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La fille au roi Louis

anonimo


Lingua: Francese


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[XV° o XVI° secolo]
Una canzone molto antica, esistente in parecchie versioni e su differenti melodie.
Il testo qui riportato per primo è quello più completo (amore, morte e resurrezione!) accolto in “Le Livre des chansons”, a cura di Henri Davenson, edito negli anni 50 del secolo scorso. Viene riportato anche in raccolte precedenti, come “Le romancéro populaire de la France”, a cura di George Doncieux (1904) e “Chansons populaires des XVe et XVIe siècles avec leurs mélodies”, a cura di Théodore Gérold (1913). Ma una canzone sullo stesso tema, della figlia del re che vuole sposarsi per amore e per questo viene rinchiusa dal padre, doveva già essere presente con il titolo de “Belle Isabeau” nel repertorio del trovatore duecentesco Audefroi le Bastart, canzone che si ritrova con un titolo simile, “La Belle Isambourg”, in una raccolta d'inizio 600 e poi come “Beau Déon” in un'altra settecentesca. (notizie raccolte da Les Lettres en Hypokhâgne – Lycée Pierre d’Ailly- Compiègne e da Chants populaires français)

Aux marches du palais: romances et complaintes de la France d'autrefois

Ma il testo e la melodia con cui questa complainte è passata alla storia sono quelli amati da Gérard Labrunie, detto Gérard de Nerval (1808-1855), scrittore e poeta romantico francese, che al proposito scrisse “La chanson que nous avons citée plus haut, Le roi Loys est sur son pont, a été composée sur un des plus beaux airs qui existent ; c'est comme un chant d'église croisé par un chant de guerre...”. La versione di de Nerval è ben più corta e si limita alle sole strofe in cui la protagonista rivendica il suo diritto alla passione e all'amore e per questo è lasciata dal padre a marcire in prigionia. De Nerval comunque dà atto del prosieguo, la resurrezione della figlia del re per intervento del suo amato e l'amore che vince la morte. De Nerval poi racconta pure di un ulteriore continuazione – un testo, dice, perduto – in cui lo sposo non regge la vita di coppia e trascura la moglie passando il tempo a pescare. Sicchè lei, stufa, un bel giorno lo spinge in acqua, annegandolo... Un contrappasso piuttosto triviale per una storia quasi metafisica! Ma si sa, nella realtà la vita di coppia può ammazzare veramente e definitivamente!
Le roi Louis est sur son pont, (*)
Tenant sa fille en son giron;
Elle se voudrait bien marier
Au beau Déon, franc chevalier.

« Ma fille, n'aimez jamais Déon,
Car c'est un chevalier félon;
C'est le plus pauvre chevalier
Qui n'a pas vaillant six deniers.

— J'aime Déon, je l'aimerais,
J'aime Déon pour sa beauté.
Plus que ma mère et mes parents,
Et vous, mon père, qui m'aimez tant.

— Ma fille, il faut changer d'amour,
Ou vous entrerez dans la tour.
— J'aime mieux rester dans la tour,
Mon père, que de changer d'amour.

— Et vite, où sont mes estafiers,
Mes geôliers, mes guichetiers,
Qu'on mette ma fille en la tour :
Elle n'y verra jamais le jour. »

Elle y fut bien sept ans passés
Sans que personne la put trouver.
Au bout de la septième année,
Son père vint la visiter :

« Bonjour, ma fille, comment vous va ?
— Hélas, mon père, il va bien mal :
J'ai un côté mangé des vers,
Et les deux pieds pourris ès fers.

Mon père, avez-vous de l'argent,
Cinq à six sous tant seulement ?
C'est pour donner au geôlier,
Qu'il me desserre un peu les pieds.

— Oui-da, ma fille, nous en avons,
Et des mille et des millions:
Nous en avons à vous donner,
Si vos amours voulez changer.

— Avant que changer mes amours,
J'aime mieux mourir dans la tour.
— Eh bien ma fille, vous y mourrez,
De guérison point vous n'aurez. »

Le beau Déon, passant par là,
Un mot de lettre lui jeta:
Il y avait dessus écrit :
« Belle, ne le mettez en oubli;

Faites-vous morte ensevelir,
Que l'on vous porte à Saint-Denis;
En terre, laissez-vous porter,
Point enterrer ne vous lairrai. »

La belle n'y a pas manqué,
Dans le moment a trépassé;
Elle s'est laissée ensevelir,
On l'a portée à Saint-Denis.

Le roi va derrière en pleurant,
Les prêtres vont devant en chantant :
Quatres-vingts prêtres, trente abbés,
Autant d'évêques couronnés.

Le beau Déon passant par là :
« Arrêtez, prêtres, halte-là !
C'est m'amie que vous emportez,
Ah ! laissez-moi la regarder ! »

Il tira son couteau d'or fin
Et décousit le drap de lin :
En l'embrassant, fit un soupir,
La belle lui fit un souris :

« Ah ! voyez quelle trahison
De ma fille et du beau Déon !
Il les faut pourtant marier,
Et qu'il n'en soit jamais parlé.

Sonnez, trompettes et violons,
Ma fille aura le beau Déon.
Fillette qu'a envie d'aimer,
Père ne l'en peut empêcher ! »

Quatre ou cinq de ces jeunes abbés
Se mirent à dire, tout haut riant :
« Nous sommes venus pour l'enterrer,
Et nous allons la marier ! »
(*) Il ponte d'accesso al castello dove il re accoglieva l'omaggio dei propri vassalli (fonte: Chants populaires français)

inviata da Bernart Bartleby - 17/7/2017 - 21:01


L'esecuzione dell'ensemble di musica barocca Le Poème Harmonique fondato e diretto da Vincent Dumestre. Le voci sono di Serge Goubioud e Claire Lefilliâtre. Dall'album “Aux marches du palais: romances & complaintes de la France d'autrefois”, 2001.




Qui la musica viene attribuita a Robert Ballard, che però non era un compositore ma un editore musicale nella Parigi del 500. Tuttavia il suo nome è associato a quello del liutista e compositore Adrian Le Roy, ma non ho riscontri se questi possa essere considerato l'autore di questa melodia.

Bernart Bartleby - 17/7/2017 - 21:02



Lingua: Francese

La versione riportata da Gérard de Nerval nel racconto “Chansons et légendes du Valois”, all'interno della raccolta di racconti e poesie “Les Filles du feu”, 1854 (fonte: Les Lettres en Hypokhâgne – Lycée Pierre d’Ailly- Compiègne)
LE ROY LOYS EST SUR SON PONT

Le roy Loys est sur son pont
Tenant sa fille en son giron.
Elle lui demande un cavalier.
Qui n'a pas vaillant six deniers!

- Oh! oui, mon père, je l'aurai
Malgré ma mère qui m'a portée.
Aussi malgré tous mes parents
Et vous, mon père... que j'aime tant!

- Ma fille, il faut changer d'amour,
Ou vous entrerez dans la tour...
- J'aime mieux rester dans la tour,
Mon père! que de changer d'amour!

- Vite... où sont mes estafiers,
Aussi bien que mes gens de pied ?
Qu'on mène ma fille à la tour,
Elle n'y verra jamais le jour!

Elle y resta sept ans passés
Sans que personne pût la trouver
Au bout de la septième année
Son père vint la visiter.

- Bonjour, ma fille! comme vous en va?
- Ma foi, mon père... ça va bien mal;
J'ai les pieds pourris dans la terre,
Et les cotés mangés des vers.

- Ma fille, il faut changer d'amour
Ou vous resterez dans la tour.
- J'aime mieux rester dans la tour,
Mon père, que de changer d'amour!

inviata da Bernart Bartleby - 17/7/2017 - 21:03


Ottima la funzione di anteprima escogitata dal nostro Uebmastro! Grazie!

B.B. - 17/7/2017 - 21:04


Scopro ora che anche in Bretagna ci sono molte versioni di questo canto, a partire dal titolo “An aotrou Gédon”

Una delle versioni in bretone inizierebbe così:

“Chélaouet tud ha chélaouet
ur sonenn a-neve(z) savet, e loñ la
ur sonenn a-neve(z) savet...”

Proviene dal Cahier Dastum - n°2 - Pays de Lorient (1974) ma non ho altri riscontri. Forse Flavio e Riccardo ne sanno qualcosa...

La canzone è poi presente anche nel repertorio di Serge Kerval (per esempio in un suo disco eponimo del 1972) con il titolo “Le roi là-haut est sur son trône”

B.B. - 17/7/2017 - 22:06


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