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Il signore degli agnelli

Riccardo Scocciante
Lingua: Italiano

Lista delle versioni e commenti


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Ratz Quando Riccardo Scocciante, ovvero il lurido personaggio che si nasconde dietro questo pseudonimo, mi ha inviato la cosa che segue, mi ha detto: "Senti, testa di cazzo, so che sei ammanicato con un sito di canzoni contro la guerra. Ecco, tie', ho scritto una canzone contro la guerra e anche contro il papa, ché a me quella specie di zombie, che certuni affermano abbia fatto parte delle SS, mi sta non poco sui coglioni. Guarda di inserirla, sennò stanotte ti vengo a ammazzare il gatto." Gli ho fatto presente che io il gatto non ce l'ho, e che se ce l'avessi, gli scalpellerei le gengive con un martello pneumatico se solo torcesse un pelo al micio; ma siccome questo sito accoglie tutto, ma proprio tutto (o quasi), vi presento anche questa sua "canzone" (la quale non so se abbia o meno una musica, ma la cosa non ha molta importanza), sperando che sia la prima e l'ultima. Ma non nutro eccessive speranze al riguardo: mi ha detto di averne pronte altre. Che dire? Mi debbo togliere questo dente, sperando che si calmi e che non si faccia almeno vedere per un po'. Ma temo che ne sentiremo riparlare. [RV]
C’era una volta, in una piazza enorme
un signore dall’accento un poco strano.
Venivano a ascoltarlo a folle, a torme,
lui s’affacciava e poi parlava piano.

E poi parlava piano, ma che importa,
ci aveva non so quanti altoparlanti.
E sotto, centomila e più alla volta,
pregavano e imploravan tutti i santi.

Scoppia la guerra, e lui prega
Ma in cuore suo se ne frega.
Scoppia il conflitto e lui prega
e ha già risolto la bega.
Scoppia la bomba e lui prega,
tanto gl’importa una sega.

E dice « pace » stretto in mezzo ai denti
Ma poi fanno la fila in processione
Ministri, re, tiranni e presidenti
A farsi dar la sua benedizione.

L’ascoltan, come no, la sua gran voce
ché se ne intende, Lui, di guerre e lutti
ché in nome di quel Cristo morto in croce
ne han fatti sì, da accontentare tutti

Scoppia la guerra, e lui prega
Ma in cuore suo se ne frega.
Scoppia il conflitto e lui prega
e ha già risolto la bega.
Scoppia la bomba e lui prega,
tanto gl’importa una sega.

E dice che la guerra è una follia
e parla tanto bene, quello strunz’,
ma Dio è con lui, lo sa pure mia zia
e Dio è con loro, o meglio, Gott mit uns.

Poi si rinchiude nei suoi appartamenti
s’assiede con quei suoi papali lombi
e s’occupa di più degni argomenti,
tipo di quante volte al giorno trombi.

Scoppia la guerra, e lui prega
Ma in cuore suo se ne frega.
Scoppia il conflitto e lui prega
e ha già risolto la bega.
Scoppia la bomba e lui prega,
tanto gl’importa una sega.

Un’altra occupazione in cui Egli è immerso
è come raccattare più quattrini ;
con Lui, si sa, il tempo non va perso
ci son da rimpinguare i conticini.

Ci ha una banchetta ganza e assai sicura
che tratta una gran quantità di sghèi ;
ma Lui di queste cose non si cura,
e al resto poi ci pensa l’Opus Dei.

Scoppia la guerra, e lui prega
Ma in cuore suo se ne frega.
Scoppia il conflitto e lui prega
e ha già risolto la bega.
Scoppia la bomba e lui prega,
tanto gl’importa una sega.

Ma ogni tanto scoppia qualche grana,
qualche Eminenza colta in un casino
il monsignor che va con la puttana
o il vescovo a inculare un bel bambino

O il cardinal coinvolto in un troiaio,
il diacono che fa lo sfruttatore,
c’è pure l’arcivescovo usuraio
e il nunzio che sostiene il dittatore

Scoppia la guerra, e lui prega
Ma in cuore suo se ne frega.
Scoppia il conflitto e lui prega
e ha già risolto la bega.
Scoppia la bomba e lui prega,
tanto gl’importa una sega.

Ma intanto Lui s’affaccia al suo balcone
e giù la folla acclama quando appare.
E tutti i giorni, dalla televisione
lui arriva questo mondo a illuminare.

E questo mondo brucia, scoppia, muore
e gli uomini son sempre più babbei.
Ma quale carità, ma quale amore,
solo odio e sangue è il pane degli dèi.

Scoppia la guerra, e lui prega
Ma in cuore suo se ne frega.
Scoppia il conflitto e lui prega
e ha già risolto la bega.
Scoppia la bomba e lui prega,
tanto gl’importa una sega.

16/8/2006 - 00:47



Lingua: Francese

Version française – LE SEIGNEUR DES AGNEAUX – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – Il signore degli agnelli – Riccardo Scocciante – 2006

Lorsque Riccardo Scocciante, ou bien le dégoûtant personnage qui se cache derrière ce pseudonyme, m'a envoyé la chose qui suit, il m'a dit : « Écoute, tête de nœud, je sais que tu es en cheville avec un site de chansons contre la guerre. Voilà, tiens, j'ai écrit une chanson contre la guerre et même contre le pape, qui pour moi est cette espèce de zombie, dont certains affirment qu'il a fait partie de la SS, et qui me casse un peu les couilles. Veille à l'insérer, sinon cette nuit, je viens tuer ton chat. »
Je lui ai fait remarquer que je n'ai pas de chat, et que si j'en avais un, je lui scalperais les gencives au marteau-piqueur à ce tueur de chat, si seulement il touchait à un poil du minou ; mais puisque ce site accueille tout, mais vraiment tout (ou presque), je vous présente quand même sa « chanson » (dont je ne sais si elle a ou non une musique, mais la chose n'a pas beaucoup d'importance), espérant que soit la première et la dernière. Mais je ne nourris pas d'excessifs espoirs à ce sujet : il m'a dit d'en avoir prêtes d'autres. Que dire ? Je dois m'enlever cette dent, en espérant qu'il se calme et qu'il ne se manifeste pas au moins pour un temps. Mais je crains que nous en entendrons reparler. [RV]


Le Seigneur des Agneaux pour désigner Joseph Ratzinger... Pourquoi pas ? Mais par quel sacrement ? Le sacrement de l'agneau ou celui du buffle ? Ainsi pourrait-on poser la question, à la manière de l'écrivain allemand Heinrich Böll, assez catholique au demeurant, dit d'un ton quelque peu pensif Marco Valdo M.I..

Mais enfin que vient faire ici, Heinrich Böll ? Que vient faire ce – je te l'accorde – cet étonnant écrivain catholique allemand...

Mais enfin, la chose me paraît, à moi, évidente. Car ce pacifiste allemand, cet écrivain catholique et allemand aurait – s'il eût encore vécu, pu ratifier complètement la chanson de Riccardo Scocciante. Et sa manière de poser la question aurait été celle qu'il a posée dans son roman Billard und halb zehn – en français : « Les deux Sacrements », précisément les sacrement de l'agneau (on dirait ici celui qui institue les pauvres, les faibles, les opprimés...) et le sacrement du buffle (qui institue les riches, les puissants, les nazis...). En fait, il ne s'agit pas d'être du côté de l'agneau ou du buffle, il faut le vouloir, le désirer... Là passe la frontière. Pour résumer la chose, par ailleurs assez complexe : selon Böll, à un moment de sa vie (peut-être même dès la prime jeunesse), l'humain(e) bascule dans un camp ou dans l'autre, touché(e) par le sacrement du buffle ou de l'agneau. À première vue, ça a l'air un peu manichéen, je te l'accorde, sauf qu'il n'y a pas de prédestination. Il me semble que le sacrement résulte d'une volonté de l'être ; en somme, c'est une confirmation, une affirmation, également... Ceci dit, contrairement à ce que dit Venturi, la chanson de Scocciante est de première grandeur. Satyrique, certes, mais de bonne facture.


Ah, voilà qui va ravir Riccardo Scocciante, d'être ainsi conforté... Évidemment, pour e qui est du Seigneur des Agneux, on pourra toujours prétendre qu'il s'agit d'une chanson ancienne (2006) et qu'entretemps (mais quelles en sont au juste les raisons ?), l'ÉCAR (Église Catholique Apostolique et Romaine) a changé de pape et que si dérive il y a eu, le nouveau pape lave plus blanc que blanc (tout en étant issu de l'ordre noir ; sur son lit de mort, Montesquieu en confiant ses derniers manuscrits à son amie, disait ne pas faire confiance à la Société – en clair, aux Jésuites – qui les réclamaient et se proposaient de les éditer)... Mais tout cela, c'est ésotérisme et compagnie (de Jésus?). Quant à nous, qui ne sommes pas chrétiens (Noi, non siamo cristiani...) ni des branches, ni des racines..., reprenons notre tâche lente et longue qui consiste à tisser le suaire de ce monde croyant, crédule, criminel et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LE SEIGNEUR DES AGNEAUX

Certaines fois, à Rome, sur une place énorme,
Paraît un homme à l'accent un peu étrange.
Des foules, des foules viennent et l'attendent ;
Il se montre et puis, psalmodie son message.

Il parle bas, mais qu'importe,
Il y a là de puissants haut-parleurs.
Et dessous, à cent mille, ou plus encore,
Ils prient et implorent le Seigneur.

La guerre éclate ; Lui, il prie
Mais en son cœur, il s'en fout.
Le conflit éclate ; Lui, il prie
Le Seigneur pourvoira à tout.
La bombe éclate ; Lui, il prie,
Que Lui importe après tout.

Il dit « paix » en serrant les dents
Puis, défilent en lente procession
Ministres, roi, tyrans et présidents
Pour recevoir sa bénédiction.

On écoute, en un pieux silence, sa grande voix
C'est un expert, Lui, en deuils et en guerres
Car sous la bannière du Christ-Roi
On en a fait de plus rudes et de plus sévères

La guerre éclate ; Lui, il prie
Mais en son cœur, il s'en fout.
Le conflit éclate ; Lui, il prie
Le Seigneur pourvoira à tout.
La bombe éclate ; Lui, il prie,
Que Lui importe après tout.

La guerre est une folie, ce sont ses mots
Il parle tellement bien, ce dévot.
Ma tante me l'a dit, Dieu est avec Lui ;
Gott mit uns, qu'il dit.

Puis, dans ses appartements, il se retire,
S'assied sur ses papales fesses
Et à des sujets palpitants s'intéresse :
Peut-on baiser avant d'aller à messe ?

La guerre éclate ; Lui, il prie
Mais en son cœur, il s'en fout.
Le conflit éclate ; Lui, il prie
Le Seigneur pourvoira à tout.
La bombe éclate ; Lui, il prie,
Que Lui importe après tout.

Son autre occupation essentielle
Est : comment amasser plus d'argent ?
Pour Lui, pas question de bagatelle,
Il faut renflouer les comptes du Vatican.

Il a une banque magnifique et sûre
Qui gère de secrètes finances;
Mais Lui, il n'en a cure.
Pour le reste, l'Église veille.

La guerre éclate ; Lui, il prie
Mais en son cœur, il s'en fout.
Le conflit éclate ; Lui, il prie
Le Seigneur pourvoira à tout.
La bombe éclate ; Lui, il prie,
Que Lui importe après tout.

Régulièrement éclate un scandale
Une Éminence vend des indulgences aux croyants
Dans les bras d'une putain meurt un Cardinal
Un Évêque encule un bel enfant

Un Monseigneur est pris dans un foutoir,
L'Archidiacre est un exploiteur ,
L'Archevêque trafique l'argent noir,
Et le Nonce soutient le dictateur.

La guerre éclate ; Lui, il prie
Mais en son cœur, il s'en fout.
Le conflit éclate ; Lui, il prie
Le Seigneur pourvoira à tout.
La bombe éclate ; Lui, il prie,
Que Lui importe après tout.

Lui, radieux, se montre au balcon ;
Il paraît ; en bas, la foule de l'acclamer.
Et tous les jours, grâce à la télévision,
Le monde par Lui est illuminé.

Le monde, le monde explose, brûle et meurt
Les dieux ont soif : Charité ? Amour ? Bonheur ?
Les hommes meurtris sont toujours plus pieux.
Haine et sang sont le pain et le vin des dieux.

La guerre éclate ; Lui, il prie
Mais en son cœur, il s'en fout.
Le conflit éclate ; Lui, il prie
Le Seigneur pourvoira à tout.
La bombe éclate ; Lui, il prie,
Que Lui importe après tout.

inviata da Marco Valdo M.I. - 21/7/2014 - 23:16



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