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Dr Sidi Abdel Assar vo el Hama

Mani Matter
Language: Alemannic (Berna)

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Testo e musica di Mani Matter (1936-1972)

Una ballata orientaleggiante che con un sottile gioco di parole e di suoni ironizza sui luoghi comuni del mondo arabo che in tempi remoti furono anche nostri. Alla fine si rivelano delle frecciatine verso la cultura occidentale, elvetica in particolare. Questa canzone ha un posto fisso nel repertorio scolastico svizzero-tedesco. Ne esistono numerosi cover. Un evergreen, anche nel dibattito interculturale.
Dr Sidi Abdel Assar vo el Hama
het mal am Morge früeh no im Pyjama
ir Strass vor der Moschee
zwöi schöni Auge gseh
das isch dr Afang worde vo sym Drama

S'isch d'Tochter gsy vom Mohamed Mustafa
Dr Abdel Assar het nümm chönne schlafa
bis är bim Mohamed
um d'Hand aghalte het
und gseit i biete hundertfüfzig Schaf a

Dr Mohamed het gantwortet: Bi Allah
es freut mi das my Tochter dir het gfalla
doch wärt isch si, mi Seel
zweuhundertzwänzg Kamel
und drunder chan i dir se uf ke Fall la.

Da het der Abdel Assar gseit: o Sidi
uf so ne tüüre Handel gang i nid y
isch furt, het gly druf scho
e Billigeri gno
wo ned so schön isch gsy derfür e Gschydi

Doch wenn es Nacht wird über der Sahara
luegt är der Mond am Hemmel hell und klar a
und truuret hie und da
de schöne Auge na
und tänkt: hätt i doch früecher afa spara.

Contributed by Claudio Ambrosi - 2022/5/29 - 18:06




Language: Italian

Versione italiana eseguibile sulla melodia originale.

(maggio 2022)
SIDI ABDEL ASSAR DI AL HAMA

Sidi Abdel Assar di al Hama
una mattina ancora in pigiama
vide presso la moschea
due occhi blu marea
e questo fu l’inizio del suo dramma

Era la figlia di Mohamed Mustafa
Abdel soffriva per l’insonnia e l’afa
La sorte poi tentò
Al padre si presentò
“Vi offro cento capre se mi sposa.”

Al che Mohamed replica: “Per Allah
Mai venderei mia figlia, è troppo bella.
Ritengo che, semmai,
Valga duecento cammei
Per meno non intendo barattarla.”

Piccato Abdel Assar rispose: “O sidi,
non sono mica un pozzo di quattrini
Di donne meno belle
Più umili e più sveglie
Li troverò di certo in altri lidi.”

Ma quando si fa notte nel Sahara
Guarda la luna luminosa e chiara
Rimpiange, anima in pena,
Quegli occhi blu marea:
“Eh, se avessi accantonato più dinara…”

Contributed by Claudio Ambrosi - 2022/5/29 - 18:15




Language: Italian

La prima strofa rispettivamente in francese e in arabo (traslitterazione).
1. Sidi Abdel Assar de el-Hama
est sorti de bonne heure en pyjama
il a vu près de la mosquée
des yeux si merveilleux
qui sont devenus la raison de son drama


1. Sidi Abdel Assar Moul Hima
Mcha Ouahed Nhar Ri Belpyjama
F'treko Radi Lel Mesjid
Chaf Zouj Ayoun Mangou Frid
Hakda Bdat Hayatu F'drama

(Ali Moulay Lamrani, 2017)

Contributed by Claudio Ambrosi - 2022/5/29 - 18:37




Language: French

Version française – SIDI ABDEL ASSAR D’EL HAMA – Marco Valdo M.I. – 2022
au travers de la version italienne de Riccardo Venturi
d’une chanson alémanique (Berna) – Dr Sidi Abdel Assar vo el Hama – Mani Matter – 1970

Texte et musique : Mani Matter (1936-1972)

Une ballade orientalisante qui, par un jeu subtil de mots et de sonorités, ironise sur les lieux communs du monde arabe qui étaient aussi les nôtres autrefois. En fin de compte, il s’agit d’attaques contre la culture occidentale, en particulier la culture suisse. Cette chanson a une place permanente dans le répertoire scolaire suisse-allemand. Il en existe de nombreuses couvertures. Un éternel débat interculturel.

Dialogue maïeutique

« Deux beaux yeux a entrevus »
« Deux beaux yeux a entrevus »


Ceci est une curieuse chanson, Lucien l’âne mon ami, comme on va s’en apercevoir. Elle a quelque chose d’oriental ; on dirait un de ces contes comme en raconte Shéhérazade dans les Contes des Mille et une Nuits ; une sorte de fable à la fin morale où on découvre l’aventure manquée du sentimental Sidi et de son fantasme inabouti. Le nom complet de Sidi – Sidi Abdel Assar d’El Hama – en est le titre ; elle fut créée et interprétée vers 1970 par Mani Matter, l’avocat chanteur bernois le plus célèbre.

Je vois, dit Lucien l’âne. Rien qu’à lire le titre, je peux prédire qu’il y aura des gens pour accuser Mani Matter de racisme et pour demander, exiger la disparition de cette chanson. C’est une manie à la mode actuellement. De façon générale, je me pose une question : comment connaître le passé, qui est forcément différent du présent, si par avance, on rejette la différence. Comment montrer par exemple toute l’horreur des croisades si on en cache ou on en efface les traces ? Si on veut ignorer combien Godefroid de Bouillon était considéré comme un héros, comment comprendre ces épisodes passés ? Comment comprendre le fascisme si on veut passer sous silence l’adulation qui était portée à son Guide, le Duce, par une grande part de la population du pays où il se pavanait ?

Sans doute, dit Marco Valdo M.I., y a-t-il en ce monde toutes sortes de gens et toutes sortes d’histoires et toutes sortes de chansons, le tout mis ensemble constitue la culture de l’humanité. Le bon, le mauvais, tout est mélangé : les jolies fleurs et le fumier. Et comment dire, la culture (humaine), c’est comme la culture (horticole, agricole…), c’est un tout comme la nature et comme pour la nature, éliminer une partie de la connaissance entraîne un appauvrissement général de la compréhension. Et puis, ce qui a été, a été. D’une certaine façon, il est bon de garder trace des horreurs, afin que plus jamais, elles ne se répètent.

Oui, c’est un beau programme, répond Lucien l’âne. Écoutons la chanson et puis, passons outre à ces restrictions, ignorons par avance les censeurs et tissons le linceul de ce vieux monde châtreur, sinistre, stérile, autodestructeur et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
SIDI ABDEL ASSAR D’EL HAMA

Sidi Abdel Assar d’El Hama,
Un matin tôt, encore en pyjama,
Devant la mosquée, dans sa rue,
Deux beaux yeux a entrevus
Et de son drame, ce fut le début.

C’était la fille de Mohamed Mustafa.
Abdel Assar n’en dormit pas, et le lendemain,
Chez Mohamed se présenta.
De sa fille, il demanda la main
Et offrit cent chèvres pour l’épouser.

Mohamed a répondu : « Par Allah
Jamais je ne vendrais ma fille, elle est trop belle.
C’est possible, je crois,
Si tu me donnes deux cents chamelles ;
Pour moins, je ne la céderai pas. »

Là, Abdel Assar répond : « O sidi,
Je n’achète pas une reine.
Des femmes moins belles,
Plus humbles et plus amènes,
J’en trouverai dans le pays. »

Mais quand la nuit tomba sur le Sahara,
Il vit la lune brillante et sereine,
Il repensa, l’âme en peine,
Aux yeux cernés de mascara
Et se dit : « Ah, si j’avais plus de carats… »

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2022/5/30 - 20:21



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