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Das letzte Kapitel, oder Die Weltregierung

Erich Kästner
Lingua: Tedesco

Lista delle versioni e commenti


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Poesia di Erich Kästner [1930]
A poem by Erich Kästner [1930]
Poème d'Erich Kästner [1930]
Erich Kästnerin runo [1930]

"Ein Mann gibt Auskunft"

Musica di Holger Münzer [1968]
Music by Holger Münzer [1968]
Musique : Holger Münzer [1968]
Sävel : Holger Münzer [1968]


Primo interprete: Will Elfes [1970]
Interpretata da Holger Münzer [1976]

Will Elfes Singt Kästner


Dal musical "Was nicht in euren Lesebüchern steht" (si veda Kleines Marschliedchen), di cui rappresenta la canzone finale. E non si potrebbe immaginare canzone più "finale" del genere, con la sua visione terribile e apocalittica. Fortunatamente, il 12 luglio 2003 è passato da quasi due anni, non c'è nessun "Governo mondiale" (anche se quello degli USA cerca di ricordarcelo in ogni momento) e siamo ancora più o meno tutti vivi...
Am zwölften Juli des Jahres zweitausenddrei
lief folgender Funkspruch rund um die Erde:
daß ein Bombengeschwader der Luftpolizei
die gesamte Menschheit ausrotten werde.

Die Weltregierung, so wurde erklärt, stelle fest,
daß der Plan, endgültig Frieden zu stiften,
sich gar nicht anders verwirklichen läßt,
als alle Beteiligten zu vergiften.

Zu fliehen, wurde erklärt, habe keinen Zweck,
nicht eine Seele dürfe am Leben bleiben.
Das neue Giftgas krieche in jedes Versteck,
man habe nicht einmal nötig, sich selbst zu entleiben.

Am dreizehnten Juli flogen von Boston eintausend
mit Gas und Bazillen beladene Flugzeuge fort
und vollbrachten, rund um den Globus sausend,
den von der Weltregierung befohlenen Mord.

Die Menschen krochen winselnd unter die Betten.
Sie stürzten in ihre Keller und in den Wald.
Das Gift hing gelb wie Wolken über den Städten.
Millionen Leichen lagen auf dem Asphalt.

Jeder dachte, er könne dem Tod entgehn,
keiner entging dem Tod und die Welt wurde leer.
Das Gift war überall, es schlich wie auf Zehn.
Es lief die Wüsten entlang, und es schwamm übers Meer.

Die Menschen lagen gebündelt wie faulende Garben.
Andere hingen wie Puppen zum Fenster heraus.
Die Tiere im Zoo schrien schrecklich, bevor sie starben.
Und langsam löschten die großen Hochöfen aus.

Dampfer schwankten im Meer, beladen mit Toten.
Und weder Weinen noch Lachen war mehr auf der Welt.
Die Flugzeuge irrten mit tausend toten Piloten,
unter dem Himmel und sanken brennend ins Feld.

Jetzt hatte die Menschheit endlich erreicht, was sie wollte.
Zwar war die Methode nicht ausgesprochen human.
Die Erde war aber endlich still und zufrieden und rollte
völlig beruhigt ihre bekannte elliptische Bahn.

inviata da Riccardo Venturi - 17/5/2005 - 01:25




Lingua: Italiano

Versione italiana di Riccardo Venturi
18 maggio 2005
ULTIMO CAPITOLO

Il dodici luglio dell'anno 2003 fu diramato
il seguente comunicato radio a tutto il mondo:
una squadra di bombardieri dell'Aviopolizia
avrebbe annientato tutta l'umanità.

Il Governo Mondiale, fu dichiarato, aveva deciso
che il piano di stabilire definitivamente la pace
non poteva essere messo in pratica in altro modo
che avvelenando tutti gli interessati.

I voli, fu dichiarato, non avevano altro scopo
che quello di non far restar viva neanche un'anima.
Il nuovo gas tossico si sarebbe infilato in ogni pertugio
così nessuno avrebbe avuto neanche da suicidarsi.

Il tredici luglio decollarono da Boston
mille aerei carichi di gas e bacilli
e portarono a termine, sibilando attorno al mondo
il massacro ordinato dal Governo Mondiale.

La gente s'infilò sotto i letti strisciando e piagnucolando,
si rinchiuse nelle cantine oppure andò nei boschi.
Il veleno fluttuava giallo come nuvole sulle città.
Milioni di cadaveri giacquero sull'asfalto.

Ognuno pensava di poter scampare alla morte,
ma nessuno vi scampò e il mondo rimase vuoto.
Il veleno era dappertutto, andava veloce come dieci.
Correva lungo i deserti, galleggiava sul mare.

Le persone giacevano a mucchi come covoni imputriditi.
Altri sporgevano dalle finestre come pupazzi.
Gli animali dello zoo lanciarono orribili grida prima di morire.
E lentamente furono avviati i grandi altiforni.

Delle navi a vapore solcarono il mare, cariche di morti.
Al mondo non c'erano più né risa, né pianto.
Gli aerei vagarono con mille piloti morti
nel cielo, e caddero giù in esplodendo in fiamme.

Finalmente l'umanità aveva avuto quel che voleva.
Ma il metodo non era stato, come dire, molto umano.
La Terra fu infine tranquilla e contenta, e compiva
del tutto pacificata la sua famosa orbita ellittica.

18/5/2005 - 11:56




Lingua: Italiano

Version française – LE DERNIER CHAPITRE, ou LE GOUVERNEMENT MONDIAL – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson allemande – Das letzte Kapitel, oder Die Weltregierung – Erich Kästner – 1930

Zyklon


Vois-tu, Lucien l'âne mon ami, voici une chanson de cet étonnant Erich Kästner, dont au départ – mais je suis, comme on disait à Athènes il y a quelques temps, quant à moi, un Béotien – au départ, je n'en avais pris la dimension ni poétique, ni prophétique. J'avais tout juste l'intuition qu'il fallait parler de lui, qu'il fallait aller voir ce qu'il avait bien pu créer. Ni même qu'il fut un homme si charmant, mais cela est une autre histoire.

D'accord,dit Lucien l'âne en clignant de l'oeil droit et en rigolant, Erich Kästner a bien connu Marlène et Paulette... Mais j'imagine que tu ne fais pas le courrier du coeur... Que raconte donc cette chanson ?

Cette fois, c'est une chanson qui parle d'un Gouvernement mondial... Pour l'écrire, Kästner avait certainement dû tremper sa plume dans l'acide satirique et en enduire le bout de cyanure. Pour un peu, on en ferait un blues... Attends un peu tu vas voir, c'est décapant... D'autant, remarque-le encore une fois, que Kästner écrit cette histoire en 1930...

En effet, avec Erich Kästner, je m'attends à bien des choses... Cet acide satirique n'est-il pas combiné ici à une bonne dose d'acide prussique ? Je le devine, je le pressens.

Et tu ne te trompes pas... Ah, Lucien l'âne mon ami, quel nez tu as... outre tes oreilles si grandes et si noires... J'espère pourtant et pour toi que tu ne le sentiras pas ce foutu acide prussique, qui connaîtra une vilaine renommée sous le nom de Zyklon B... Si tu avais le malheur de le respirer, il serait alors trop tard... C'est précisément ce qui est au cœur de la chanson. L'usage intensif de l'acide prussique ou d'un de ses dérivés... Que je t’explique... Donc, reprenons, Erich Kästner imagine un gouvernement mondial et fort logiquement, au moins pour les Chansons contre la Guerre, lui assigne comme mission prioritaire de mettre fin à toute guerre, d'amener la paix intégrale sur la Terre et de – tant qu'il y est – de sauver la planète... Et c'est ce que ce Gouvernement va faire. Il va tirer la conclusion logique de ces prémisses et constatant que les guerres viennent des hommes et de leurs aberrantes divagations, il va – pour imposer la paix, mettre fin à toutes les guerres et sauver la planète – être amené à supprimer la cause de tous ces maux... l'espèce humaine. Le remède est certes un peu excessif, mais on ne saurait dénier qu'il soit radical et logique. Il va donc – sans crier gare envoyer une escadre de mille avions (c'est ce que dit la chanson) diffuser l'acide prussique ou ses dérivés sur l'ensemble de la planète... L'objectif est clair : personne ne peut en réchapper, en ce compris les équipages des avions.

Comme âne, je comprends et j'approuve... Quoique j'aimerais conserver quelques amis chers... Trêve de divagations, il va de soi que si Erich Kästner secoue pareillement le prunier et frappe un grand coup dans l'imagination endormie, il met le doigt sur l'essentiel et ouvre la réflexion sur la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin d'accroître encore et toujours leurs richesses, leur pouvoir et leur domination – si possible mondiale... Nous y sommes... Il suffit de se demander un instant ce qu'il y a derrière le F.M.I. ou l'O.M.C., quels sont les ressorts qui les actionnement, qui tire les ficelles de ces marionnettes ? Que donnera un gouvernement mondial tant qu'il y aura des riches ? Dès lors, il nous revient de poursuivre notre tâche qui consiste à tisser le linceul de ce vieux monde économique, lucratif, commercial, financier et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane


(Note du 29 décembre 2020):

J’étais occupé à faire la:
Version française – LE DERNIER CHAPITRE – Marco Valdo M.I. – 2020
avec un coup d’œil sur la traduction italienne de Riccardo Venturi
Chanson allemande – Das letzte Kapitel – Erich Kästner – 1930
Texte : Erich Kästner [1930]
Musique : Holger Münzer [1968]
quand il m’est venu à l’esprit que je connaissais fort bien ce texte et que sans doute, je l’avais déjà mis en langue française.
De fait, cette version française existe déjà, mais sous le nom d’Erich Kästner et sous le titre « Le gouvernement mondial » ; je pense qu’il serait bien de les regrouper sous son nom d’auteur.

Ceci également du fait qu’il n’y a qu’un auteur : Erich Kästner, de nombreux interprètes, mais aussi que Kästner est à lui seul une « histoire allemande » et qu’il y a encore d’autres textes qui pourraient être compilés ici.

Avec éventuellement, un double titre : « Die Welteregierung oder Das letze Kapitel » – « LE GOUVERNEMENT MONDIAL OU LE DERNIER CHAPITRE » ; à moins que ce ne soit l’inverse : « Das letze Kapitel oder Die Weltregierung » – « LE DERNIER CHAPITRE OU LE GOUVERNEMENT MONDIAL » .
- Marco Valdo M.I.
Le dernier chapitre, ou Le gouvernement mondial

Le 12 juillet 2003,
la nouvelle courut tout autour de la terre :
une escadrille de bombardiers de la police aérienne
devait détruire l'humanité entière. 

Le gouvernement mondial déclara des plus fermement
Que pour instaurer la paix définitivement,
On ne pouvait faire autrement,
Qu’empoisonner tous les participants.

Échapper, a-t-il déclaré, doit être interdit
Pas une âme ne doit rester en vie.
Le nouveau gaz toxique rampe et entre dans chaque refuge.
On n'aura même pas besoin de se suicider soi-même.

Le 13 juillet, de Boston, mille avions décollèrent
Chargés de gaz et de bacilles
Et en un tour du globe, perpétrèrent
Le meurtre décidé par le gouvernement mondial.

Les hommes rampèrent sous leurs lits de plumes.
Ils tombèrent dans les forêts, dans leurs caves.
Le poison posa ses nuages jaunes sur les villes.
Des millions de cadavres couvrirent le bitume.

Qu'il pût échapper à la mort, chacun l'a pensé .
Aucun n'a pu éviter la mort et le monde s'est vidé.
Le poison était partout. Il avançait pied à pied.
Il a longé les déserts en courant. Et sur la mer, il a nagé.

Les hommes gisaient entassés comme des gerbes en décomposition.
D'autres pendaient comme des poupées aux balcons.
Avant de mourir, les animaux du zoo hurlèrent atrocement.
Et les hauts-fourneaux s'éteignirent lentement.

Des navires tanguaient sur les mers, chargés de morts.
Et il n'y eut plus ni vins ni rires de par le monde des vivants.
Les avions errèrent avec leurs mille pilotes morts,
Dans le ciel et tombèrent en flammes dans les champs.

Maintenant enfin, l'humanité avait atteint son but
Certes, la méthode n'était pas vraiment humaine.
Mais, la terre était calme et satisfaite et elle reparcourut
Sa route elliptique bien connue, tranquille et sereine.

inviata da Marco Valdo M.I. 20/2/2013 - 29/12/2020 - 18:09


La poesia "Das letzte Kapitel" fa parte della raccolta intitolata "Ein Mann gibt Auskunft" pubblicata nel 1930.

Bernart Bartleby - 6/5/2014 - 14:07


Pure questa poesia andrebbe ricondotta al suo autore, dato oltre tutto che Holger Münzer non ne fu il primo interprete, bensì Will Elfes nel 1970, nel suo album "Will Elfes Singt Kästner"...

B.B. - 15/9/2019 - 20:26



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