le linceul de ce vieux monde téléologique, finaliste, menteur, prometteur et cacochyme.
Heureusement !
Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane