Lingua   

Compagni Fratelli Cervi

anonimo


Lingua: Italiano


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I Sette Cervi
(anonimo)
Noi siamo partigiani russi
(Виктор Пирогов / Viktor Pirogov, detto “Modena”)
Campi rossi
(Casa Del Vento)


Le parole di questo canto furono composte dai partigiani del Distaccamento "Fratelli Cervi", operante nel reggiano, costituito fra il maggio e il giugno 1944 e comandato dal partigiano Sintoni, appartenente alla 144a brigata garibaldina "Antonio Gramsci".
Molto nota in provincia di Reggio Emilia, fa parte delle numerose canzoni che hanno adottato la melodia, il più delle volte conservando anche nel testo più di una traccia del modello da cui discendono, quello della vecchia canzone irredentista Dalmazia (cantata prima dagli Arditi e poi dai dannunziani)

(Note tratte da "Pietà l'è morta" - Canti della Resistenza in Italia a cura di Cesare Bermani e Istituto Ernesto De Martino, edito da L'Unità)


Le canzoni e poesie sui fratelli Cervi:
La pianura dei sette fratelli (Gang)
Per i morti di Reggio Emilia (Fausto Amodei) (Sangue del nostro sangue, nervi dei nostri nervi, come fu quello dei Fratelli Cervi)
Compagni Fratelli Cervi (anonimo)
Papà Cervi raggiunge i sette figli (Eugenio Bargagli)
Sette fratelli (Mercanti di Liquore e Marco Paolini)
Campi rossi (La Casa del vento)
Ai fratelli Cervi, alla loro Italia (Salvatore Quasimodo)
Canzone per Delmo (Filippo Andreani), dedicata ad Adelmo Cervi
I Sette Cervi (anonimo)

Metti la giubba di battaglia,
mitra, fucile e bombe a mano,
per la libertà lottiamo,
per il tuo popolo fedel.

È giunta l'ora dell'assalto,
il vessillo tricolore,
e noi dei Cervi l'abbiam giurato
vogliam pace e libertà, e libertà.

Compagni, fratelli Cervi,
cosa importa se si muore
per la libertà e l'onore
al tuo popolo fedel.
È giunta l'ora dell'assalto...
Compagni, fratelli Cervi...

27/7/2005 - 22:17


Epigrafe alla Madre
Piero Calamandrei

Quando la sera tornavano dai campi
Sette figli ed otto col padre
Il suo sorriso attendeva sull’uscio
per annunciare che il desco era pronto.
Ma quando in un unico sparo
caddero in sette dinanzi a quel muro
la madre disse
non vi rimprovero o figli
d’avermi dato tanto dolore
l’avete fatto per un’idea
perché mai più nel mondo altre madri
debban soffrire la stessa mia pena.
Ma che ci faccio qui sulla soglia
se più la sera non tornerete.
Il padre è forte e rincuora i nipoti
Dopo un raccolto ne viene un altro
ma io sono soltanto una mamma
o figli cari
vengo con voi.

DonQuijote82 - 31/8/2011 - 10:15


LES ÉPIGRAPHES SONT DES CANZONES
(À Don Quichotte82)


Je trouve, dit Lucien l'âne, que cet épigraphe de Piero Calamandrei, que j'ai d'ailleurs rencontré dans les campagnes toscanes, il y a bien longtemps et plus d'une fois, il m'emmena faire un tour sur les « balze di San Lazzaro », que cet épigraphe, donc, mérite d'être repris ici de façon autonome comme une canzone à part entière, car à mon sens, c'est (aussi) una canzone. En tout cas, il chante à mon cœur d'âne.


Au mien aussi, dit Marco Valdo M.I. Et je pense exactement comme toi... Je vais d'ailleurs le traduire et proposer d'autres épigraphes et bien entendu, leur traduction. Car en effet, comme tu le dis si bien, ces épigraphes sont des canzones et des canzones contre la guerre. Maintenant, tant qu'à citer Piero Calamandrei à propos des frères Cervi , je proposerais volontiers à ceux qui aimeraient en savoir plus – et cela en vaut la peine – d'aller lire le récit que Calamandrei a fait de cette histoire, intitulé « Sette fratelli e un padre », que l'on trouve aisément dans l'ouvrage qui regroupe tous ses discours, écrits et épigraphes... lui-même intitulé : « Uomini e città della Resistenza » - republié chez Laterza. C'est d'ailleurs de cet ouvrage que j'avais tiré la chanson « L'insurrection de Florence »
Pour ce qui est du récit de Sept Frères, j'aime à retenir, mon ami Lucien l'âne, ce passage, qui rappelle étrangement la chanson « L'autre côté du mur » .

Je cite directement italien – en plus, là aussi, la chose en vaut al peine, car la langue de Calamandrei est d'une grande finesse et d'une grande musicalité:

« Altre mura cadranno, fatalmente, senza bisogno di spargere altro sangue : cadranno le mura della miseria, cadranno le mura del privilegio, cadranno le mura dell'ignoranza, cadranno le mura dei nazionalismi, cadranno le mura dei fortilizi, cadranno le mura della guerra : « e noi ritorneremo alle nostre case e col lavoro rifaremo tutto quello che ci hanno distrutto ».


et en français :

« D'autres murs tomberont, sans qu'il soit besoin de répandre d'autre sang, tomberont les murs de la misères, tomberont les murs des privilèges, tomberont les murs de l'ignorance, tomberont les murs des nationalismes, tomberont les murs des forteresses, tomberont les murs de la guerre ; « et nous retournerons dans nos maisons et par noter travail nous referons tout ce qu'ils nous détruit ».



Oui, dit Lucien l'âne tout tremblant. Calamandrei avait ceci de commun avec l'aède aveugle, c'est ce ton et ce don prophétique... On dirait qu'il annonce la fin de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres pour les exploiter, pour tirer profit de leur travail, pour les dominer, pour les contraindre à cet interminable misère, à ce travail forcé... Les riches et leurs séides, crois-moi, ont transformé le monde en un gigantesque camp de travail... C'est pour cela et principalement pour cela qu'il nous faut tisser inlassablement le linceul de leur monde indécent, exploiteur, assassin , esclavagiste et cacochyme.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

Marco Valdo M.I. - 31/8/2011 - 17:31




Lingua: Francese

Chanson italienne – Compagni Fratelli Cervi – anonyme – 1944



Les paroles de cette chanson furent composées par des partisans du détachement « Fratelli Cervi », opérant dans la région de Reggio, créé en mai et juin 1944 et commandé par le partisan Sintoni, appartenant à la 144ième brigade garibaldienne « Antonio Gramsci ».

Fort connue dans la province de Reggio Emilia, elle fait partie des nombreuses chansons qui adopté la mélodie, et la plupart du temps en conservant aussi dans le texte plus qu'une trace du modèle dont elles dérivèrent, celui de cette vieille chanson dalmate – chantée d'abord par les Arditi, puis par les dannunziens.
Autres chansons sur les Frères Cervi :

Compagni Fratelli Cervi (anonimo)
Papà Cervi raggiunge i sette figli (Eugenio Bargagli
La pianura dei sette fratelli (Gang)
Sette fratelli (Mercanti di Liquore e Marco Paolini)
Campi rossi (La Casa del vento)

(DonQuijote82)


La Mère
Épigraphe de Piero Calamandrei « La Madre »
(version française – Marco valdo M.I. – 2011)

Quand le soir revenaient des champs
À huit : les sept fils et leur père
Son regard annonçait souriant
Sur la table le pain et la soupière
Mais quand d'un même tir
Les sept tombèrent devant ce mur
La mère dit tout bas
Mes fils, je ne vous reprocherai pas
De m'avoir donné tant de douleur
Vous l'avez fait en tout honneur
Pour une idée, pour que jamais plus des mères
Ne doivent souffrir cette peine amère.
Mais que fais-je ici sur ce pas
Si le soir, vous ne revenez pas.
Votre père est fort et rassure les enfants
Après une moisson, revient un nouvel août
Mais moi, je suis une maman
Ô mes fils, mes enfants,
Je viens avec vous.
CAMARADES FRÈRES CERVI

Mets ta tenue de combat
Mitraillette, fusil et grandes,
Pour la liberté nous luttons
Pour ton peuple fidèle.

L'heure de l'assaut est venue
La bannière tricolore
Et nous les Cervi, nous l'avons juré
Nous voulons paix et liberté, et liberté.

Camarades, frères Cervi
Qu'importe si on meurt
Pour la liberté et pour l'honneur
Fidèle à son peuple.
L'heure de l'assaut est arrivée
Camarades, frères Cervi...

inviata da Marco Valdo M.I. - 31/8/2011 - 22:13


Lucien l'âne aimerait assez illustrer son propos "et plus d'une fois, il m'emmena faire un tour sur les « balze di San Lazzaro »".

Il avait ramené de sa promenade avec Calamandrei ces photos des "Balze di San Lazaro", lesquelles se situent à Montepulciano. Le sentier qui parcourt les-dites balze aurait été creusé par le père de Piero au début du siècle dernier... C'est du moins ce dont se souvient Lucien l'âne, qui a une mémoire d'éléphant - autre somaro de dimension.

BalzediSanLazaro1

BalzediSanLazaro2

Marco Valdo M.I. - 1/9/2011 - 23:31




Lingua: Italiano

Una versione che mi pare più completa e, soprattutto, dove al “vessillo tricolore” è sostituita la “bandiera rossa”...

[1944]

Parole di autore/i anonimo/i, partigiano/i del distaccamento garibaldino “Fratelli Cervi” operante in val d’Enza, tra le province di Massa e Carrara e Reggio Emilia.

Sull’aria di “Dalmazia”, canzone degli Arditi d’Italia prima e dei fascisti dopo.

Testo trovato sul “Canzoniere partigiano 1944-1950” presente nella rivista “La Piva del Carner”, numero di aprile 2015

Scheda segnaletica di Fausto Pattacini, nome di battaglia “Sintoni”, perseguitato politico, combattente repubblicano nella guerra di Spagna, comandante garibaldino nel reggiano.
Scheda segnaletica di Fausto Pattacini, nome di battaglia “Sintoni”, perseguitato politico, combattente repubblicano nella guerra di Spagna, comandante garibaldino nel reggiano.


Il 16 maggio 1944 è la data di nascita del distaccamento “Fratelli Cervi”, sotto il comando dell’ex garibaldino di Spagna Fausto Pattacini “Sintoni”. Il canto vide la luce tra il maggio e il giugno 1944, nel vivo delle prime azioni in armi compiute lungo la Val d’Enza (il distaccamento, composto di giovanissimi, verrà praticamente distrutto il 17 novembre successivo a Legoreccio di Vetto, dove una composizione monumentale ne ricorda l’evento: cfr. Nicola Brugnoli, Antonio Canovi, Le pietre dolenti, 2000). Aveva da esser cantata con piglio combattente, in nome dei fratelli Cervi fucilati pochi mesi prima (il 28 dicembre 1943). La melodia risponde allo scopo: sull’aria della canzone irredentista degli
Arditi, “Dalmazia”, poi riutilizzata – ha ricordato Cesare Bermani - come inno fascista (Inno a San Marco, Arma la prora),quindi come aria partigiana in varie formazioni (Valsesia e Pensiero in Piemonte, Valtrompia e Tito a Brescia, Barbieri a Parma).
La non originalità della musica ne decretò forse l’esclusione dai Canti della Resistenza italiana, 1960. Il richiamo esplicito a quel martirio familiare ha comunque decretato, nel corso del tempo, la più ampia diffusione popolare di questo canto. Non contemplato nel primo Canzoniere popolare del 1948, appare in seguito in tutti i canzonieri emiliani visionati: Canzoni partigiane, s.d. ma fine anni ’40; Canti della Gioventù, s.d. ma anni ’50; Arturo Pedroni , “Vie Nuove”, n. 17, 26 aprile 1958; Il canzoniere ribelle dell’Emilia Romagna, 1967. Per la discografia, si veda: Canti della Resistenza italiana, 3, DS 17, 1964, Edizioni del Gallo - I Dischi del Sole, I Canti della resistenza italiana, n° 10, DS 502/4-505/7; La Resistenza in Emilia Romagna nei canti, nelle testimonianze, nei documenti, 1970, a cura di Cesare Bermani, con nota in calce di Roberto Leydi; coro Anpi “A. Gramsci” di Reggio Emilia diretto dal maestro Mirko Medici, 1978. Questa ultima versione si differenzia dalle precedenti per il ritornello: al posto del “vessillo tricolore” viene issata la “bandiera rossa”, come in effetti è conosciuta e cantata oggi nell’ambito delle corali popolari. Sempre nel ritornello, si è qui scelto di presentare una prima versione dove si rende protagonista il nuovo distaccamento in armi noi del “Cervi”, piuttosto che la memoria dei sette fratelli uccisi noi dei Cervi.
(Nota da “La Piva del Carner” citata)
COMPAGNI, FRATELLI CERVI

Quando fa guardia la vedetta
sempre sta all’erta il partigiano
con l’arma sua fedele in mano
per annientare l’invasor.

E’ giunta l’ora dell’assalto
il vessillo bandiera rossa
e noi del “Cervi” l’abbiam giurato
vogliamo morte o libertà - O libertà!

Compagni, fratelli Cervi
cosa importa se si muore
per la libertà che vuole
nostro popolo fedel.

Arma il moschetto, o partigiano
vesti la giubba di battaglia
per la salvezza dell’Italia
forse domani si morrà.

E’ giunta l’ora dell’assalto
il vessillo bandiera rossa
e noi del “Cervi” l’abbiam giurato
vogliamo morte o libertà - O libertà!

Metti la giubba di battaglia
mitra, fucile e bombe a mano.
Per la libertà lottiamo
per il tuo popolo fedel.

E’ giunta l’ora dell’assalto
il vessillo bandiera rossa
e noi del “Cervi” l’abbiam giurato
vogliamo morte o libertà - O libertà!

Compagni, fratelli Cervi
i nostri morti son risorti
son risorti fieri e forti
li sapremo vendicar!

inviata da Bernart Bartleby - 29/4/2016 - 21:15



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