Langue   

Il testamento del parroco Meslier

Anton Virgilio Savona


Langue: italien


Peut vous intéresser aussi...

Maria Tortura
(Alessio Lega)
La canzone dei chiodini
(anonyme)
La Guerre de Cent mille ans
(Marco Valdo M.I.)


Sito scomunicato

[1972]
Testo e musica di Anton Virgilio Savona
Album: E' lunga la strada
Paroles et musique: Anton Virgilio Savona
Album: E' lunga la strada


Dall'album intitolato “E' lunga la strada” del 1972.
Testo tratto dal libretto che accompagna il cd “Seguendo Virgilio – Dentro e fuori il Quartetto Cetra”, Ala Bianca Group/I dischi del Club Tenco, 2005. Nel disco di tributo ad A.V. Savona il brano è eseguito da Alessio Lega e Mariposa.

La canzone è preceduta da questa breve introduzione:

“Intorno al 1730, Giovanni Meslier*, parroco di un paese di Champagne, si lasciò morire di fame esasperato dal fatto di non essere riuscito ad ottenere giustizia in una lite contro un potente. Lasciò i suoi beni ai parrocchiani e scrisse in tre esemplari un testamento politico e religioso: il testamento del parroco Meslier.”

*Si pronuncia come se fosse scritto "Mélier"

Presunto ritratto del parroco Jean Meslier.
Presunto ritratto del parroco Jean Meslier.
«Je voudrais, et ce sera le dernier et le plus ardent de mes souhaits, je voudrais que le dernier des rois fût étranglé avec les boyaux du dernier prêtre.
(In italiano: "Io vorrei, e questo sia l'ultimo ed il più ardente dei miei desideri, io vorrei che l'ultimo dei re fosse strangolato con gli intestini dell'ultimo dei preti."»
(Jean Meslier, Testament)

Jean Meslier (Mazeny, Champagne 1664 - Étrépigny 30 giugno 1729), prete francese, curato in un piccolo paese di campagna, "precursore del secolo dei Lumi".
Egli divenne improvvisamente noto dopo la sua morte per un testamento in cui (leggendo dal lungo titolo dello stesso)"si dimostrano in modo chiaro ed evidente le vanità e le falsità di tutte le divinità e di tutte le religioni del mondo".
Inoltre, nel suo testamento spirituale, il sacerdote chiedeva scusa ai propri fedeli per quanto aveva predicato in tutta la vita, per aver mentito esercitando la professione di prete.
Il suo nome fu inciso su una lapide tra quelli degli ispiratori e fondatori del socialismo, fuori dalle mura del Cremlino.
[...] Oltre che la Chiesa, la religione, Dio e la figura di Gesù, nel mirino del Testamento ci sono la monarchia, l'aristocrazia, l'Ancien regime, l'ingiustizia sociale e la morale cristiana del dolore: in esso si professa una sorta di comunismo anarchico ante litteram ed una filosofia materialista.
Il libro uscì nel 1729, dopo la morte di Meslier, ma egli vi aveva lavorato per gran parte della sua esistenza.
it.wikipedia

Si veda anche la ricca pagina dedicata a Meslier su Alateus, comprensiva de "L'Estratto" del Testament redatto da Voltaire: http://www.alateus.it/Meslier.htm (Alessandro)
Avete sul collo fardelli pesanti
di prìncipi, preti, tiranni
e governanti;
di nobili, monaci, monache e frati,
di “guardie di sali e tabacchi”
e magistrati.
Avete sul collo i potenti e i guerrieri,
gli inetti, gli inutili e i furbi,
e i gabellieri,
i ricchi che rubano per ingrassare
lasciando che il popolo intanto
resti a crepare.

Abbatete
i ricchi condottieri
e i prìncipi!
Sono loro,
non quelli degli inferni,
i diavoli!

Vermi che lasciano al contadino
soltanto la paglia del grano
e la feccia del vino.
Teorizzano pace, bontà e fratellanza
e poi legalizzano i troni
e l'ineguaglianza.
Hanno inventato il Dio dei potenti
per addormentare e piegare
i corpi e le menti
Hanno inventato i demoni e gli inferni
per far tremare e tacere
poveri e inermi.

Abbattete
i ricchi condottieri
e i prìncipi!
Sono loro,
non quelli degli inferni,
i diavoli!

Non sono i demoni dell'intera corte
i vostri peggiori nemici,
dopo la morte,
ma sono coloro che alzano le dita
annientano e fanno marcire
la vostra vita!
E se vi unirete potrete fermarli
usando budella di prete
per impiccarli;
così non sarete più schiavi di loro
ma infine padroni dei frutti
del vostro lavoro!

Abbatete
i ricchi condottieri
e i prìncipi!
Sono loro,
non quelli degli inferni,
i diavoli!

envoyé par Alessandro - 2/2/2007 - 21:49




Langue: français

Version française – Le testament du curé Meslier – Marco Valdo M.I. – 2008

Presunto ritratto del parroco Jean Meslier.Jean Meslier (Mazeny, Champagne 1664 – Étrépigny, Champagne 30 juin 1729), curé d'Étrépigny, en Champagne (commune proche de Charleville-Mézières , où naquit et grandit plus tard un autre imprécateur de haut vol, le dénommé Arthur Rimbaud - actuellement département des Ardennes – 08 – Région Champagne-Ardennes) eut cette idée de publier – en les déposant sous forme de testament – ses pensées et ses colères à titre posthume. Est-ce parce qu'il y travailla jusqu'au bout de sa vie ou en application d'un principe de précaution ? Toujours est-il que ce texte et sa lettre aux paroissiens qui le présente ont surgi à son décès, puis ont disparu et par la suite, ont connu des fortunes diverses avant de pouvoir venir au jour en édition intégrale plus de deux cents ans après ce dépôt, qui pourtant les a sauvés. Dans cette aventure du « Mémoire des pensées et sentiments de Jean Meslier », le caviardage de Voltaire fut assurément une vilénie (Meslier à la sauce déiste de Voltaire est à la correction littéraire et intellectuelle, ce que le fast-food est à la cuisine – une trahison !), mais l'arrangement voltairien eût quand même le mérite (involontaire) d'attirer l'attention sur les 3 exemplaires que Jean Meslier avait déposés au greffe. Grâce soit rendue, dès lors, au hollandais Rudolf Charles, éditeur de son état, qui tenta la première intégrale !
Quant à savoir pourquoi Jean Meslier n'a pas publié de son vivant, j'ai ma petite idée à ce sujet . Tout simplement, il faut quand même connaître un peu les Ardennes pour comprendre que un : trouver un éditeur était en soi une odyssée, deux : qu'écrire le « Mémoire » (outre que de tenir sa charge de curé...), était aussi un formidable défi et trois : qu'enfin, en rédiger les copies prenait du temps et était essentiel pour en assurer la postérité... Le reste est sans doute dû à la volonté d'aller le plus loin possible dans la rédaction... Jean Meslier ne s'en cache pas lui qui commença son texte par : « Mes chers amis, puisqu'il ne m'aurait pas été permi... » et dit – en substance ensuite – « Je vous l'aurais bien dit de vive voix, juste avant de mourir, mais je ne suis pas sûr.... (ceci traduit en langage moderne) que j'aurai encore toute ma tête à ce moment... Donc j'ai pris la précaution d'écrire ». En ce temps-là, la mémoire des bûchers de l'Inquisition illuminait encore l'Europe.
Par ailleurs, on n'a pas fini de disserter sur Jean Meslier. Je n'en dirai pas plus ici, sauf à reprendre ce que les paysans de Lucanie disaient au temps de Carlo Levi (1936) : « Noi, non siamo cristiani, siamo somari » (« Nous nous ne sommes pas des chrétiens, nous sommes des bêtes de somme »), sauf à reprendre la phrase de Jean Meslier qui excommunie quiconque la prononce ou la reproduit : «Je voudrais, et ce sera le dernier et le plus ardent de mes souhaits, je voudrais que le dernier des rois fût étranglé avec les boyaux du dernier prêtre. »
Puis-je ajouter, dit Marco Valdo M.I., que c'est aussi le mien de souhait – et pas le dernier.
Et, comme disait cet autre mécréant anarchiste de Brassens : « Et tant mieux si c'est un péché, nous irons en enfer ensemble... Il suffit de passer le pont... »


Chanson italienne – Il testamento del parocco Meslier - Anton Virgilio Savona - 1972
LE TESTAMENT DU CURÉ MESLIER

Vous avez sur le râble le fardeau pesant
Des princes, des prêtres, des tyrans
et des gouvernements;
des nobles, des moines, des chanoinesses et des prélats,
des fripons de garde-sel et de tabac
et des magistrats.
Vous avez sur le râble les puissants et les guerriers,
les ineptes, les inutiles et les rusés,
et les douaniers,
les riches qui volent pour s'engraisser
laissant le peuple entier
entretemps – crever.

Abattez
les riches condottières
et les princes !
Ce sont eux,
pas ceux de l'enfer,
les diables !

Des vermines qui laissent au paysan
seulement la paille du grain
et la lie du vin.
Ils théorisent paix, bonté et fraternité
et puis, ils légalisent les trônes
et l'inégalité.
Ils ont inventé le Dieu des puissants
pour endormir et faire plier
les corps et les esprits.
Ils ont inventé les démons et les enfers
pour faire trembler et taire
les pauvres et les sans-terre.

Abattez
les riches condottières
et les princes !
Ce sont eux,
pas ceux de l'enfer,
les diables !

Ce ne sont pas les démons de la cour inférieure
vos pires ennemis,
après la mort; mais ce sont ces gens qui lèvent les doigts,
anéantissent et font pourrir
votre vie !
Et si vous vous unissiez, vous pourriez les arrêter
en utilisant du boyau de prêtre
pour les pendre;
Ainsi, vous ne seriez plus leurs esclaves
mais enfin, du fruit de votre travail : les maîtres !

Abattez
les riches condottières
et les princes !
Ce sont eux,
pas ceux de l'enfer,
les diables !

envoyé par Marco Valdo M.I. - 20/8/2008 - 22:04




Langue: français

Nouvelle version française – LE TESTAMENT DU CURÉ MESLIER – Marco Valdo M.I. – 2016
à partir de la
Version française – LE TESTAMENT DU CURÉ MESLIER – Marco Valdo M.I. – 2008
Chanson italienne – Il testamento del parocco Meslier – Anton Virgilio Savona – 1972

nouvelle version française – 28 mars 2016.

   Mes chers amis, puisqu'il ne m'auroit pas été permis et qu'il auroit même été d'une trop dangereuse et trop facheuse consequence pour moi de vous dire ouvertement, pendant ma vie, ce que je pensais de la conduitte et du gouvernement des hommes, de leurs religions et de leurs moeurs, j'ai résolû de vous le dire au moins après ma mort... (JEAN MESLIER - 1729)
Mes chers amis, puisqu'il ne m'auroit pas été permis et qu'il auroit même été d'une trop dangereuse et trop facheuse consequence pour moi de vous dire ouvertement, pendant ma vie, ce que je pensais de la conduitte et du gouvernement des hommes, de leurs religions et de leurs moeurs, j'ai résolû de vous le dire au moins après ma mort... (JEAN MESLIER - 1729)


Ah, Lucien l’âne mon ami, en ces temps troubles, je suis allé au spectacle pas plus tard qu’hier à Bruxelles pour écouter la bonne parole du curé Meslier. On n’était pas vraiment très nombreux, car la salle était petite et puis, on n’aurait pas mis grand monde non plus dans l’église de Jean Meslier à Étrépigny.

Que voilà une bonne idée d’aller écouter la bonne parole d’un si bon curé, dit Lucien Lane en riant.

En effet, tu ne pourrais mieux dire, car c’était un excellent sermon, un très remarquable prône dans lequel notre curé athée s’en prend directement à toutes les religions – je dis bien à toutes les religions, y compris in primis les monothéismes, les religions du Livre. Mais pas seulement, cependant.

Pas seulement aux religions et à qui donc peut-il faire de tels reproches, de si grandes accusations ?, dit Lucien l’âne en levant les oreilles vers l’infinitude des espaces et des temps.

Eh bien, notre bon curé, qui connaît la vie qui est faire aux pauvres, s’en prend également aux riches et aux puissants – comme nous le faisons à la suite de Pierre Valdo – quand nous évoquons la Guerre de Cent Mille Ans La Guerre de Cent mille ans que les riches et les puissants (les mêmes) font aux pauvres afin de les dominer, de les écraser, de les ruiner, de les mépriser et de s’assurer en propre les plus énormes richesses et les plus grands privilèges. C’était vrai au temps de Valdo, c’était vrai au temps de Meslier et c’est toujours vrai de notre temps. Et je me suis souvenu qu’il y a déjà huit ans, j’avais fait une version française d’une chanson italienne d’Anton Virgilio Savona, intitulée précisément « Il Testamento del parocco Meslier ». Mais, elle s’était un peu perdue à l’horizon.

C’est un peu normal, car depuis ce temps-là, à vue de nez, tu as fait plusieurs centaines de versions françaises de toutes sortes. Il est assez compréhensible que tu perdes de vue les plus anciennes.

Et donc, je me suis dit qu’il fallait profiter de l’occasion pour la ramener au jour et tant qu’à faire, la toiletter un peu et en donner une nouvelle version. Restait à la publier : bien évidemment, dans les Chansons contre la Guerre et tout aussi évidemment sur les blogs : le mien (Canzones) et le tien, celui de l’Asino resuscitato.

C’est un bon jour que ce lundi de Pâques pour une résurrection, dit Lucien l’âne en brayant un bon coup. Maintenant, voyons voir cette nouvelle version et reprenons notre tâche qui consiste à tisser le suaire de ce vieux monde crédule, croyant, superstitieux, religieux, sectaire et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

Meslier


Dernières nouvelles de Jean Meslier
Depuis Bruxelles 28 mars 2016.

Il s’agit de signaler deux livres à propos de Jean Meslier :

Celui de Serge Deruette :

LIRE JEAN MESLIER, CURÉ ET ATHÉE RÉVOLUTIONNAIRE
Il s’agit de voir aussi cet extrait de sa conférence à propos de Meslier :

Celui de Jean-François Jacobs :
LA BONNE PAROLE DU CURÉ MESLIER
chez le même éditeur (Aden)
et voir cette présentation du spectacle en un extrait de la véritable performance d’Alexandre Von Sivers

dont j’extrais (pour l’édification générale) cette petite citation :

« Unissez-vous donc, peuples, si vous êtes sages !
Toutes les religions ne sont que des inventions humaines.
La matière ne peut avoir été créée.
Elle a d’elle-même son être et son mouvement.
Il n’y a point de Dieu. »


À entendre certains qui discourent sur les « racines chrétiennes de l’Europe », dont je rappelle qu’il s’agit d’une marchandise d’importation, d’une pacotille pour bons sauvages, d’une colonisation cultuelle par des missionnaires venus du Moyen-Orient, je me dis qu’il est bon et juste de leur opposer Jean Meslier, né dans les Ardennes et solidement enraciné dans une des plus belles régions européennes.

Évidemment, également, une publication dans l’Asino s’impose, dit Lucien l’âne.
C’est ce que nous allons faire…
Car, comme les paysans (les terroni) de Lucanie, région du sud de l’Italie, anciennement Grande Grèce, pas loin d’Élée :
« Noi, non siamo cristiani, siamo somari » (Nous, nous ne sommes pas des chrétiens, nous sommes des bêtes de somme, des gens, des mécréants, des athées…)

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

Jean Meslier (Mazeny, Champagne 1664 – Étrépigny, Champagne 30 juin 1729), curé d’Étrépigny, en Champagne (commune proche de Charleville-Mézières, où naquit et grandit plus tard un autre imprécateur de haut vol, le dénommé Arthur Rimbaud – actuellement département des Ardennes – 08 – Région Champagne-Ardennes) eut cette idée de publier – en les déposant sous forme de testament – ses pensées et ses colères à titre posthume. Est-ce parce qu’il y travailla jusqu’au bout de sa vie ou en application d’un principe de précaution ? Toujours est-il que ce texte et sa lettre aux paroissiens qui le présente, ont surgi à son décès, puis ont disparu et par la suite, ont connu des fortunes diverses avant de pouvoir venir au jour en édition intégrale plus de deux cents ans après ce dépôt, qui pourtant les a sauvés. Dans cette aventure du « Mémoire des pensées et sentiments de Jean Meslier », le caviardage de Voltaire fut assurément une vilénie (Meslier à la sauce déiste de Voltaire est à la correction littéraire et intellectuelle, ce que le fast-food est à la cuisine – une trahison !), mais l’arrangement voltairien eût quand même le mérite (involontaire) d’attirer l’attention sur les 3 exemplaires que Jean Meslier avait déposés au greffe. Grâce soit rendue, dès lors, au hollandais Rudolf Charles, éditeur de son état, qui tenta la première intégrale !

Quant à savoir pourquoi Jean Meslier n’a pas publié de son vivant, j’ai ma petite idée à ce sujet. Tout simplement, il faut quand même connaître un peu les Ardennes pour comprendre que un : trouver un éditeur était en soi une odyssée, deux : qu’écrire le « Mémoire » (outre que de tenir sa charge de curé), était aussi un formidable défi et trois : qu’enfin, en rédiger les copies prenait du temps et était essentiel pour en assurer la postérité. Le reste est sans doute dû à la volonté d’aller le plus loin possible dans la rédaction. Jean Meslier ne s’en cache pas lui qui commença son texte par : « Mes chers amis, puisqu’il ne m’aurait pas été permis.. », et dit – en substance ensuite – « Je vous l’aurais bien dit de vive voix, juste avant de mourir, mais je ne suis pas sûr (ceci traduit en langage moderne) que j’aurai encore toute ma tête à ce moment… Donc j’ai pris la précaution d’écrire ». En ce temps-là, la mémoire des bûchers de l’Inquisition illuminait encore l’Europe.

Par ailleurs, on n’a pas fini de disserter sur Jean Meslier. Je n’en dirai pas plus ici, sauf à reprendre ce que les paysans de Lucanie disaient au temps de Carlo Levi (1936) : « Noi, non siamo cristiani, siamo somari » (« Nous nous ne sommes pas des chrétiens, nous sommes des bêtes de somme »), sauf à reprendre la phrase de Jean Meslier qui excommunie quiconque la prononce ou la reproduit : « Je voudrais, et ce sera le dernier et le plus ardent de mes souhaits, je voudrais que le dernier des rois fût étranglé avec les boyaux du dernier prêtre. »
Puis-je ajouter, dit Marco Valdo M.I., que c’est aussi le mien de souhait – et pas le dernier.
Et, comme disait cet autre mécréant anarchiste de Brassens : « Et tant mieux si c’est un péché, nous irons en enfer ensemble… Il suffit de passer le pont… »

Le texte qui précède date du 2 août 2008, date de son insertion dans les Chansons contre la Guerre et il ne me paraît pas utile d’y changer, d’y retrancher ou d’y ajouter quelque chose.
Sauf que j’y adjoindrai volontiers les commentaires que j’en avais faits depuis lors dans les Chansons contre la Guerre. À savoir :

Notre bon Meslier

(date d’insertion dans les Chansons contre la Guerre : 20 mai 2010)

Pour en revenir à notre bon Meslier, curé de son état, il est proprement indigne de lui imputer la méconnaissance du christianisme, fût-il des origines. Bien au contraire, c’est de le bien connaître qu’il en eut la dégoûtation. Il suffit de lire les écrits de Jean Meslier pour s’en rendre compte de manière tout à fait objective. Par ailleurs, il ne pouvait ignorer cela ayant subi le « séminaire » de Châlons, été ordonné prêtre et nommé curé le 7 janvier 1689 curé d’Étrépigny et de But dans les Ardennes .

Cela dit, il voyait clair dans le jeu des illusions chrétiennes et plus spécifiquement, catholiques, apostoliques et romaines. Il disait, par exemple : « …vous adorez effectivement des faibles petites images de pâte et de farine, et vous honorez les images de bois et de plâtre, et les images d’Or et d’Argent. Vous vous amusez, Messieurs, à interpréter et à expliquer figurativement, allégoriquement et mystiquement des vaines écritures que vous appelez néanmoins saintes, et divines ; vous leur donnez tel sens que vous voulez ; vous leur faites dire tout ce que vous voulez par le moyen de ces beaux prétendus sens spirituels et allégoriques que vous leur forgez, et que vous affectez de leur donner, afin d’y trouver, et d’y faire trouver des prétendues vérités qui n’y sont point, et qui n’y furent jamais. Vous vous échauffez à discuter de vaines questions de grâce suffisante et efficace. Et en plus, vous vilipendez le pauvre peuple, vous le menacez de l’enfer éternel pour des peccadilles, et vous ne dites rien contre les voleries publiques, ni contre les injustices criantes de ceux qui gouvernent les peuples, qui les pillent, qui les foulent, qui les ruinent, qui les oppriment et qui sont la cause de tous les maux, et de toutes les misères qui les accablent. »

J’insiste pour qu’on relise la dernière phrase, dit Lucien l’âne, on dirait qu’elle parle de l’Italie actuelle et de bien d’autres pays.

Je la relis, Lucien mon ami : « Et en plus, vous vilipendez le pauvre peuple, vous le menacez de l’enfer éternel pour des peccadilles, et vous ne dites rien contre les voleries publiques, ni contre les injustices criantes de ceux qui gouvernent les peuples, qui les pillent, qui les foulent, qui les ruinent, qui les oppriment et qui sont la cause de tous les maux, et de toutes les misères qui les accablent. »

En effet, dit Lucien l’âne en redressant la tête et en lançant d’un coup de cou sec sa crinière en arrière pour dégager ses yeux, que cela plaise ou non aux cagots, Jean Meslier avait une vision du monde assez lucide.

Ainsi parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

Et

Jean Meslier aurait connu le destin du Chevalier de la Barre, si...
(3 juin 2015)

Jean Meslier était un homme intelligent. De ce fait, il avait très bien perçu que s’il voulait atteindre son but : transmettre et faire connaître la nécessité de l’athéisme et la corollaire réfutation de(s) dieu(x), en ces temps où on torturait joyeusement les incroyants, avant de les massacrer, il était prudent d’être prudent et d’user de discrétion. Ce pourquoi, il attendit d’être mort pour diffuser son Testament.
Eût-il fait autrement, l’eût-il fait de son vivant… Il aurait connu le destin du Chevalier de La Barre (ou de tant d’autres qui finirent sur les bûchers catholiques) et ses textes auraient connu le même destin, de sorte que nul n’aurait pu savoir ce qu’il avait le souhait de faire connaître.
Quant au destin du Chevalier de La Barre, voici :
Quarante ans plus tard, le Chevalier de la Barre, un jeune homme de 20 ans – moins prudent – finira torturé, décapité et enfin, brûlé pour avoir chanté avec ses amis et n’avoir pas tiré son chappeau au passage de capucins…
Voici le témoignage de Voltaire :
Dans son article « Torture » de l’édition de 1769 du Dictionnaire philosophique, Voltaire fait le récit du martyre du chevalier de La Barre :
« Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d’un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d’esprit et d’une grande espérance, mais ayant toute l’étourderie d’une jeunesse effrénée, fut convaincu d’avoir chanté des chansons impies, et même d’avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d’Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu’on lui arrachât la langue, qu’on lui coupât la main, et qu’on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l’appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête. »
Pour de plus amples informations : Wikipedia.


Et pour que nul n’en ignore, dit Lucien l’âne, il faudra en faire une chanson et même deux, une pour Meslier, une pour La Barre.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LE TESTAMENT DU CURÉ MESLIER


Vous avez sur le râble le fardeau pesant
Des princes, des prêtres, des tyrans et des gouvernements;
Des nobles, des moines, des chanoinesses et des prélats,
Des fripons de garde-sel et de tabac et des magistrats.
Vous avez sur le râble les puissants et les guerriers,
Les ineptes, les inutiles et les rusés et les douaniers,
Les riches qui volent pour s’engraisser,
Laissant le peuple entier –
Entretemps – crever.

Abattez les riches condottières
Et les princes !
Ce sont eux, pas ceux de l’enfer,
Les diables !

Des vermines qui laissent au paysan
Seulement la paille du sarrasin
Et la lie du vin.
Ils théorisent paix, bonté et fraternité
Et puis, ils légalisent les trônes et l’inégalité.
Ils ont inventé le Dieu des puissants
Pour endormir et faire plier
Les corps et les esprits. Ils ont inventé
Les démons et les enfers
Pour faire trembler et taire
Les pauvres et les sans-terre.

Abattez les riches condottières
Et les princes !
Ce sont eux, pas ceux de l’enfer,
Les diables !

Ce ne sont pas les démons de la cour inférieure
Après la mort, vos ennemis les pires ;
Non, vos ennemis, ce sont ces gens qui accusent,
Pourrissent votre vie et vous anéantissent !
Et si vous vous unissiez, vous pourriez vous défendre
En usant du boyau de prêtre pour les pendre;
Ainsi, vous ne seriez plus leurs esclaves
Mais, enfin, du fruit de votre travail, les maîtres !


Abattez les riches condottières
Et les princes !
Ce sont eux, pas ceux de l’enfer,
Les diables !

envoyé par Marco Valdo M.I. - 28/3/2016 - 15:12


Perche' fare pubblicita' a un libello del genere? Avendolo letto posso permettermi delle considerazioni a riguardo. Innanzitutto l'autore non puo' essere stato un prete,perche' altrimenti il paradosso va al limite di se stesso

Jean Meslier, da it.wikipedia


Poi,oltre a contenere falsita' e mendaci errori di natura teologica che sarebbe fuori luogo raccontare

Decisamente non ci interessano molto i mendaci errori di natura teologica, anche se abbiamo rispetto della teologia come interessante disciplina.


E' un offesa a chi crede nel puro cristianesimo,quello delle "origini",ai suoi ideali di uguaglianza,di pace e di amore universale tradito e rinnegato piu' volte dalla stessa Chiesa Vaticana

Questo sito accoglie più che volentieri testimonianze di ogni tipo, quella del parroco Meslier così come la tua. E' un principio inderogabile.


Io ho una profonda ammirazione per il Gesu' "umano" del grande Fabrizio de Andre' o di Renan...

Ma qui siamo a un livello basso e scadente, perfino Voltaire estrapolandone il testo evitera' quella parte dove si nega l'esistenza di Dio.

Questa è una questione che riguarda il sig. Voltaire, che scriveva pure sempre in un'epoca e nella società dell' "ancien régime", ove negare l'esistenza di Dio poteva portare a qualche serio problema. Negare l'esistenza di Dio ha lo stesso diritto di cittadinanza dell'affermarla, essendo giustappunto materia di fede. Di fede, e non di verità incontrovertibile.


Posso accettare qualsiasi critica al Vaticano in "se"(critica che sarebbe oggettiva)ma non da parte di chi non sa o ignora cosa FU' IL CRISTIANESIMO AUTENTICO DELLE ORIGINI

Direi che la storia del parroco Meslier non ha nulla a che vedere con il Cristianesimo delle origini, ma con quello del suo tempo. E, in gran parte, anche con quello del nostro. Saluti. [RV]



Saluti

katholikos - 18/10/2007 - 15:59


"Se crediamo a delle assurdità, commetteremo delle atrocità."
Jean Meslier

19/10/2007 - 12:00


Les religions sèment le peuple trinque

"Le religioni seminano, il popolo beve."

Alessandro - 14/9/2008 - 19:32


Notre bon Meslier

Pour en revenir à notre bon Meslier, curé de son état, il est proprement indigne de lui imputer la méconnaissance du christianisme, fût-il des origines. Bien au contraire, c'est de le bien connaître qu'il en eut la dégoûtation. Il suffit de lire les écrits de Jean Meslier pour s'en rendre compte de manière tout-à-fait objective. Par ailleurs, il ne pouvait ignorer cela ayant subi le « séminaire » de Châlons, été ordonné prêtre et nommé curé le 7 janvier 1689 curé d'Étrépigny et de But dans les Ardennes .

Cela dit, il voyait clair dans le jeu des illusions chrétiennes et plus spécifiquement, catholiques, apostoliques et romaines. Il disait, par exemple : « …vous adorez effectivement des faibles petites images de pâte et de farine, et vous honorez les images de bois et de plâtre, et les images d’Or et d’Argent. Vous vous amusez, Messieurs, à interpréter et à expliquer figurativement, allégoriquement et mystiquement des vaines écritures que vous appelez néanmoins saintes, et divines ; vous leur donnez tel sens que vous voulez ; vous leur faites dire tout ce que vous voulez par le moyen de ces beaux prétendus sens spirituels et allégoriques que vous leur forgez, et que vous affectez de leur donner, afin d’y trouver, et d’y faire trouver des prétendues vérités qui n’y sont point, et qui n’y furent jamais. Vous vous échauffez à discuter de vaines questions de grâce suffisante et efficace. Et en plus, vous vilipendez le pauvre peuple, vous le menacez de l’enfer éternel pour des peccadilles, et vous ne dites rien contre les voleries publiques, ni contre les injustices criantes de ceux qui gouvernent les peuples, qui les pillent, qui les foulent, qui les ruinent, qui les oppriment et qui sont la cause de tous les maux, et de toutes les misères qui les accablent. »

J'insiste pour qu'on relise la dernière phrase, dit Lucien l'âne, on dirait qu'elle parle de l'Italie actuelle et de bien d'autres pays.

Je la relis, Lucien mon ami : « Et en plus, vous vilipendez le pauvre peuple, vous le menacez de l’enfer éternel pour des peccadilles, et vous ne dites rien contre les voleries publiques, ni contre les injustices criantes de ceux qui gouvernent les peuples, qui les pillent, qui les foulent, qui les ruinent, qui les oppriment et qui sont la cause de tous les maux, et de toutes les misères qui les accablent. »

En effet, dit Lucien l'âne en redressant la tête et en lançant d'un coup de cou sec sa crinière en arrière pour dégager ses yeux, que cela plaise ou non aux cagots, Jean Meslier avait une vision du monde assez lucide.

Ainsi parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

Marco Valdo M.I. - 20/5/2010 - 20:23


un piccolo capolavoro: La merda

guido - 12/7/2013 - 12:24


La religione è il sospiro della creatura oppressa, è l'anima di un mondo senza cuore, di un mondo che è lo spirito di una condizione senza spirito. Carlo Marx

red - 31/10/2014 - 18:54


Jean Melier fu tutta la vita un don Abbondio pavido e inconcludente, timoroso dell'Inquisizione e del rogo.
Avrebbe potuto, volendo, caratterizzarsi come altri diversamente..

Emiliano - 1/6/2015 - 11:06


Caro Emiliano, erano quelli tempi piuttosto bui, preceduti da secoli variamente tenebrosi nel corso dei quali i poteri secolare e temporale non ci pensavano molto su prima di torturare, sbudellare, squartare, decapitare, annegare, ardere vivi coloro che la pensavano in modo anche solo lievemente diverso... Per cui non me la prenderei tanto con chi non se la sentì di fare l'eroe... Per di più Meslier non fece mai carriera, trascorse 40 anni nella stessa piccola parrocchia e, probabilmente, se quella volta avesse alzato un poco di più la voce contro quel signorotto tracotante e sfruttatore, di lui non sarebbe rimasta memoria, cancellata da un colpo di spada o da una punizione esemplare ordinata dai vertici ecclesiastici, mentre - per fortuna nostra - è riuscito a trasmetterci un'opera fondamentale per l'evoluzione del libero pensiero.

Bernart Bartleby - 3/6/2015 - 13:52


Jean Meslier était un homme intelligent. De ce fait, il avait très bien perçu que s'il voulait atteindre son but : transmettre et faire connaître la nécessité de l'athéisme et la corollaire réfutation de(s) dieu(x), en ces temps où on torturait joyeusement les incroyants, avant de les massacrer, il était prudent d'être prudent et d'user de discrétion. Ce pourquoi, il attendit d'être mort pour diffuser son Testament.
Eût-il fait autrement, l'eût-il fait de son vivant… Il aurait connu le destin du Chevalier de La Barre (ou de tant d'autres qui finirent sur les bûchers catholiques) et ses textes auraient connu le même destin, de sorte que nul n'aurait pu savoir ce qu'il avait le souhait de faire connaître.
Quant au destin du Chevalier de La Barre, voici :
Quarante ans plus tard, le Chevalier de la Barre, un jeune homme de 20 ans – moins prudent – finira torturé, décapité et enfin, brûlé pour avoir chanté avec ses amis et n'avoir pas tiré son chappeau au passage de capucins…
Voici le témoignage de Voltaire :
Dans son article « Torture » de l'édition de 1769 du Dictionnaire philosophique, Voltaire fait le récit du martyre du chevalier de La Barre :

« Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d'un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d'esprit et d'une grande espérance, mais ayant toute l'étourderie d'une jeunesse effrénée, fut convaincu d'avoir chanté des chansons impies, et même d'avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main, et qu'on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête. »


Pour de plus amples informations voir wikipedia.

Et pour que nul n'en ignore, dit Lucien l'âne, il faudra en faire une chanson et même deux, une pour Meslier, une pour La Barre.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

Marco Valdo M.I. - 3/6/2015 - 14:59


Page principale CCG

indiquer les éventuelles erreurs dans les textes ou dans les commentaires antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org