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L'Orlando

Sergio Endrigo
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OriginaleVersion française – LE ROLAND – Marco Valdo M.I. – 2017
L'ORLANDO

[Ascoltate brava gente cosa dicono i Cristiani dei feroci Musulmani]
Ecco sono arrivati i Mori, avanza già la mezzaluna
E sulle mura di Palermo, di Granada e Barcellona
Non parlano latino
(la pelle la hanno scura)
Han fatto a pezzi un frate
(il Papa ne ha paura)
Non sanno il Paternoster,
distruggono le vigne,
non mangiano il maiale,
hanno mogli cento e mille
Guerra, guerra nel nome del Signore
dalla Francia all’Inghilterra
Per la fede e per l’onore aspettano la spada nel terrore dell’Islam
L’Orlando

[Or diciamo senza offesa i fedeli di Maometto, dei Cristiani cosa han detto]
Ecco sono partiti i matti
con i pennacchi e i gonfaloni
C’è un vescovo a cavallo
e dietro gli straccioni
Bestemmiano in latino
(in sassone ed in franco)
Si schiacciano i pidocchi
(sul mento rosso e bianco)
Si bevono le vigne, si rubano il maiale, han cento concubine ma la moglie è chiusa a chiave
Guerra, guerra nel nome del profeta
Dalla Mecca a Gibilterra
tutti pronti a dar la vita
E la testa taglieremo al nemico dell’Islam
L’Orlando

Era un terremoto l’Orlando, il cavalier senza paura, con la spada durlindana, una forza di natura
Ha rotto mille teste
(in mille guerre sante)
Salvò regine bionde
(dal drago e dal gigante)
Ma da quando Carlo Magno
l’ha fatto il paladino
Dimentica gli amici
per le femmine ed il vino
Guerra guerra ma l’Orlando è innamorato
Solo Angelica la bella
dritto al cuore l’ha ferito,
La forza ormai gli manca
e più non guarirà
L’Orlando
Era innamorato L’Orlando
e nel dolcissimo duello
Anche un grande capitano
può rimetterci il cervello
L’han visto mezzo nudo
(ormai è proprio matto)
Ormai il suo nemico
(lo porta in mezzo al petto)
E i Mori a cento e a mille
conservano la testa
Se in casa non c’è il gatto tutti i topi fanno festa
Guerra, guerra ma l’Orlando non ci viene
C’è chi dice che è un vigliacco,
e chi dice che fa bene
Ma c’è un solo uomo al mondo
che sa la verità
L’Orlando
LE ROLAND

Oyez bonnes gens ce que disent les Chrétiens des féroces Musulmans.
Les Maures arrivent, on voit déjà le croissant
Sur les murs de Palerme, de Grenade et de Barcelone.
Ils ne parlent pas latin,
Ils ont la peau sombre,
Ils ont coupé en morceaux un sacristain,
Le Pape les craint,
Ils ne savent pas le Notre Père,
Ils détruisent les vignes,
Ils ne mangent pas le cochon,
Ils ont des femmes par cent et par mille,
Ils portent des pantalons.

Guerre, guerre !
Au nom du Seigneur.
De la France à l’Angleterre,
Pour la foi et pour l’honneur,
Les attend,
L’épée à la main face aux cimeterres,
La terreur des Mahométans
Le preux Roland.

Et que disent des Chrétiens, les fidèles de Mahomet ?
Voilà les fous en cavale
Avec panaches et plumets,
L’évêque à cheval
Et derrière, les pauvres.
Ils jurent en latin et en franc,
En saxon et en allemand,
Ils écrasent les parasites,
Sur leur menton sans barbe,
Ils boivent les vignes,
Ils mangent les cochons et les ongulés,
Ils ont cent concubines,
Mais leur femme est sous clé.
Guerre, guerre !
De La Mecque au bout de la Terre,
Tous prêts à donner notre sang
Et nous couperons la tête
Aux ennemis du Prophète
Et au Roland.

Roland était un tremblement de terre,
Le chevalier sans peur, une force de la nature ;
Avec son épée Durandal, il cassa mille têtes
En mille guerres saintes.
Il sauva des reines blondes
Du dragon et du géant,
Mais entretemps,
L’Empereur Charlemagne
L’a fait paladin ;
Il oublie les amis pour les femmes et le vin.
Guerre guerre !, mais tout à l’heure,
Roland tombe amoureux, c’est tragique !
La belle Angélique
L’a touché en plein cœur.
Sa force l’abandonne et maintenant
Il n’en retrouve autant qu’avant,
Car il a l’amour en tête,
Le preux Roland
Et dans le doux combat,
Même un grand soldat
Peut perdre la tête totalement.
Sur le champ, on l’a vu
Courir à moitié nu.
Vraiment fou, il fulmine ;
Son ennemi se tient en sa poitrine.
Et les Maures foncent par cent et par mille,
Et gardent la tête froide.
Quand dans la maison, il n’y a pas de chat,
Tous les rats font la fête.
Guerre, guerre !, mais Roland n’y vient pas :
L’un dit qu’il est un lâche,
Et l’autre dit qu’il ne l’est pas.
Mais un seul homme au monde,
C’est évident,
Sait la vérité de tout cela.
Roland.


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