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Pasážová revolta

Karel Kryl
Language: Czech

List of versions


Related Songs

Bratříčku, zavírej vrátka
(Karel Kryl)
Gloria
(Karel Kryl)
V hospodě na rynku
(Jaromír Nohavica)


Testo e musica di Karel Kryl
Lyrics and music by Karel Kryl
Album: Bratříèku, zavírej vrátka [1969]
Bratříèku, zavírej vrátka
Nosíme z módy kopretiny
čímž okrádáme stáda
a vůl - kdys jméno obětiny
je titul kamaráda
Na obou nohách vietnamku
a jako komfort hlavu
Na klopě placku jak psí známku
Znak příslušnosti k davu

I naše generace
má svoje prominenty
Program je rezignace
a facky argumenty
Potlesk je k umlčení
a pískot na pochvalu
a místo přesvědčení
jen pití píva Z žalu

Pod zadkem stránku Dikobrazu
vzýváme Zlaté tele
Sedáme v koutcích u obrazů
Čekáme Spasitele
Civíme lačně na měďáky
My - Gottwaldovi vnuci
A nadáváme na měšťáky
tvoříce - Revoluci

I naše generace
má svoje kajícníky
a fízly z honorace
a skromný úředníky
a tvory bez svědomí
a plazy bez páteře
a život v bezvědomí
a lásku K nedůvěře

Už nejsme, nejsme to co kdysi
Už známe ohnout záda
Umíme dělat kompromisy
a zradit kamaráda
A vděčni dnešní Realitě
líbáme cizí ruce
A jednou zajdem na úbytě
z té smutné revoluce

I v naší generaci
už máme pamětníky
a vlastní emigraci
a vlastní mučedníky
A s hubou rozmlácenou
dnes zůstali jsme němí
Ne - nejsme na kolenou
Ryjeme držkou v zemi!

Contributed by giorgio - 2009/4/13 - 08:34




Language: Italian

Versione italiana di Martina Mezírková
Dal Sito italiano di Jaromír Nohavica


tratta dal libro:
21 Agosto 1969 - Praga non tace
Guanda editore - Parma 1969
a cura di Milena Novaková
Segnalato da Gigi Zazzera


Modificato da Martina Mezírková
LA NOSTRA RIVOLTA

Fedeli ai dettami della moda
portiamo all'occhiello le margheritine
che rubiamo ai greggi;
il bue, che una volta si sacrificava agli dei, (1)
è divenuto simbolo dell'amicizia.
Sfoggiamo ai piedi le "vietnamke" (2)
e la testa come un lusso.
Sul maglione portiamo i distintivi
come targhette di cani:
il nostro segno di appartenenza alla folla.

Anche la nostra generazione
ha i suoi privilegiati.
La rassegnazione è il nostro programma
gli schiaffi gli argomenti.
Applaudiamo il silenzio
e fischiamo le lodi
e invece della fede
beviamo birra, per la disperazione!

Un foglio del "Dikobraz" sotto il sedere (3)
invochiamo il vitello d'oro.
Sediamo negli angolini,
aspettando il Salvatore.
Guardiamo avidi le monetine,
noi, i nipoti di Gottwald!
E sfottiamo i borghesi,
noi, i creatori della Rivoluzione!

Anche la nostra generazione
ha i suoi penitenti
e spie dell'alta società
e modesti impiegatucci
e creature incoscienti
e rettili senza spina dorsale
e vita nell'ignoranza
e amore per la diffidenza

Ormai non siamo più, non siamo più
quelli di una volta,
ormai sappiamo come si curvano le schiene
e come si scende a compromessi
e come si tradisce l'amico.
E riconoscenti alla realtà di oggi
baciamo mani estranee!
E un bel giorno creperemo tutti
per questa triste rivolta.

Anche la nostra generazione
ha i suoi testimoni,
ha la sua emigrazione,
ha i suoi martiri.
E con la bocca devastata
oggi siamo rimasti muti...
No, non siamo in ginocchio...
Razzoliamo col muso nel fango!

1) Qui Kryl allude all'abitudine di chiamarsi amichevolmente "bue", che si era diffusa tra una certa gioventù di Praga.
2) Le "vietnamke" sono le pantofoline giapponesi di gomma, che nei paesi socialisti erano, in quel tempo, rare e molto alla moda.
3) Il "Dikobraz" (Il porcospino) era un giornale satirico ceco (di satira soprattutto politica).

Contributed by giorgio - 2009/4/13 - 09:39




Language: French

Version française - NOTRE RÉVOLTE – Marco Valdo M.I. – 2009
d'après la version italienne LA NOSTRA RIVOLTA de Martina Mezírková,
de la chanson tchèque - Pasážová revolta – Karel Kryl – 1969

On ne sait trop, dit l'âne Lucien, quand éclatera la prochaine révolte... Il y eut une révolte en Tchécoslovaquie à la fin des années 60 du siècle passé.

C'était un épisode de celle qui passa au travers de la planète comme une traînée de poudre et il en reste des traces encore actuellement; un peu comme la coulée de lave qui traverse Catania. Mais comme les éruptions de l'Etna, il faut prendre en compte d'autres dimensions, plus cachées, plus subtiles. Et par exemple, les fastueuses floraisons qui surgissent des années plus tard des cendres volcaniques. Puis, viennent encore les fruits et toute la luxuriance des plantes qui s'installent sur ces terres cent fois médites. Puis, les villages qui s'y installent et la vie qui se poursuit, grâce à elles.

Bien sûr, il y a des retours des vieilles maladies et remontent des égouts de l'histoire des relents nauséabonds et des boues empoisonnées : explosent alors les fleurs maudites de l'arrogance, de l'avidité, de l'ambition; l'imbécillité remonte au pouvoir, la bassesse se répand et la suffisance écrase les hommes et les peuples. Sa Suffisance est au pouvoir et camoufle son impuissance sous le fard et sous un collier de perles bleues.

NOTRE RÉVOLTE de Karel Kryl est l'histoire de cette défaite; de la perdition d'un peuple pourrit par les faux semblants, par les apparences.

Elle décrivait hier; et écrivant un certain hier, elle décrit l'aujourd'hui purulent de l'Europe; cette acceptation servile de l'Empire eurocratique et de toutes ses disgrâces, de son mépris de l'être, de son goût immodéré de l'avoir, de son penchant douteux pour l'économie, de son oubli de l'homme et enfin, sa volontaire ignorance de la vertu première, celle qui a sauvé l'espèce et lui a permis de durer : la solidarité et la mise en commun des ressources.

Nous, dit Lucien, nous les ânes, on a bien compris tout ça.

Et, dit Marco Valdo M.I., nous ne pouvons plus vivre ainsi, ce n'est vraiment plus supportable, la puanteur monte de partout. Il nous faut de l'air, il nous faut mettre fin à toutes ces vieilleries libérales. Bref, il faut que la vie reprenne ses droits.

Ne t'inquiète pas, dit Lucien l'âne. Le feu couve sous la cendre; la taupe court sous l'herbe jaune; la plante bourgeonne sous la terre noire. Même la pourriture nourrit la fleur de l'espérance.

En effet, dit Marco Valdo M.I., c'est au moment du triomphe du délire impérial que se forgent les plus solides révoltes. Elles naissent dans le cœur des gens et petit à petit, elles s'affermissent, les convictions se forment et naissent les volontés.

Et les Canuts chantaient : « Nous tisserons le linceul du vieux monde et l'on entend déjà la révolte qui gronde. »

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.

NOTRE RÉVOLTE

Fidèles aux diktats de la mode
Nous portions à la boutonnière les pâquerettes
Que nous volions aux troupeaux;
Le bœuf, qu'auparavant, on sacrifiait aux dieux
Est devenu le symbole de l'amitié.
Nous arborions aux pieds nos “vietnamkes”
Et notre tête comme un luxe.
Sur notre pull, nous portions les insignes
Comme des plaques de chiens :
Notre signe d'appartenance à la foule.

Même notre génération
A ses privilégiés.
La résignation est notre programme
Les gifles leurs arguments.
Nous applaudissons en silence
Et nous sifflons les louanges
Et au lieu de la foi
Nous buvons la bière, par désespoir !

Une feuille du "Dikobraz" sous les fesses,
Nous invoquions le veau d'or.
Nous nous asseyons dans les coins,
En attendant le Sauveur.
Nous regardons avides la monnaie,
Nous, les petits- enfants de Gottwald !
Et nous nous foutions des bourgeois,
Nous, les créateurs de la Révolution !

Même notre génération
A ses pénitents
Et ses espions de la haute société
Et ses modestes petits employés
Et ses créatures inconscientes
Et ses reptiles sans épine dorsale
Et sa vie dans l'ignorance
Et son amour pour la méfiance.

Désormais; nous ne sommes plus, nous ne sommes plus
Ceux d'autrefois,
Désormais nous savons comment on courbe les échines
Et comment on s'abaisse à des compromis
Et comment on trahit son ami.
Et reconnaissant à la réalité d'aujourd'hui
Nous baisons les mains étrangères !
Et un beau jour, nous crèverons tous
À cause de cette triste révolte.


Même notre génération
A ses témoins
A son émigration
A ses martyrs
Et avec la bouche ravagée
Aujourd'hui, nous restons muets.
Non, nous ne sommes pas à genoux...
Nous picorons avec notre museau dans la boue.


Quelques précisions :
Dans le texte, Karel Kryl par le du "bœuf" (Le bœuf, qu'auparavant, on sacrifiait aux dieux); il s'agit d'une allusion au fait que dans une partie de la jeunesse de Prague, on s'appelait amicalement "bœuf". Quant aux "vietnamkes", il s'agit de pantoufles japonaises de caoutchouc, qui dans certains pays socialistes étaient, en ce temps-là, rares et à la mode. Enfin, le "Dikobraz" (Le Porc Épic) était un journal satirique tchèque (de satire essentiellement politique).

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2009/5/25 - 22:15




Language: Polish

Versione polacca di Alfred Znamierowski
Il testo da questo sito

karel-kryl

NASZE POKOLENIE

W hippisów dzisiaj się bawimy,
Bo taka przyszła moda,
Prochu i tak nie wymyślimy,
Więc nawet czasu szkoda,
Najlepiej żyje się nam w tłumie
– to życie bez kłopotów,
Nosimy dżinsy – się rozumie
I głowę... dla pozłoty.

I nasza generacja
Ma swoich prominentów,
Programem rezygnacja,
Policzek - argumentem,
Oklaski są wyzwaniem,
A gwizdy na pochwałę,
A zamiast przekonania
Jest picie wina... z żalu.

Pod tyłkiem stronę z "Panoramy",
Wzywamy Złote Cielę
I przed obrazem, tu siadamy,
Czekamy Zbawiciela,
Patrzymy chciwie na miedziaki
Sierotki po Bierucie
I przeklinając mieszczan strasznych,
tworzymy rewolucję.

I nasze pokolenie
Ma swoich biczowników,
Tajniaków z wykształceniem
I skromnych urzędników
I stwory bez sumienia
I płazy bez godności
I życie bez myślenia
I miłość... do nicości.

Już nie jesteśmy
Tym, czym kiedyś,
Umiemy być jak lisy
I zdradzić przyjaciela w biedzie
I pójść na kompromisy,
A dzięki tym co "mają rację",
Liżemy cudze stopy,
Zdechniemy kiedyś
Na frustrację,
Tu – w sercu Europy.

I w naszej generacji
Już mamy bojowników
I własną emigrację
I własnych męczenników.
I z gębą roztrzaskaną
Zostaliśmy dziś niemi.

Nie... nie jesteśmy na kolanach,
Ryjemy mordą w ziemi !!!

Contributed by Krzysiek Wrona - 2014/7/10 - 01:53




Language: Polish

Versificazione corretta
NASZE POKOLENIE


W hippisów dzisiaj się bawimy,
Bo taka przyszła moda,
Prochu i tak nie wymyślimy,
Więc nawet czasu szkoda,
Najlepiej żyje się nam w tłumie
– to życie bez kłopotów,
Nosimy dżinsy – się rozumie
I głowę... dla pozłoty.

I nasza generacja
Ma swoich prominentów,
Programem rezygnacja,
Policzek - argumentem,
Oklaski są wyzwaniem,
A gwizdy na pochwałę,
A zamiast przekonania
Jest picie wina... z żalu.

Pod tyłkiem stronę z "Panoramy",
Wzywamy Złote Cielę
I przed obrazem, tu siadamy,
Czekamy Zbawiciela,
Patrzymy chciwie na miedziaki
Sierotki po Bierucie
I przeklinając mieszczan strasznych,
tworzymy rewolucję.

I nasze pokolenie
Ma swoich biczowników,
Tajniaków z wykształceniem
I skromnych urzędników
I stwory bez sumienia
I płazy bez godności
I życie bez myślenia
I miłość... do nicości.

Już nie jesteśmy tym, czym kiedyś,
Umiemy być jak lisy
I zdradzić przyjaciela w biedzie
I pójść na kompromisy,
A dzięki tym co "mają rację",
Liżemy cudze stopy,
Zdechniemy kiedyś na frustrację,
Tu – w sercu Europy.

I w naszej generacji
Już mamy bojowników
I własną emigrację
I własnych męczenników.
I z gębą roztrzaskaną
Zostaliśmy dziś niemi.

Nie... nie jesteśmy na kolanach,
Ryjemy mordą w ziemi !!!

2014/7/11 - 00:01



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