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Ein alter Mann geht vorüber

Erich Kästner
Lingua: Tedesco

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Ein alter Mann geht vorüber

Erich Kästner – 1933



Autrefois, j’étais un enfant. <br />
Comme vous, précisément. <br />
J’étais un homme. Et maintenant, je suis un homme âgé. <br />
Le temps a passé. Je suis encore ici, maintenant. <br />
Et je voudrais oublier, ce que je sais.
Autrefois, j’étais un enfant.
Comme vous, précisément.
J’étais un homme. Et maintenant, je suis un homme âgé.
Le temps a passé. Je suis encore ici, maintenant.
Et je voudrais oublier, ce que je sais.
Ich war einmal ein Kind. Genau wie ihr.
Ich war ein Mann. Und jetzt bin ich ein Greis.
Die Zeit verging. Ich bin noch immer hier
Und möchte gern vergessen, was ich weiß.
Ich war ein Kind. Ein Mann. Nun bin ich mürbe.
Wer lange lebt, hat eines Tags genug.
Ich hätte nichts dagegen, wenn ich stürbe.
Ich bin so müde. Andre nennen's klug.

Ach, ich sah manches Stück im Welttheater.
Ich war einmal ein Kind, wie ihr es seid.
Ich war einmal ein Mann. Ein Freund. Ein Vater.
Und meistens war es schade um die Zeit...
Ich könnte euch verschiedenes erzählen,
Was nicht in euren Lesebüchern steht.
Geschichten, welche im Geschichtsbuch fehlen,
Sind immer die, um die sich alles dreht.
Wir hatten Krieg. Wir sahen, wie er war.
Wir litten Not und sah'n, wie sie entstand.
Die großen Lügen wurden offenbar.
Ich hab' ein paar der Lügner gut gekannt.

Ja, ich sah manches Stück im Welttheater.
Ums Eintrittsgeld tut's mir noch heute leid.
Ich war ein Kind. Ein Mann. Ein Freund. Ein Vater.
Und meistens war es schade um die Zeit…

Wir hofften. Doch die Hoffnung war vermessen.
Und die Vernunft blieb wie ein Stern entfernt.
Die nach uns kamen, hatten schnell vergessen.
Die nach uns kamen, hatten nichts gelernt.
Sie hatten Krieg. Sie sahen, wie er war.
Sie litten Not und sah'n, wie sie entstand.
Die großen Lügen wurden offenbar.
Die großen Lügen werden nie erkannt.

Und nun kommt ihr. Ich kann euch nichts vererben:
Macht, was ihr wollt. Doch merkt euch dieses Wort:
Vernunft muß sich ein jeder selbst erwerben,
Und nur die Dummheit pflanzt sich gratis fort.
Die Welt besteht aus Neid. Und Streit. Und Leid.
Und meistens ist es schade um die Zeit.

inviata da Marco Valdo M.I. - 1/2/2016 - 22:33



Lingua: Francese

Version française – REMEMBRANCES D’UN VIEIL HOMME – Marco Valdo M.I. – 2016
Chanson allemande – Ein alter Mann geht vorüber – Erich Kästner – 1933

Les livres d'Erich Kästner sont à présent bien connus des enfants (et si ce n'est pas encore le cas, il convient de leur faire connaître), ce sont des romans qu'il a écrits à leur intention :
Émile et les Détectives (Emil und die Detektive, 1929)
Le 35 mai ou Le 35 mai ou Konrad chevauche sur les mers du Sud, (Der 35. Mai, 1931)
La Classe volante, (Das fliegende Klassenzimmer,1933)
Trois hommes dans la neige (de), (Drei Männer im Schnee, 1934)
Émile et les trois jumeaux (Emil und die drei Zwillinge, 1934)
La Miniature volée (Die verschwundene Miniatur, 1935)
Deux pour une (Das doppelte Lottchen, 1949)
La Conférence des animaux (Die Konferenz der Tiere, 1949).

En 1933, à Berlin, avec les livres d'autres auteurs, les S.A. ( Sections d'Assaut) du parti nazi brûlèrent l'ensemble de ses oeuvres.
Les « Remembrances d'un Vieil Homme » ( Ein alter Mann geht vorüber) furent écrites cette année-là et – qu'on le lise – parle sans fard de ce qui se passe et avec une lucidité de haute précision. Écoutez ce vieil homme :
« Le pouvoir est ce qu’il veut. Mais écoutez cette sentence :
Chacun doit acquérir la raison individuellement,
Et la bêtise se reproduit gratis avec constance. »

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.
REMEMBRANCES D’UN VIEIL HOMME

Autrefois, j’étais un enfant. Comme vous, précisément.
J’étais un homme. Et maintenant, je suis un homme âgé.
Le temps a passé. Je suis encore ici, maintenant.
Et je voudrais oublier, ce que je sais.
J’étais un enfant. Un homme. Maintenant, je suis usé.
Celui qui vit longtemps, un jour en a assez.
Je n’aurais rien contre, si je mourais.
Je suis si fatigué. C’est normal, en effet.

J’étais autrefois un enfant, comme vous l’êtes.
J’étais autrefois un homme. Un ami. Un père.
Et le plus souvent, c’était la faute au temps…
Je pourrais vous conter diverses choses,
Qui ne sont pas dans vos livres.
Les histoires qui manquent dans les livres d’Histoire,
Sont toujours celles autour desquelles tout tourne.
Nous avons eu la guerre. Nous avons vu, comment elle était.
Nous avons souffert de la misère et vu, comment elle naissait.
Les grands mensonges faisaient fureur.
J’ai bien connu quelques-uns de ces menteurs.

Ah, j’ai vu le théâtre du monde.
Le droit d’entrée me pèse encore à présent.
J’étais un enfant. Un homme. Un ami. Un père.
Et le plus souvent, c’était la faute au temps…

Nous avons espéré. Mais l’espoir avait failli
Et la raison est restée un astre éloigné.
Ceux venus après nous ont vite oubliés.
Ceux venus après nous n’ont rien appris.
Ils ont eu une guerre. Ils ont vu, ce que c’était.
Ils ont souffert de la misère et vu, comment elle naissait.
Les grands mensonges étaient clairement apparus .
Les grands mensonges ne sont jamais reconnus.

Et vous venez. Je ne peux rien vous léguer maintenant :
Le pouvoir est ce qu’il veut. Mais écoutez cette sentence :
Chacun doit acquérir la raison individuellement,
Et la bêtise se reproduit gratis avec constance.
Le monde est fait d’envie. Et de dispute. Et de peine.
Et le plus souvent, c’est la faute au temps…

inviata da Marco Valdo M.I. - 1/2/2016 - 22:34



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