Lingua   

La messe du Pape, le pardon de Till et les florins de l’Hôtesse

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese



Pèlerin, pèlerinant ayant longtemps pèleriné,
Pèlerin, pèlerinant à Rome est arrivé.
Une belle et bonne hôtesse a rencontré :
D’où viens-tu, toi qui as tant pèleriné ?

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est la terre
Où l’on sème la graine d’illusions,
D’espérances folles et de promesses en l’air.
Une terre fumée de religions.

Je viens ici parler au pape Jules Trois.
Parler au pape, mamma mia, moi, je ne sais pas.
Sais-tu seulement comme il vit, sais-tu comme il est ?
Paillard et dissolu, il est. Je le connais.

Je m’en vais le voir de ce pas, je m’en vais lui parler.
Je te dis ça sans me vanter.
Si tu le fais, cent florins, je te donnerai.
C’est comme si je les avais déjà gagnés.

Pour gagner les florins de son hôtesse,
Till s’en alla voir le Pape à la messe.
Le Pape levait le calice, Till tournait le dos.
Le Pape levait l’hostie, Till tournait le dos.

À force de singeries, le Pape le remarqua ;
Il le fit chercher par quatre robustes soldats.
Le Pape lui demanda : quelle est ta foi ?
La même que mon hôtesse qui partage la vôtre, une fois.

C’est fort bien, ma foi. Mais à quoi, à quoi
À quoi donc, en vérité, pèlerin, tu crois ?
Je crois ce que vous croyez que je crois.
Pourquoi tournais-tu le dos à la Sainte Croix ?

Pèlerin pèlerinant encore, la regarder, je ne pouvais pas.
Aussi, dit Jules, pèlerin pèlerinant, je te bénis.
Maintenant, il te faut payer ton pardon écrit.
Till prit le pardon, les florins de l’hôtesse et de Rome, s’en alla.


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