Lingua   

La pompe à merde (Marseillaise des Vidangeurs)

anonimo
Lingua: Francese

Lista delle versioni e commenti


Ti può interessare anche...

Riccardo Marasco: Vita, morte e miracoli di Luca Cava
(GLI EXTRA DELLE CCG / AWS EXTRAS / LES EXTRAS DES CCG)
Lily
(Pierre Perret)
Liberté zéro
(Pierre Perret)


[fine 800 / primi 900?]
La “Marsigliese dei Vuotatori di Latrine” è una chanson paillarde - goliardica, certamente, ma anche rivoluzionaria - fra le più celebri, probabilmente nata alla fine dell’800 nella “salle de garde” di qualche collegio universitario, come il famoso Internat des Hopitaux di Parigi, che dal 1802 al 2004 ha accolto gli studenti in medicina.



Il testo si trova già nella “Anthologie hospitalière et latinesque: Recueil de chansons de salle de garde anciennes et nouvelles, entre-lardées de chansons du Quartier Latin, fables, sonnets, charades, élucubrations diverses, etc” a cura di Edmond Bernard Dardenne, pubblicata a Parigi nel 1911.
Ne esistono molte versioni. Quella che propongo è un potpourri (molto pourri) di alcuni dei tanti testi reperibili nella Rete.
Entendez-vous, plac'de la République,
Quand les lampions commenc'nt à s'allumer,
Le bruit joyeux de notre mécanique ?
La pompe à merd'se met à fonctionner.

[Une voix]
Faites avancer la première voiture, vérifiez les manomètres, renversez la vapeur: en avant, tout doucement… (bruits)

Soupe à l'oignon, bouillon démocratique
Perdreaux truffés du faubourg Saint-Germain
Vous serez tous, c'est une loi physique
Bouffés un jour, chiés le lendemain.

Fille de roi, de ta beauté si fière
Tu dois chier, ainsi Dieu l'a voulu
Ton cul royal, comme un cul prolétaire
A la nature doit payer son tribut.

Et puisqu’il faut que rien n’se perde
Dans la nature où tout est bon, où tout est bon
Amis, poussons, poussons la pompe à merde
Le jour paraît à l’horizon!
Pompons la merde et pompons-la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas des frères!
Pompons la merde et pompons la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas contents!

Humble ouvrier, ta modeste cuisine
Te fait du riche envier les festins
Console-toi, les produits qu'il rumine
Ne se vendront pas plus cher que les tiens.

Puissants du jour qui bouchez vos narines
Quand nous pompons le fruit de vos excès
Si nous cessions de vider vos latrines,
Que sentiraient vos splendides palais?

Et puisqu’il faut que rien n’se perde
Dans la nature où tout est bon, où tout est bon
Amis, poussons, poussons la pompe à merde
Le jour paraît à l’horizon!
Pompons la merde et pompons-la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas des frères!
Pompons la merde et pompons la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas contents!

O vanité des parfums de ce monde
Roses, jasmins, qu'êtes-vous devenus?
Vous embaumiez à cent lieues à la ronde
La merde passe, et vous ne sentez plus!

Nous voudrions bien que le canon tonne
Et proclamant la Patrie en danger
Nous saurions tous, en vrais fils de Bellone
Mieux que Cambronne, emmerder l'étranger .

Et puisqu’il faut que rien n’se perde
Dans la nature où tout est bon, où tout est bon
Amis, poussons, poussons la pompe à merde
Le jour paraît à l’horizon!
Pompons la merde et pompons-la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas des frères!
Pompons la merde et pompons la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas contents!

Dieu, pour nos sens, créa les fraîches roses
Le papillon aux brillantes couleurs
Les gais refrains pour les esprits moroses
Et pour nos culs, il fit les vidangeurs!

O, Vidangeur à l'allure morose
Moque-toi bien du vil qu'en dira-t-on
C'est la merde qui fait fleurir la rose
Honneur et gloire à tous nos beaux étrons.

Et puisqu’il faut que rien n’se perde
Dans la nature où tout est bon, où tout est bon
Amis, poussons, poussons la pompe à merde
Le jour paraît à l’horizon!
Pompons la merde et pompons-la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas des frères!
Pompons la merde et pompons la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas contents!

Messieurs, Mesdames, si par ma chansonnette
J’ai déridé vos fronts par trop rêveurs,
Quand vous pass’rez devant un’ pompe honnête,
Venez, ensemble, nous pomperons en choeur.

Et puisqu’il faut que rien n’se perde
Dans la nature où tout est bon, où tout est bon
Amis, poussons, poussons la pompe à merde
Le jour paraît à l’horizon!

[Une voix]
- Arrêtez les batteries: un homme est tombé dans la fosse!
- Sauvez-le, sauvez le!
- Trop tard!
- Oh! Merde!


Pompons la merde et pompons-la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas des frères!
Pompons la merde et pompons la gaiement
En envoyant s' fair' foutr' ceux qui n' sont pas contents!

inviata da Bernart Bartleby - 20/10/2015 - 18:43


Versione di Pierre Perret



Bernart Bartleby - 20/10/2015 - 18:44



Pagina principale CCG

Segnalate eventuali errori nei testi o nei commenti a antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org