Lingua   

La Main d’Hilbert

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese



Nelle dit à sa mère, « Ce matin,
Hans ton mignon réclame la main
Gauche d’Hilbert, il faut la chercher. »
Katheline répond : « J’irai la couper ! »

Et Katheline s’en va au champ,
Elle marche vite et fièrement.
Nelle porte une bêche, elle porte un couteau ;
Les officiers la suivent comme des corbeaux.

Katheline dit : « J’étais cachée là.
Hilbert était laid, Hans, tu es beau.
Tu auras tantôt sa main ; elle est là
Où la terre éponge l’eau. »

Là, près de la digue, sous la lune,
Quelle terrible dispute, quelles colères.
J’entendais tout de la dune,
J’ai vu ton poignard le mettre à terre. »

Elle prend la bêche et dit soudain :
« Ami Hilbert, Hans mon seigneur
M’ordonne de couper ta main.
Ne me cherche pas malheur ! »

Elle casse la glace, creuse découvrant
La forme d’un corps sur le dos étendu.
C’est un jeune homme au visage blanc,
D’un habit de gros drap gris vêtu.

Son épée repose à côté de lui,
En sa poitrine, un poignard est planté.
Katheline coupe la main sans hésiter
Et la remise dans son étui.

Le Bailli mande de le déshabiller.
Le cadavre d’Hilbert dépouillé,
Tous peuvent voir ôter le poignard.
On couvre le mort de sable sans retard.

Le cortège rentre en procession funéraire.
Katheline s’en va devant, joyeuse commère,
Porter la main à Hans en sa prison.
Nelle pleure, il n’y aura pas de pardon.

Comme sorcière coupable de conjurations,
Par le Bailli en personne constatées,
Katheline à peine entrée, est appréhendée
Et dans la cave, à double tour, enfermée.


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