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Wojna

Jacek Kaczmarski
Language: Polish

List of versions


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jakacz
Testo e musica: Jacek Kaczmarski
Lyrics and music: Jacek Kaczmarski
Tekst i muzyka: Jacek Kaczmarski
Da "Suplement" [2006]
(Album supplementare a Syn Marnotrawny, l'"opera omnia" di J.K.)
cd5: Rarytasy i niespodzianki

kaczcd6
Żyję w poszyciu starych drzew
Nie wiedząc, że istnieje Maszyna i Rozum.
Poznaję byt łosia po śladach nawozu,
Zabijam ryby, w wodzie płuczę krew.
Patrzę, jak jastrząb pustoszy gniazda
I zdradza wydry szlak jezioro
I wiem, gdy kładę wzrok na gwiazdach,
Że nie są tylko mchem ognistych grud -
Więc wierzę w cud i prawdę proroctw.
Więc wierzę w cud i prawdę proroctw.

Do ognia kulę się co wieczór
Mamrocząc zmyślone w pośpiechu modlitwy.
Boję się mroku i zgiełku gonitwy -
Mało jest rzeczy, których bym nie przeczuł.
Jestem - to starczy, żeby istniał świat,
Wróżę ciśniętą w płomień korą
I widzę w sobie Szał i Ład,
Jak w lustrze ognia widzę Żar i Chłód -
Więc wierzę w cud i prawdę proroctw.
Więc wierzę w cud i prawdę proroctw.

Ludzie są źli - znam dobrych paru.
Nie zabijają orła, by mieć pióropusze,
A Rasie Zwycięzców nie zajrzeć im w dusze.
Bóg ich kocha Człowieka - nie Ludzkość, czy Naród.
Gadzim rozumem rządzi trwoga,
A w strudze słońca, letnią porą
Na trawą wyściełanych drogach
Nie kładzie śladów ich spokojny chód -
Więc wierzę w cud i prawdę proroctw.
Więc wierzę w cud i prawdę proroctw.

Contributed by Riccardo Venturi - 2018/6/7 - 00:10




Language: Italian

Traduzione italiana di Riccardo Venturi
7 giugno 2018 00:14
LA GUERRA

Vivo nel sottobosco di vecchi alberi
Senza sapere che esistono la Macchina e la Ragione.
Riconosco la presenza dell'alce dalle tracce di escrementi
Ammazzo pesci e mi lavo via il sangue nell'acqua.
Vedo come l'àstore devasta i nidi
E come il lago svela il percorso della lontra
E so, quando rivolgo lo sguardo alle stelle
Che non sono solo il muschio di zolle infuocate -
Per questo credo al prodigio e alla verità delle profezie.
Per questo credo al prodigio e alla verità delle profezie.

Ogni sera mi chino verso il fuoco
E mormoro preghiere ideate alla svelta.
Ho paura del buio e del rumore del braccaggio -
Ci sono poche cose che io non presenta.
Io esisto, e basta questo perché il mondo esista,
Traggo auspici gettando la corteccia nel fuoco
E vedo in me la Follia e l'Ordine,
Così come nello specchio del fuoco vedo il Caldo e il Freddo -
Per questo credo al prodigio e alla verità delle profezie.
Per questo credo al prodigio e alla verità delle profezie.

Gli uomini sono cattivi, ma ne conosco alcuni buoni.
Non uccidono l'aquila per averne i pennacchi,
Alla Razza Vittoriosa non è dato scorgere nelle loro anime.
Il loro Dio ama gli Uomini, non l'Umanità o il Popolo. [1]
La paura domina il cervello dei rettili, [2]
Ma nel fulgore del sole d'estate
Sui cammini ricoperti d'erba
Il loro andare calmo non lascia tracce -
Per questo credo al prodigio e alla verità delle profezie.
Per questo credo al prodigio e alla verità delle profezie.
[1] Intervento di Krzysztof Wrona.
[2] c.s.

2018/6/7 - 00:15




Language: French

Version française – LA GUERRE – Marco Valdo M.I. - 2018
d’après la version italienne de Riccardo Venturi – LA GUERRA – 2018 de la Chanson polonaise – Wojna – Jacek Kaczmarski – 2006
Texte et musique : Jacek Kaczmarski
De "Suplement" [2006]
(Album supplémentaire a Syn Marnotrawny, l’"opera omnia" de J.K.)

Dialogue maïeutique

Forêt Pologne


« Je ne le fais pas souvent, au contraire, presque jamais. Pourtant, dans ce cas, je voudrais attirer l’attention sur ce chef-d’œuvre de Jacek Kaczmarski. Un chef-d’œuvre, si tant est que, pas très connu même en Pologne (mais ici je demande évidemment confirmation Christophorus Corvinus). Je saisis l’occasion pour faire une autre chose pour moi fort rare de demander une traduction française à Marco Valdo M.I., parce qu’il me semble que cette chanson « préhistorique » (ou mieux, qui parle de la préhistoire d’aujourd’hui) raconte bien la « La Guerre de Cent mille ans». Dobranoc. Riccardo Venturi ». Telle était, en italien que j’ai retranscrit en français « à ma mode », l’invitation que R.V. nous a faite de « traduire » cette chanson polonaise, qu’il avait lui-même traduite en italien. Évidemment, tout ça a l’air bien complexe, mais c’est le fonctionnement normal des Chansons contre la Guerre, un site où rigoureusement personne n’est capable de comprendre toutes les chansons ou les textes qui s’y publient directement dans leur langue originale. Aux dernières nouvelles, on y rencontre 144 langues, sans compter que ces langues n’utilisent pas toujours les mêmes alphabets, les mêmes signes et caractères, ni même la même notation, la même écriture.

Oh, dit Lucien l’âne, voilà qui est preuve d’une belle solidarité internationale et interlinguistique.

En effet, Lucien l’âne mon ami, mais tu m’avais interrompu au moment où je voulais te préciser encore – chose que tu connais certainement, que toutes ces langues non seulement sont différentes, mais en plus, elles n’écrivent pas toutes dans le même sens. Et puis, ce dont on se rend moins compte a priori, c’est que du point de vue informatique, ce site, c’est de la jonglerie de précision. Mais n’importe, je voulais dire aussi que comme toutes les autres transcriptions que firent les copistes à travers les âges, il y a des modifications, des erreurs, des glissements qui s’intercalent.

9a, dit Lucien l’âne, c’est un vrai problème aussi.

Certes, dit Marco Valdo M.I., mais pour bien fixer les choses, voici ce qui peut se passer schématiquement. On a donc une chanson A dans la langue A – par chance, on possède le texte original de la main de l’auteur ou une édition plausible (ainsi, pour l’instant, on laisse de côté la transcription à l’oreille ou une lointaine copie d’une chanson ancienne ou une série de versions dissemblables) ; le premier traducteur B en fait une version B dans la langue B (on suppose qu’il connaît quand même un peu la langue A) ; le deuxième traducteur C utilise la version B, car il ne comprend pas A et même, il ne peut pas la lire en raison des caractères ou de l’écriture utilisée et il en fait une version C, etc. On suppose qu’ils sont tous compétents dans leur propre langue et que leur version est fiable au moins dans sa propre langue.

C’est bien ce que j’imaginais, Marco Valdo M.I. mon ami. Dans ce cas, B fait confiance au texte A, C à B, et ainsi de suite.

Et c’est le cas, dit Marco Valdo M.I. et souvent même, sans aucun moyen de vérifier les étapes antérieures. D’où l’intérêt et la nécessité de préciser clairement sur quelle version on s’appuie. Ici, par exemple, la version italienne de Riccardo Venturi d’une chanson polonaise de Jacek Kaczmarski. Idéalement, il faudrait dater la version de référence.

Oui, en effet, dit Lucien l’âne. On peut avoir plusieurs versions d’un même texte établies pas un même traducteur à des époques différentes.

Maintenant, reprend Marco Valdo, quelques mots à propos de cette chanson pour dire qu’elle a de la chance que R.V. l’a traduite en italien et qu’il m’a sollicité pour une version française et ceci quelle que soit la « valeur » ou la « qualité » de la version française que j’en ai faite.

Je sais, dit Lucien l’âne, mieux vaut une mauvaise version française que pas de version française du tout. Cela dit, j’espère qu’elle est quand même correcte. S’agissant de cette Pologne souvent si mal embarquée dans l’Histoire, si malmenée par ses voisins et par ses propres dirigeants et pour ce que j’en sais, encore aujourd’hui où elle sombre dans l’idiotisme nationaliste, xénophobe et réactionnaire, concluons en réaffirmant la nécessité de tisser le linceul de ce vieux monde trop nombriliste, conservateur, réactionnaire, passéiste, borné, national, croyant, crédule et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LA GUERRE

Je vis dans le sous-bois parmi de vieux arbres
Sans savoir que la Machine et la Raison existent.
Je reconnais l’élan aux traces d’excréments ;
Je tue des poissons et je lave le sang dans la rivière.
Je vois l’autour ravager les nids
Et le lac révéler le parcours de la loutre ;
Et je sais, quand je tourne mon regard vers les étoiles,
Qu’elles ne sont pas les étincelles de feux du printemps.
Voilà pourquoi je crois au prodige et à la vérité des prophéties.
Voilà pourquoi je crois au prodige et à la vérité des prophéties.

Chaque soir, je me penche vers le feu
Et je murmure des invocations improvisées.
J’ai peur du noir et du bruit de la traque ;
Il y a peu de choses que je ne pressens pas.
J’existe, et ça suffit pour que le monde existe,
Je lis les augures en jetant de l'écorce dans les flammes
Et je vois en moi la Folie et l’Ordre,
Comme dans le feu, je vois le Chaud et le Froid.
Voilà pourquoi je crois au prodige et à la vérité des prophéties.
Voilà pourquoi je crois au prodige et à la vérité des prophéties.

Les hommes sont mauvais, mais j’en connais quelques bons.
Ils ne tuent pas l’aigle pour avoir ses plumes,
La Race Victorieuse ne peut rien voir dans leurs âmes.
Leur Dieu aime les Hommes, pas l’Humanité ou le Peuple.
La peur gouverne le cerveau des reptiles,
Mais dans l’éclat des soleils d’été,
Sur le chemin couvert d’herbe,
Leur passage calme ne laisse pas de traces.
Voilà pourquoi je crois au prodige et à la vérité des prophéties.
Voilà pourquoi je crois au prodige et à la vérité des prophéties.

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2018/6/7 - 19:31




Language: German

Traduzione tedesca / Deutsche Übersetzung
Mauler (Grzegorz Brzęczyszczykiewicz) (L. Trans.)
DER KRIEG

Ich lebe im Unterholz alter Bäume
Ohne zu wissen, dass es die Maschine und den Verstand gibt.
Ich erkenne die Existenz des Elchs an den Spuren von Dünger,
Ich töte Fische, im Wasser spüle ich das Blut aus.
Ich sehe wie der Habicht die Nester verwüstet
Und der See den Weg des Fischotters verrät
Und ich weiß, wenn ich den Blick auf die Sterne richte,
Dass sie nicht nur das Moos feuriger Schollen sind -
Also glaube ich an das Wunder und die Wahrheit der Weissagungen.
Also glaube ich an das Wunder und die Wahrheit der Weissagungen.

Jeden Abend beuge ich mich zum Feuer
Und murmle eilig erdachte Gebete.
Ich fürchte mich vor der Dunkelheit und dem Lärm der Verfolgungsjagd -
Es gibt Weniges, was ich nicht vorausahne.
Ich bin – das genügt, damit die Welt existiert,
Ich weissage mit der in die Flamme geschleuderten Rinde
Und sehe in mir den Wahn und die Ordnung,
So wie ich im Spiegel des Feuers die Hitze und die Kälte sehe -
Also glaube ich an das Wunder und die Wahrheit der Weissagungen.
Also glaube ich an das Wunder und die Wahrheit der Weissagungen.

Die Leute sind schlecht – ein paar gute kenn ich.
Sie töten den Adler nicht, um Federnbüsche zu haben
Und man sieht in ihren Seelen nicht die Siegerrasse.
Gott liebt sie, den Menschen – nicht die Menschheit oder das Volk.
Die Furcht regiert den Reptilienverstand,
Aber im Sonnenstrahl, in der Sommerzeit
Auf grasbedeckten Wegen
Hinterläßt ihr ruhiger Gang keine Spuren -
Also glaube ich an das Wunder und die Wahrheit der Weissagungen.
Also glaube ich an das Wunder und die Wahrheit der Weissagungen.

Contributed by Riccardo Venturi - 2018/6/15 - 16:49




Language: Russian

Traduzione russa / Русский перевод :
Mauler (Grzegorz Brzęczyszczykiewicz) (L.Trans.)

ВОЙНА

Живу в подлеске посреди деревьев старых
Не ведая, что где-то есть машины, разум злой
И лося быт в следах его помёта познавая
Я убиваю рыб, студёною водой смывая кровь.
Гляжу, как ястреб гнёзда пустошит
След выдры выдаёт гладь широты озерной,
и знаю точно я, бросая взгляд на звезды,
Что там не мох светящихся дорог.
Я верю в волшебство и правоту пророчеств,
Я верю в волшебство и правоту пророчеств.

К огню сутулясь каждый вечер,
С бормотой наспех сложенных молитв,
Я в страхе перед мраком, суетой погони
И мало есть вещей,которых бы, я чувством не постиг.
Я ЕСТЬ, и тем, оправдан Мироздания ход,
Я ворожу подброшенной в огонь корою
В себе я рядом нахожу раздрай и лад,
Как с зеркалом огня так близко жар и холод.
Я верю в волшебство и правоту пророчеств,
Я верю в волшебство и правоту пророчеств.

Людей переполняет зло - Я знаю добрых пару,
Что не убьют орла, себе забрав одно перо.
И Расе Избранных, всем скопом, в душу не заглянешь,
Бог Человека любит, не толпу, не весь Народ.
Рептилий разумом повелевает страх
в потоках солнца летняя пора
И над травой застеленной дорогой
Их ход спокойной не оставит и следа.
Я верю в волшебство и правоту пророчеств,
Я верю в волшебство и правоту пророчеств.

Contributed by Riccardo Venturi - 2018/6/7 - 00:36


Non lo faccio spesso, anzi quasi mai; però in questo caso vorrei attirare l'attenzione su questo capolavoro di Jacek Kaczmarski. Un capolavoro, se tanto mi dà tanto, conosciuto non molto nella stessa Polonia (ma qui chiedo ovviamente conferma a Christophorus Corvinus). Colgo l'occasione per un'altra cosa per me assai rara: quella di richiederne una traduzione francese a Marco Valdo M.I., perché mi sembra che questa canzone "preistorica" (o meglio, che parla della preistoria di oggi) racconti bene la "guerra dei 100.000 anni". Dobranoc.

Riccardo Venturi - 2018/6/7 - 00:59


Un très grand merci, Marco Valdo, pour ta traduction de cette chanson qui m'a pas mal frappé. En plus, écrite dans une langue, le polonais, où je suis encore dans la phase d'apprentissage (mais mon "apprentissage" d'une langue se fait de façon tout à fait particulière et peut durer des douzaines d'années, et je m'exerce en traduisant Jacek Kaczmarski). Nos réflexions sur la nature et sur les méthodes de traduction (c'est un authéntique "discours sur la méthode", que René nous en pardonne...) vont continuer; cependant, je te dis que je me suis permis d'apporter des petites "corrections" à ce que tu as traduit, ou écrit, ou conçu. La première, c'est à cause d'une ambiguïté qui s'est créée dans ma traduction. Souvent, l'italien est une langue très ambiguë. Dans le vers: "Ci sono poche cose che io non presenta", "presenta" ne vient pas du verbe "presentare" (présenter), mais c'est le subjonctif du verbe "presentire" (pressentir). "Il y a peu de choses que je ne pressens pas". La deuxième, c'est "Dieu aime les Hommes, pas l'Humanité ou le Peuple". C'est bien Dieu, pas "eux" ["ils" dans ta traduction]. Dans toutes les langues slaves, "Dieu" [Bog] signifie: "le Riche" ("riche" se dit encore "Bogat" etc.), et c'est tout à fait pareil dans les langues iraniennes (vieux persan et avestique "baγa”, “Dieu” et “riche”). C'est le mot qui se retrouve dans le nom de la ville de Bagdad, qui n'est pas arabe mais persan: “Donnée-par-Dieu”, ou “Dieudonnée”). Ça va être dur pour le célèbre “Dieu des pauvres”, avec ce Dieu richissime; mais selon Jacek Kaczmarski, c'est ce Saint Millionnaire qui aime les hommes. On va le pardonner pour la beauté de ses chansons. Merci encore et à bientôt!

Riccardo Venturi - 2018/6/7 - 21:38


Caro Riccardo,
le tue traduzioni sono come sempre eccellenti, specialmente se ci rendiamo conto della complessità di questi testi di Kaczmarski alla partenza, cioè, nella lingua originale. È uno dei motivi per i quali di fatto sono poco conosciuti nella stessa Polonia e dall'altro canto hanno un grande impatto su pochi "eletti" che li conoscono e apprezzano. Per questo che sono riuscito di capire, il testo della "Guerra" è stato scritto da Kaczmarski durante il suo soggiorno al nord della Svezia e a dispetto del titolo, così generico, tratta della lotta interiore che da secoli ogni essere umano combatte nel suo Se. L'ambientazione è invece tipica della natura scandinava, anche se gli animali elencati vivono anche dalle parti nostre.

L'unico dubbio mi è venuto per la tua resa dei seguenti versi:

"E nelle loro anime non si scorge la Razza Vittoriosa.
Dio ama gli Uomini, non l'Umanità o il Popolo.
La paura governa la mente dei rettili",

che secondo me vanno letti nel senso di:

"Alla Razza Vittoriosa non è possibile (dato) scrutare le loro anime.
Loro Dio ama gli Uomini, non l'Umanità o il Popolo."

e in piu', ma la cosa è secondaria e di poco conto, la locuzione: "gadzi rozum" dovrebbe essere tradotta come: "cervello rettiliano", che sia un termine usato a suo tempo da qualche psichiatra di fama, credo.
Eccolo, trovato.

Ho controllato anche la tua traduzione di "Stalker", che a mio avviso è impeccabile. Nel "Meldunek" c'è un piccolo "disguido" che ti segnalerò piu' tardi, ma presto :)

Un abbraccio

Krzysiek

Krzysiek - 2018/6/20 - 17:22


Carissimo,

Naturalmente ho letto tutto con sommo interesse. Tradurre (o cercare di tradurre) Kaczmarski è impervio, lo so bene e lo sapevo fin dall'inizio. Però io sono fatto estremamente a modo mio: se comincio a imparare una lingua, ma impararla sul serio (e ho dei parametri un po' "speciali" su questo), bisogna che mi confronti subito con difficoltà estreme, che attivano l'intuito linguistico. E' con l'intuito che si apprende, naturalmente con diversi aiuti da parte di un madrelingua, cosa fondamentale. Ho a casa una quantità di corsi di polacco, ti garantisco, che non ce li ha nemmeno una biblioteca di Varsavia secondo me; ma dopo un po', le frasette sceme e le "scenette di vita quotidiana" (interessantissime però quelle che descrivevano la "daily life" durante la PRL...!) con la giornata di Ewa e Wojciech e la gita a Zakopane (sempre a Zakopane, non so perché!!) mi fanno venire il latte ai coglioni. Quindi, Kaczmarski. Letteratura. E giornali online. Un giorno o l'altro si passerà a provare a parlare: ho scoperto da poco che vicino a casa mia, nel Viale dei Bambini (sic) c'è una finestra dalla quale pende una bandiera polacca con tanto di scritta "POLSKA"...roba senz'altro da mondiali di pallone, nonostante il Senegal (:-PPPP), ma chissà che un giorno o l'altro non passi sotto quella finestra canticchiando la "Wojna" o anche il Mazurek Dąbrowskiego (che ho, peraltro, come esercizio di traduzione nella "Grammatica Polacca" di Stanisław Piekut, libro che ho acquistato nel 1980 all'età di anni diciassette, costava 3500 lire). L'unico inno al mondo dove c'è Napoleone Bonaparte che dà il suo przykład, e dove è nominata l'Italia...!

Insomma scusami la pappardella...era solo per dirti che mi ci sono messo di buzzo buono e a modo mio. E ogni tua osservazione, correzione e quant'altro mi è preziosa, non solo per quanto riguarda questo sito e Kaczmarski. E tutti gli altri, chiaramente. Pian pianino e se Iddio (che non esiste, ma non fa niente) mi serberà la salute, cosa che ultimamente è un pochino deficitaria ma me la sono anche parecchio voluta. Ovviamente, accolgo subito le tue osservazioni linguistiche e le riporto nella traduzione (intervenendo anche su quella francese di Marco Valdo M.I., al quale la avevo richiesta); d'ora in poi, i tuoi interventi li segnalerò in note apposite. Grazie ancora e spero che, alla fine dei miei giorni, tra le lingue con le quali farò diventar matto il povero Satana ci sarà anche il polacco.

Riccardo Venturi - 2018/6/20 - 20:24



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