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Casa Del Vento


Lingua: Italiano

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[2009]
Album: Articolo Uno
articolo1-casadelvento



Dopo il disco Lavoro e dignità dei Ned Ludd, un altro disco interamente dedicato al mondo del lavoro:

“L’Italia è una Repubblica democratica fondata sul lavoro”.
Comincia così la nostra Costituzione. Se pensiamo però a ciò che accade nelle nostre vite e nella società, vediamo tante contraddizioni.
Questo album parla del lavoro, delle conquiste e delle sconfitte nel passato, di diritti raggiunti ma anche di una regressione di questi ultimi
nell’attualità in cui viviamo. Parla di sudore e sfruttamento di operaie, operai, minatori e braccianti, parla di migranti di ieri (gli italiani)
e di migranti di oggi, parla di mancanza di memoria e di coscienze addormentate.
Parla di giovani disoccupati senza certezze e senza speranza. Della vergogna dei morti sul lavoro, migliaia in questo paese.
Con la forza e con la tenerezza, dalle storie della nostra terra a quelle d’Italia e del mondo.
Perché è il mondo intero la nostra casa.
da www.casadelvento.eu




6 dicembre 2007: il rogo della Thyssen Krupp di Torino. Ecoo le canzoni che ne parlano: Tra il 5 e il 6 dicembre a Torino [Thyssen], Quelli della Thyssen Krupp, Thyssen Krupp, in memory of, Siamo gli operai e 7
(DonQuijote82)
troppo poco tempo, troppo poco tempo
tu non alzi gli occhi dal sudore non c’è tempo
troppo poco tempo, troppo poco tempo
la tua vita sfuma consumata in un momento

solo per sperare, chiuso a lavorare
chi per quarant’anni una vita da sprecare
le lunghe giornate, le notti infinite
col calore addosso tra le fiamme e le colate

troppo poco tempo, troppo poco tempo
batte rosso il cuore in mezzo al petto non c’è tempo
troppo poco tempo, troppo poco tempo
brucia la tua vita consumata in un momento

momenti a sperare, sempre a lavorare
stringe la catena che ti aliena e che fa male
le lotte svanite, le lotte perdute
delusione addosso tra le fiamme e le colate

Oggi una scintilla venne all’improvviso
7 luci spente, fine d’esistenza
7 vite perse, 7 colpi alla coscienza
7 sguardi persi, persi ad uno ad uno
nella linea 5 non si sente più nessuno
7 luci spente, cade la speranza
7 condannati, dentro al fuoco è la mattanza
7 sono andati, non ritorneranno
petali caduti che mai più si rialzeranno

stanco il mio respiro, stanco il mio cammino
dentro queste mura si consuma il mio destino
migra il mio respiro, scappa il mio cammino
come il grande fiume che s’ingrossa qui a Torino

vivere con questo, stare in questo posto
dentro queste fabbriche è quello che conosco
adesso dormo il giorno, il giorno mio è la notte
il corpo si ribella, sotto il ritmo che sconvolge

Oggi una scintilla venne all’improvviso
7 luci spente, fine d’esistenza
7 vite perse, 7 colpi alla coscienza
7 sguardi persi, persi ad uno ad uno
nella linea 5 non si sente più nessuno
7 luci spente, cade la speranza
7 condannati, dentro al fuoco è la mattanza
7 sono andati, non ritorneranno
petali caduti che mai più si rialzeranno

inviata da Donquijote82 - 14/8/2009 - 17:19



Lingua: Francese

Version française – SEPT – Marco Valdo M.I. – 2009
Chanson italienne – 7 – Casa del Vento - 2009

« L'Italie est une République démocratique fondée sur le travail »

Ainsi commence notre Constitution. Si on pense à ce qui se passe dans nos vies et dans la société, nous voyons tant de contradictions.
Cet album parle du travail, des conquêtes et des défaites du passé, des droits obtenus, mais aussi d'une régression de ces derniers dans l'actualité que nous vivons. On parle de sueur et d'exploitation des ouvrières, des ouvriers, des mineurs et des paysans, on y parle des migrants d'hier (les Italiens) et des migrants d'aujourd'hui, on y parle du manque de mémoire et de conscience endormie.
On y parle de jeunes chômeurs sans certitudes et sans espérances. De la honte des morts au travail, par milliers dans ce pays.
Avec force et tendresse, des histoires de notre terre, de celles d'Italie et du monde.
Car le monde entier est notre maison.
De www.casadelvento.eu



Quelle belle chanson, dit Lucien l'âne tout ragaillardi. Elle dit des choses essentielles, elle dit notre vie à nous les « somari », ceux que la civilisation – la leur, celle des riches – méprise et exploite odieusement. Mais dis-moi, Marco Valdo M.I., mon ami, il y a quelque chose qui m'échappe. Que vient faire ici ce chiffre 7 ? Je ne crois pas que Casa del Vento soit un groupe hypnotisé par la numérologie.

Tu as, en effet, raison sur toute la ligne, mon ami Lucien l'âne. D'abord, c'est une très belle chanson et de fait, elle parle de la vie réelle, celle qui tient dans l'usine-prison à vie des millions de travailleurs de par le monde. Mais pour répondre à ta question sur le chiffre 7, il me faut te relater un événement dramatique : la mort de sept ouvriers dans une usine métallurgique de la région de Turin. Les sept de Turin sont mort dans un violent incendie qui s'était déclenché sur la ligne 5 de cette usine de la Thyssenkrupp. Au demeurant, ce ne sont pas les premiers morts à mettre au compte des Thyssen et des Krupp, dont une des charmantes activités qui les a enrichis fut de faire des canons, des armes et toutes sortes de jolis obus ou d'autres objets du genre. Dont la célébrissime Grosse Bertha – Dicke Bertha (Krupp) qui s'en prit méchamment au fort de Pontisse, puis à celui de Loncin – pour ses premières interventions dans notre région de Liège où tu as quelques fréquentations – aux débuts de la Grande Guerre, à l'été 1914. On ne pourra d'ailleurs jamais faire le compte des morts à mettre au compte de la famille Krupp. Quant aux aciéristes Thyssen, ils furent notamment les financeurs d'un certain Adolf Hitler... C'est tout dire. En 1999, ils ont fusionné... Comme quoi, qui se ressemble s'assemble....

La mort de ces sept ouvriers me rappelle la chanson de la dame blanche, celle sur la mort blanche et me semble-t-il, de tout un mouvement en Italie et maintenant dans le monde entier pour rappeler que le travail tue les hommes, comme il a souvent tué les ânes. En somme, c'est là un épisode de la Guerre de cent Mille Ans que les riches mènent contre les pauvres aux seules fins de les exploiter et d'en tirer profits et richesses. Décidément, il faut mettre fin à ce jeu de massacre où les uns – riches et jamais exposés aux risques du travail – se font une vie de luxe sur le dos des autres – qui meurent à petit feu ou dans de grands bûchers.

Je pense bien que tu as raison, Lucien l'âne mon ami. Et que nous devons continuer, comme le chantaient les Canuts de Lyon, à tisser le linceul de ce vieux monde putride et cacochyme.

Ainsi parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
SEPT

Trop peu de temps, trop peu de temps
Tu ne lèves pas les yeux de ta sueur, pas le temps
Trop peu de temps, trop peu de temps
Ta vie s'évanouit consumée en un moment.

Juste pour espérer, enfermé à travailler
Pendant quarante ans, une vie à se gaspiller
Les nuits interminables, les longues journées,
Avec la chaleur entre les flammes et les coulées

Trop peu de temps, trop peu de temps
Le cœur bat rouge au milieu du corps, pas le temps
Trop peu de temps, trop peu de temps
Ta vie s'évanouit consumée en un moment.

Des moments à espérer, toujours à travailler
La chaîne serre qui t'aliène et qui te tue
Les luttes vaines, les luttes perdues
Avec la désillusion entre les flammes et les coulées

Aujourd'hui une étincelle éclate soudain
7 lumières éteintes, fin d'existence
7 vies perdues, 7 coups à la conscience
7 regards perdus, perdus un par un
Sur la ligne 5, on n'entend plus personne
7 lumières éteintes, s'effondre l'espérance
7 condamnés, dans le feu se déchaîne le massacre
7 s'en sont allés, ils ne reviendront pas
Pétales tombés qui jamais plus ne se relèveront.

Mon souffle est court, fatigué mon pas
Entre ces murs se consume mon destin
Mon souffle émigre, se perd mon pas
Comme le grand fleuve qui s'enfle ici à Turin

Vivre avec ça, rester à cette place,
Dans ces usines est tout ce qu'aujourd'hui
Je connais : je dors le jour, le jour est ma nuit
Mon corps se rebelle, sous le rythme qui l'efface

Aujourd'hui une étincelle éclate soudain
7 lumières éteintes, fin d'existence
7 vies perdues, 7 coups à la conscience
7 regards perdus, perdus un par un
Sur la ligne 5, on n'entend plus personne
7 lumières éteintes, s'effondre l'espérance
7 condamnés, dans le feu se déchaîne le massacre
7 s'en sont allés, ils ne reviendront pas
Pétales tombés qui jamais plus ne se relèveront.

inviata da Marco Valdo M.I. - 24/11/2009 - 10:33


La Casa del vento: "Articolo Uno"
Fuori dalle secche del lavoro, una voce "contro"

di Leon Ravasi

Crediti:
La Casa del Vento è abitata da: Luca Lanzi (voce, chitarra acustica, banjo); Sauro Lanzi (fisarmonica, tromba, trombone, thin whistle); Fabrizio Morganti (batteria, percussioni); Massimiliano Gregorio (basso); Andreas Petermann (violino); Riccardo Dellocchio (chitarra elettrica)

Ospiti: David Rhodes (chitarra in "Dal cielo"); Ascanio Celestini, Francesco “Fry” Moneti dei Modena City Ramblers ( banjo, mandolino e violino in “Redemption song” e “L’Italiante”); Andrea “Pupillo” De Rocco dei Negramaro in “Campi d’oro” e i dialoghi tratti dal film “Tutta la vita davanti” che il regista Paolo Virzì ha concesso di utilizzare.
Non mancano le voci degli uomini e delle donne che lavorano e che hanno lavorato, gli operai di oggi e di ieri: Ciro Argentino - Thyssenkrupp di Torino; Adriana Sensi – Lebole di Arezzo;Mario Giusti – Fabbricone di Arezzo; Mohamed Chafferdine Mahoud - migrante dalla Tunisia.

Produzione Saverio Lanza


Non ci siamo mai negati una critica alla Casa del Vento, di volta in volta trovata troppo retorica, troppo combat-folk, troppo tetra, troppo antica, troppo aperta alle collaborazioni (anche non essenziali), ma se c'è una volta che ne dobbiamo parlare bene è questa. E tanto meglio viene parlarne bene se in passato li si è "mazzuliati". "Articolo uno" è un album di passione civile, tutto quanto imperniato sull'Articolo Uno della Costituzione, quello che recita "L'Italia è una Repubblica democratica fondata sul lavoro". Frase quanto mai bella, ideata dai padri costituendi e annullata nel suo valore dai "padri destruendi" che ci governano da qualche anno in qua. La Casa del Vento ha preso questo materiale inerte e ne ha fatto un disco. Il suo migliore.

La band di Arezzo, con il contributo di alcuni Enti del proprio territorio ha realizzato questo “concept” su temi riguardanti il lavoro, attraverso le storie del passato e le situazioni attuali, raccontando le conquiste e le sconfitte, aggravate in tempi recenti, dalla parziale perdita dei diritti tanto faticosamente conquistati. Ma, e questo è il dato più significativo, costruendo delle vere canzoni. E' un album che tocca e non lascia indifferenti, perché parla di morti sul lavoro, di lavoro che scompare, di vecchi e nuovi migranti, di conquiste dei lavoratori e poi della triste parabola di noi che abbiamo perso tutto quanto. E se, alla lunga, lo schema proposto è un po' sempre quello e mostra la corda (il parlato che si incrocia e si mischia con le canzoni), l'intensità e la drammaticità del tema lasciano con l'amaro in bocca e la voglia di lottare appena un micron sotto pelle.

"Sono 13 i brani che dal “locale” giungono al “globale”, partendo - scrive la Casa Del Vento sul suo sito - da alcune delle esperienze più significative del territorio aretino durante il secolo scorso (operaie tessili della Lebole; operai della Sacfem, più nota come “Fabbricone”; minatori del Valdarno e mezzadri nelle campagne) fatte di lotte, sudore e conquiste (nella tenerissima “Figlia mia”, nella solenne “Quando fischiava la sirena” e nella “sotterranea” “Dio degli inferi”), passando dalle conquiste dei lavoratori nel passato in tutto il paese (“Primo maggio”), per giungere all’attuale pericolosa e discendente parabola dei diritti di chi lavora, con il precariato e gli incarichi a progetto che rendono le prospettive giovanili difficilissime ed instabili (“Tutta la vita davanti”, titolo preso a prestito dall’omonimo film di Paolo Virzì, che ha gentilmente concesso l’uso di alcuni dialoghi presenti nel film, permettendoci di trasportarli nel disco)".

La Casa del Vento non ama essere definito un gruppo di combat-folk (o comunque non solo o forse non più), perchè tante sono le intuizioni e le idee musicali che convergono poi non corso del disco. Se vogliamo "Articolo Uno" in parte conferma questo distacco, un po' per la presenza di un produttore esterno (Saverio Lanza) e un po' per crescita naturale del gruppo. Le caratteristiche di fondo restano quelle, ma, se vogliamo "Articolo Uno" ha un impronta più cantautorale e meno sociale, nel senso della comunanza e della confusione tra suonatore e ascoltatore, tipica del combat-folk. Questi sono brani da ascoltare e non da pogare. Ancora progressi potrebbero essere ottenuti nello sfrondare dalla retorica certi testi, ma anche qui passi avanti importanti sono stati compiuti. Ci vorrebbe ancora più coraggio a evitare proprio di imboccare la strada facile della formula verbale già sentita per rivolgersi verso frasi meno immediate ma più concrete e soprattutto con addosso meno polvere del tempo. Però, in effetti, quello che era uno dei principali limiti della band, in questo album passa in secondo piano.

"In "Articolo uno" - dice il cantante Luca Lanzi in una intervista a Rockol - abbiamo sentito la necessità di raccontare la vita e la società che ci circondano anche con un modo personale, il modo che abbiamo di guardarci intorno". Forse proprio questa svolta personale e l'importanza del tema scelto hanno aperto al gruppo aretino la possibilità di condividere il palco live in alcune date con Patti Smith e partecipare, oltre alla tournèe, anche al nuovo album del mito del rock americano. Gli americani sono di bocca buona, ma di musica ne capiscono e Patti Smith di sicuro. Se ha fatto una scelta simile vuol dire che la musica (e i temi) della Casa del Vento le sono entrate sotto pelle.

Solo un appunto. Tanto passato e poco presente. Nelle storie da raccontare, tranne la vicenda della Thyssen Krupp ("7" è il numero dei morti nell'incidente di Torino) si preferisce rifugiarsi nella dimensione più comoda del passato. Il presente ritorna quando parte l'invito a non dimenticarsi mai dell'"Articolo Uno".

Tirando le somme, prendiamolo, non come un nuovo inizio, perché i legami col passato restano saldi (sia quello della tradizione popolare che quello derivato da 10 album fin qui sfornati), ma un passo laterale: sia nella scelta di puntare sul concept, sia nella scelta del tema impegantivo e rilevante sotto il profilo sociale, sia nella maggiore articolare musicale. C'è ancora strada e tempo per uscire dal didascalico, per trasformare in metafora quello che a prima vista è sofferenza e fatica, per tagliare le parti parlate e staccarsi definitivamente dagli standard. Piccola chicca finale, la cover di "Redemption" di Bob Marley. Bella.
bielle.org

DoNQuijote82 - 11/4/2012 - 13:17


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