Language   

Anarchy

John Mackay
Language: English

List of versions


Related Songs

Das Lied der-Sozialdemokraten
(Christoph Holzhöfer)
Grenzen ?
(John Mackay)


[1888 ]
A Poem by / Gedicht / Poesia / Poème / Runo:
John Henry Mackay




La poesia di John Henry Mackay fu posta nell’introduzione al saggio Anarchism: what it really stands for di Emma Goldman, del 1911.
Tutte le versioni della poesia qui proposte ci sembrano interessanti per un motivo o per l’altro. Troviamo particolarmente suggestiva la versione tedesca di Christoph Holzhöfer
[Riccardo Gullotta]
Ever reviled, accursed, ne’er understood,
Thou art the grisly terror of our age.
“Wreck of all order,” cry the multitude,
“Art thou, and war and murder’s endless rage.”
O, let them cry. To them that ne’er have striven
The truth that lies behind a word to find,
To them the word’s right meaning was not given.
They shall continue blind among the blind.
But thou, O word, so clear, so strong, so pure,
Thou sayest all which I for goal have taken.
I give thee to the future! Thine secure
When each at least unto himself shall waken.
Comes it in sunshine? In the tempest’s thrill?
I cannot tell—but it the earth shall see!
I am an Anarchist! Wherefore I will
Not rule, and also ruled I will not be!

Contributed by Riccardo Gullotta - 2022/6/20 - 20:03




Language: German

Deutsche Übersetzung / German translation / Traduzione tedesca / Traduction allemande / Saksankielinen käännös:
Christoph Holzhöfer


Anarchie




Album: Nie wieder Krieg
ANARCHIE

Immer geschmäht, verflucht – verstanden nie,
Bist du das Schreckbild dieser Zeit geworden…
Auflösung aller Ordnung, rufen sie,
Seist du und Kampf und nimmerendend Morden.

O laß sie schrei'n! – Ihnen, die nie begehrt,
Die Wahrheit hinter einem Wort zu finden,
Ist auch des Wortes rechter Sinn verwehrt,
Sie werden Blinde bleiben unter Blinden.

Du aber, Wort, so klar, so stark, so rein,
Das alles sagt, wonach ich ruhlos trachte,
Ich gebe dich der Zukunft! – Sie ist dein,
Wenn jeder endlich zu sich selbst erwachte.

Kommt sie im Sonnenblick – Im Sturmgebrüll?
Ich weiß es nicht… doch sie erscheint auf Erden! –
"Ich bin ein Anarchist!" "Warum?" "Ich will
Nicht herrschen, aber auch beherrscht nicht werden!"

Contributed by Riccardo Gullotta - 2022/6/20 - 20:10




Language: Spanish

Traducción española / Traduzione spagnola / Spanish translation / Traduction espagnole
Espanjankielinen käännös:
me sobra armonía


Anarquía


Orgosolo
ANARQUÍA

Siempre despreciada, maldecida, nunca comprendida.
Eres el terror espantoso de nuesta era.
“Naufragio de todo orden”, grita la multitud,
“Eres tú y la guerra y el infinito coraje del asesinato.”

Oh, deja que lloren. Para esos que nunca han buscado La verdad que yace detrás de la palabra,
para ellos la definición correcta de la palabra no les fue dada. Continuarán ciegos entre los ciegos.

Pero tú, oh palabra, tan clara, tan fuerte, tan pura,
tú dices todo lo que yo, por meta he tomado.
¡Te entrego al futuro! Tu estarás segura
cuando uno, al final, por si mismo, despierte.

¿Vendrá en la solana del atardecer?
¿En la emoción de la tempestad?
No puedo decirlo, ¡pero la Tierra la podrá ver!
¡Soy anarquista! Por lo que no gobernaré,
y ¡tampoco seré gobernado!

Contributed by Riccardo Gullotta - 2022/6/20 - 22:59




Language: Italian

Traduzione italiana / Italian translation / Traduction italienne / Italiankielinen käännös :
Denys Giordani

Sergio Staino
ANARCHIA

Anarchia: sempre oltraggiata, esecrata, mai compresa,
tu sei l’orrendo terrore della nostra epoca.
“Rovina di ogni ordine”, grida la moltitudine,
“Sei tu, e guerra e furore insaziabile di assassinio”.
Oh, lascia che gridino. A chi non si è mai sforzato
di trovare la verità che sta dietro a una parola
non è dato il vero significato della parola.
Costui continuerà ad essere cieco tra i ciechi.
Ma tu, o parola, così chiara, forte e pura,
Tu esprimi tutto ciò che io ho scelto come meta.
Ti lascio in dono al futuro! Sicuro di te
Quando ognuno si risveglierà almeno in sé stesso.
Arriverà alla luce del sole? Nel sussulto della tempesta?
Non saprei dirlo, ma la terra lo vedrà!
Sono un anarchico! Pertanto
Non governerò e neanche sarò governato!

Contributed by Riccardo Gullotta - 2022/6/21 - 18:03




Language: French

Version française — ANARCHIE — Marco Valdo M.I. — 2022
Chanson en langue allemande — Anarchie — John Henry Mackay — (1897) Poème en langue anglaise Anarchy - 1888

Dialogue maïeutique

JOHN HENRY MACKAY à 16 ans
JOHN HENRY MACKAY à 16 ans


Il est toujours difficile, dit Marco Valdo M.I., de concevoir un commentaire à propos de ces chansons qu’on traduit ici ; c’est à chaque fois une gageure. Par exemple, pour elle-ci, j’ai longtemps hésité à en proposer un et à faire notre dialogue maintenant coutumier.

Je vois, dit Lucien l’âne, et je te rejoins complètement. Cependant, il me semble que tu viens d’en amorcer un et je ne vois pas où il nous emmène. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut en rester là, qu’il te faut poursuivre.

Bien sûr, répond Marco Valdo M.I., et je vais quand même essayer de comprendre ce qui m’a retenu au point que j’étais prêt à n’en faire aucun. Ce qui — à bien y regarder — en serait un en soi.

Et alors ?, demande Lucien l’âne.

Eh bien, ce qui me retenait, Lucien l’âne mon ami, c’était l’ampleur du sujet, tout ce qui se cache derrière ce mot « Anarchie » et que j’entrevoyais là une interminable péroraison. Il me fallait synthétiser tout ce qui se bousculait dans mes pensées concernant ce mot, mais aussi je voulais dire un mot de l’auteur et de son texte poétique.

Faisons ainsi, dit Lucien l’âne. Quid du mot, d’abord ?

En premier, dit Marco Valdo M.I., avant d’aller plus avant, il me faut faire une solide rectification et dire que Riccardo Gullota voyait juste quand il affirmait dans sa notice en italien que le texte allemand était le plus suggestif : « Troviamo particolarmente suggestiva la versione tedesca di Christoph Holzhöfer », car il s’agit en fait du texte original de John Henry Mackay, repris exactement par Christoph Holzhöfer ; texte tiré des Gesammelte Dichtungen. Erste Reihe : Jugend 1882 — 1890. Mackay, John Henry. Verlag : Zürich u. Leipzig, Verlag von Karl Henckell & Co., o.J. (1897), 1897. Cependant, comme Mackay (de père écossais et de mère allemande et sans doute, bilingue) n’arrive à Berlin – venant d’Écosse, qu’en 1896, on peut supposer que la version anglaise, datée de 1888, est la version origine. Ensuite, j’écarte toute connotation négative ou péjorative, telles qu’en développent les adversaires de l’anarchie ; en cela, je suis la logique du poème et celle de John Henry Mackay ; « Laissons-les crier ! ». Je ne tiendrai compte que du côté optimiste de l’anarchie.

Fort bien, dit Lucien l’âne, il est vrai que le monde a changé de bases et sans doute, ceci explique cela : l’anarchisme violent et explosif a été abandonné.

Cependant, je n’entrerai pas dans l’histoire de cette évolution de l’anarchie et du monde, dit Marco Valdo M.I., sauf pour noter au passage que les révolutions violentes semblent avoir débouché sur des régimes qui se sont très fortement éloignés de leurs prémices et avoir donné des résultats très contraires à ce qu’elles promettaient. Et là aussi, la chanson est juste dans sa vision de l’anarchie et de l’anarchiste :

« Je suis un Anarchiste ! Et je ne peux accepter
De dominer, ni d’être dominé ! »


Oui, dit Lucien l’âne, mais n’est-ce pas là une affirmation individuelle ?

Exactement, tu fais bien de le faire remarquer Lucien l’âne mon ami. Pour John Henry Mackay et plein d’autres, l’anarchie est par essence individualiste et non-violente et tend à un futur pacifique et à une société enfin pacifiée. Quand et comment elle adviendra n’est pas dit dans la chanson, sauf ceci : « Quand chacun à lui-même s’éveillera » (Wenn jeder endlich zu sich selbst erwachte).

Je pense, comme lui, que c’est la condition sine qua non, dit Lucien l’âne. C’est évident quand on pense que l’anarchie ne peut être imposée par force — « ni dominer, ni être dominé ». C’est une société du consensus où chacun respecte chaque autre et où nul ne songe — fût-ce un instant, à prendre le pouvoir ou à profiter de l’autre. Sans aucun doute, on n’est pas rendus et la chanson le distingue bien. Mais il n’est pas d’autre voie possible. En attendant nous vivons, alors, tissons le linceul de ce vieux monde dominateur, dictatorial, aveugle, mal barré et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
ANARCHIE

Toujours injuriée, maudite, jamais comprise,
Tu es la terreur barbare de notre époque,
Crie la multitude, la ruine de tout ordre,
La guerre et la rage sans fin du meurtre.

Oh, laissez-les crier. Pour ceux qui n’ont jamais lutté,
La vérité à trouver derrière le mot se cache,
Le juste sens du mot ne leur est pas donné,
Ils resteront des aveugles parmi les aveugles.

Mais toi, ô mot, si clair, si fort, si pur,
Tout ce que j’avais pris pour but, tu diras.
Je te donne au futur ! Le tien est sûr,
Quand chacun à lui-même s’éveillera.

Dans l’éclat du soleil ? Dans le frisson de la tempête ?
Je ne peux le dire, mais la terre, elle, le verra !
Je suis un Anarchiste ! Et je ne peux accepter
De dominer, ni d’être dominé !

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2022/6/24 - 18:51



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