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Antonio Soffiantini, detto Tunin‎

Anna Melato


Language: Italian

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Canzone arrabbiata
(Anna Melato)
Trio Lescano: Maramao, perché sei morto?
(GLI EXTRA DELLE CCG / AWS EXTRAS / LES EXTRAS DES CCG)
La ballata del Pinelli
(Autori Vari / Different Authors)


‎[1973]‎
Parole di Nino Rota e Lina Wertmüller
Musica di Nino Rota
Dalla colonna sonora del film “Film d'amore e d'anarchia ovvero: stamattina alle 10, in via dei ‎Fiori, nella nota casa di tolleranza...”, regia di Lina Wertmüller.‎
Anna Melato è accompagnata dall’orchestra diretta da Carlo Savina.‎

film d amore e d anarchia


Nel 1932, un contadino lombardo, Antonio Soffiantini detto Tunin (Giancarlo ‎Giannini), dopo l'uccisione da parte dei carabinieri di un suo compagno anarchico, si reca a Roma ‎per assassinare Mussolini. Nella capitale egli entra in contatto con Salomè (Mariangela Melato), ‎una prostituta amante di un anarchico del gruppo, la quale lo ospita nella casa chiusa in cui lavora ‎spacciandolo per un suo parente. Qui Tunin si innamora di un'altra prostituta, Tripolina (Lina ‎Polito), alla quale svela la causa che lo ha portato a Roma. Il mattino dell'attentato si sveglia in ‎ritardo. Angosciato, perde il lume della ragione ed inizia a sparare sulle forze dell'ordine che erano ‎nel bordello solo per un controllo di routine.
Arrestato e picchiato dalla polizia politica, Tunin muore in prigione ma la sua morte viene fatta ‎passare per suicidio. (it.wikipedia)‎

film d'amore e d'anarchia copertina


Dopo il grande successo internazionale di “Mimì metallurgico ferito nell'Onore”, Lina Wertmüller ‎ripropone la prodigiosa maschera con occhi sbarrati di Giancarlo Giannini (cercata con molti primi ‎piani) in un altro ruolo di eroe disgraziato: gli riempie la faccia di lentiggini, lo piazza, come un ‎pulcino spaesato, in un bordello romano simbolo di un’Italia divisa in dialetti, e ne fa un’icona ‎sgangherata ma potente della lotta antifascista. E’ tipico del cinema della regista confezionare opere ‎formalmente raffinate, anche grazie al marito scenografo/costumista Enrico Job, in cui collocare ‎però personaggi laidi e vari modi volgari: la prima parte, ambientata nella casa di tolleranza, si ‎sollazza fra tante prostitute triviali (fra cui una grande Mariangela Melato, puttana “compagna” da ‎Bologna) ritratte, fino ai peli e pori della pelle, in tutta la loro gioiosa veracità, con modi più ‎felliniani (non a caso c’è Nino Rota alle musiche) della precedente opera (che era germiana); la ‎parte centrale si immerge, con una tenerezza unica, nella romantica storia d’amore; quella finale fa ‎trionfare l’Ideale, la politica dei poveracci con le palle piene del Duce, in un grido disperato e ‎tragico, chiosato da una citazione di Errico Malatesta (“Quegli assassini sono anche dei santi e ‎degli eroi...e saranno celebrati il giorno in cui si dimenticherà il fatto brutale per ricordare solo ‎l'idea che li illuminò e il martirio che li rese sacri"). Vitali, sanguigne, atipiche tinte forti ‎negli impasti di sarcasmo comico/paradossale, sentimento, tragedia, impegno civile e caricatura ‎‎(memorabile quella della camicia nera villana e boriosa, su cui il mite personaggio di Giannini ‎sfoga la sua ira). Una poetica che nobilita lo squallore, il carnale e il popolaresco, trasfigurandoli in ‎eleganti visioni d’autore. (Niccolò Rangoni Machiavelli, recensione su ‎‎Gli Spietati)‎

Il personaggio di Antonio Soffiantini, detto Tunin, interpretato da Giancarlo Giannini, è ‎probabilmente ispirato alla figura e alla vicenda dell’anarchico Michele Schirru che nel 1931 se ne ‎arrivò a Roma da New York con l’idea di attentare al Duce, si innamorò di una ballerina, fu ‎arrestato prima che potesse anche solo mettere a punto il suo piano, tentò il suicidio e quindi fu ‎fucilato “per non aver commesso il fatto”… ‎
Rimando al proposito alla canzone Kenze neke dell’omonima band di Siniscola.
Ué, dove vai Tunin?
Una mattina se n'è andato il Tunin
a far la guerra mentre Guerra non ce n’è…
Dice la gente “E’ matto quello lì!”…
Ma no che non è matto il mio Tunin!

Quante nuvole si rincorrono...
Gli anni passano, volano via così…
La domenica tutti ballano…
Forse è inutile combattere come Tunin…‎

Gli anni passano, volano via così…
Sotto la quercia mi baciò il Tunin…‎
Sotto la quercia poi mi disse “Vado via,‎
Voglio sentirmi un uomo pure io”‎
Ma no, non era matto il mio Tunin…‎

Contributed by Dead End - 2012/6/27 - 11:56



Language: French

Version française – ANTONIO SOFFIANTINI, DIT TUNIN – Marco Valdo M.I. – 2016
Chanson italienne – Antonio Soffiantini, detto Tunin – Anna Melato – 1973

Paroles de Nino Rota et Lina Wertmüller
Musique de Nino Rota
Tirée du film “Film d’amore e d’anarchia ovvero: stamattina alle 10, in via dei ‎Fiori, nella nota casa di tolleranza...” « Film d’amour et d’anarchie ou bien : ce matin à 10 heures, dans la rue des Fleurs, dans la célèbre maison de tolérance… », de Lina Wertmüller.‎
Anna Melato est accompagnée par l'orchestre dirigé par Carlo Savina.‎

En 1932, un paysan lombard, Antonio Soffiantini, dit Tunin (Giancarlo Giannini), après le meurtre de son compagnon anarchiste par des carabiniers, se rend à Rome pour assassiner Mussolini. Dans la capitale, il entre en contact avec Salomé (Mariangela Melato), une prostituée amie d’un anarchiste du groupe, qui le reçoit dans la maison close où elle travaille en le présentant pour un parent. Tunin tombe amoureux d’une autre prostituée, Tripolina (Lina Polito), auquel il dévoile la cause qui l’a conduit à Rome. Le matin de l’attentat, il se réveille en retard. Angoissé, il perd la la raison et commence à tirer sur les forces de l’ordre qui étaient dans le bordel seulement pour un contrôle de routine.
Arrêté et battu par la police politique, Tunin meurt en prison mais on fait passer sa mort pour suicide. (it.wikipedia)

     Les gens disent : « Il est fou celui-là »…   <br />
   Mais non, il n’est pas fou, mon Tunin !
Les gens disent : « Il est fou celui-là »…
Mais non, il n’est pas fou, mon Tunin !


Après le grand succès international de « Mimi métallurgiste blessé dans son honneur », Lina Wertmüller repropose la prodigieuse figure avec des yeux strabiques de Giancarlo Giannini (montrée dans beaucoup de premiers plans) dans un autre rôle de héros malheureux. Elle lui remplit le visage de taches de rousseur, le place, comme un poussin dépaysé, dans un bordel romain symbole d’une Italie divisée entre ses dialectes, et elle en fait une icône en piteux état mais puissante de la lutte antifasciste. Il est typique du cinéma de cette réalisatrice de présenter des œuvres formellement raffinées, grâce aussi à son mari le décorateur/costumier Enrico Job, dans lesquelles elle introduit des personnages immondes et des manières vulgaires variées : la première partie, dans la maison de tolérance, se déroule parmi des prostituées triviales (parmi lesquelles grande Mariangela Melato, putain « compagne » de Bologne) peintes, jusqu’aux poils et aux pores de la peau, dans toute leur joyeuse véracité, avec modalités plus felliniennes (ce n'est pas un hasard si Nino Rota a composé la musique) de la précédente œuvre (qui était plus germanique) ; la partie centrale se plonge, avec une tendresse unique, dans l'histoire d’amour romantique ; la fin voit le triomphe de l’Idéal, la politique des malheureux aux couilles pleines de Duce, en un cri désespéré et tragique, marqué d’une citation d’Errico Malatesta (« Ces assassins sont même des saints et des héros… et seront célébrés le jour où on oubliera le fait brutal pour se rappeler seulement l’idée qui les éclaira et le martyre qui les rendit sacrés »). Des vitales, sanguines, atypiques fortes teintes dans les mélanges de sarcasme comique/paradoxal, du sentiment, de la tragédie, de l’engagement civil et la caricature (celle mémorable de la chemise noire grossière et hâbleuse, sur laquelle le doux personnage de Giannini déverse sa colère). Une poétique qui anoblit la misère, le charnel et vulgaire, en les transfigurant en d’élégantes visions d’auteur. (Niccolò Rangoni Machiavelli, recension sur ‎‎Gli Spietati)

Le personnage d’Antonio Soffiantini, dit Tunin, interprété par Giancarlo Giannini, est probablement inspiré par la figure et à l’aventure de l'anarchiste Michele Schirru qui en 1931 arriva à Rome de New York avec l’idée d’attenter à la vie du Duce, il tomba amoureux d’une danseuse, fut arrêté alors qu’il commençait seulement à mettre au point son plan, tenta de se suicider et fut fusillé « pour n'avoir pas commis le fait »…
Je renvoie à la chanson Kenze neke du groupe homonyme de Siniscola.

Il serait bien aussi de jeter un coup d’œil à d’autres chansons, notamment « Attentats au Duce » , ou celles concernant Giuseppe Pinelli, par exemple La ballata del Pinelli, ou Gaetano Bresci, par exemple. Ce doit être une habitude anarchiste de se faire suicider en prison. Voir aussi Tortures et Suicides d’État.

Ainsi disait Lucien Lane
ANTONIO SOFFIANTINI, DIT TUNIN‎

Hé, où vas-tu Tunin ?
Tunin s’en est allé un matin
Faire la guerre alors que Guerre, il n'y a pas.
Les gens disent : « Il est fou celui-là »…
Mais non, il n’est pas fou, mon Tunin !

Tant de nuages s'en vont au loin…
Les années passent ainsi, elles volent…
Le dimanche, tous dansent…
On dit qu’il est inutile de se battre comme Tunin…

Les années passent, elles volent ainsi…
Sous le chêne, il m’embrassa le Tunin…
Sous le chêne, « Je m’en vais, qu’il me dit,
Je veux me sentir un homme moi aussi »
Mais non, il n’était pas fou mon Tunin…

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2016/1/7 - 13:12


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