Lingua   

Ninna nanna

Teresa De Sio
Lingua: Napoletano

Lista delle versioni e commenti


Ti può interessare anche...

In Germany Before the War
(Randy Newman)
L'angelo caduto
(Nomadi)
Salvation
(Blow Up Hollywood)


[2007]
Parole e musica di Teresa De Sio
Nell’album intitolato “Sacco e fuoco”

Sacco e fuoco

“La ninna-nanna è una forma-canzone molto diffusa nella musica popolare. Qui Teresa ne costruisce una secondo un suo personalissimo stile. Un canto di protezione per tutti i bambini abbandonati nel mondo, ma anche una vera e propria canzone d’amore.” (dalle note di presentazione del disco)
Viene ccà damme ‘a mano
Lassammo fore ‘a porta ‘o munno
Pé dint’a ‘ll’aria già se spanne
Nu poco e musica
Ninnananna ninnaò

Cuntammo ‘ll’ore a una a una
E dint’a cammera sta ‘o sole
Pure si fore è ancora scuro
Pure si fore è scuro.

E duorme duorme pure tu
Ca nun si cchiù criaturo
Duorme duorme e sta sicuro
Ca ce stongh’ io vicino a te
Ca ce stongh’io cu te

Duorme e sta zittu zittu
Ca si passa ‘o diavolo nun sente
Ma tu nun t’affacce, nun t’affacce
E chillo nun te po’ fa niente
Nun te po’ fa niente

E duorme duorme pure tu
Ca nun si cchiù criaturo
Duorme duorme e sta sicuro
Ca ce stongh’ io vicino a te
Ca ce stongh’io cu te

Dormono tutte ‘e criature d’o munno
Si ‘o munno nunn’è vvò bene o lupo s’è magna
Carono comm’a sti fronne d’autunno
Aggia cantà cchiù forte
Ninna nanna ninnaò

E duorme duorme pure tu
Ca nun si cchiù criaturo
Duorme duorme e sta sicuro
Ca ce stongh’ io vicino a te
Ca ce stongh’io cu te

inviata da Bernart Bartleby - 22/8/2014 - 09:00




Lingua: Italiano

Versione italiana di Alberto Scotti
Vieni qua, dammi la mano
Lasciamo il mondo fuori dalla porta
Nell'aria già di spande
Un po' di musica
Ninnananna ninnaò

Contiamo le ore una ad una
E dentro la stanza c'è il sole
Anche se fuori è ancora buio
Anche se è ancora buio

E dormi, dormi anche tu
Che non sei più bambino
Dormi, dormi e stai sicuro
Che ci sono io vicino a te
Che ci sono io con te

Dormi e stai zitto, zitto
Che se passa il diavolo non sente
Ma tu non ti affacci, non ti affacci
E quello non può farti niente
Non ti può far niente

E dormi, dormi anche tu
Che non sei più bambino
Dormi, dormi e stai sicuro
Che ci sono io vicino a te
Che ci sono io con te

Dormono tutti i bambini del mondo
E se il mondo non gli vuol bene, il lupo se li mangia
Cadono come le foglie in autunno
Devo cantare più forte
Ninna nanna, ninnaò

E dormi, dormi anche tu
Che non sei più bambino
Dormi, dormi e stai sicuro
Che ci sono io vicino a te
Che ci sono io con te

inviata da Alberto Scotti - 22/11/2021 - 05:18




Lingua: Francese

Version française – Dors, enfant, dors ! – Marco Valdo M.I. – 2021
d’après la version italienne d’Alberto Scotti d’une
Chanson italienne (napolitain) – Ninna nanna – Teresa De Sio – 2007

« La berceuse [la barcarolle, la comptine, la lalalaire, la lallation, la litanie, la ritournelle, la cantilène, particulièrement, dans sa version italienne de ninna-nanna] est une forme très répandue dans la musique populaire. Ici, Teresa en construit une dans son style personnel. Une chanson de protection pour tous les enfants abandonnés dans le monde, mais aussi une véritable chanson d’amour. » (extrait des notes de présentation du disque)

Dialogue maïeutique

Dors, enfant


Je pense, Lucien l’âne mon ami, qu’on en dit jamais assez l’importance de l’enfance et de la prime enfance pour le devenir d’une espèce vivante – en l’occurrence, l’espèce humaine. D’abord, c’est le moment où la population humaine (c’est pareil pour les autres) est la plus importante en nombre – c’est là une vérité mathématique la plus incontestable, mais aussi en ce que l’enfance porte tous les espoirs et tous les avenirs.

Mathématique, dit Lucien l’âne, c’est une évidence à voir tous les êtres qui ne vont pas au-delà de leur enfance et de leur petite enfance ; ils avaient pourtant commencé à vivre et voilà, c’était déjà fini. C’est d’ailleurs aussi vrai pour tout le monde tant la vie va vite, tant la vie, aussi longue soit-elle – est courte ; tiens, prenons le cas de l’insecte le plus éphémère, sa vie en soi vaut toutes les vies et a, vue de l’intérieur de l’insecte, la durée complète d’une vie ; dès lors, cent ans, la belle affaire, on n’a pas le temps d’en faire tant, on a juste le temps de les voir passer. Mais enfin, on dirait que la vie, c’est comme la nuit : on ferme un œil et c’est demain.

Soit, reprend Marco Valdo M.I., cependant, elle est beaucoup plus courte pour le nouveau-né qui meurt au berceau que pour l’ancêtre qui meurt dans la maison de repos – comme on appelle aujourd’hui, l’asile pour vieillard et que nous nommons habituellement avec beaucoup de réalisme, le mouroir. Quant à mourir, hormis l’âge qui ne saurait être mis en cause, outre la maladie ou la malformation, le nouveau-né a le choix, on le tue à coups de poings, de pieds, de bâton, de marteau, de bouteille, de couteau, de fusils, de bombes et que sais-je encore.

Ou alors, dit Lucien l’âne, de faim, de soif, de froid, de chaud, de feu, de maladie, d’abandon, j’arrête là, on ne peut venir à bout de pareille énumération.

C’est ce que dit la chanson, continue Marco Valdo M.I., quand elle signale :

« Si le monde ne les aime pas, le loup va les manger ;
Comme les feuilles en automne, ils vont tomber. »


Mais la chanson se veut protectrice et rassurante et elle peut l’être pour l’enfant à qui elle est chantée doucement à l’oreille.

C’est déjà ça, dit Lucien l’âne, c’est un enfant qui a de la chance, celui qui l’entend comme ça. Il peut dormir tranquille, en effet. Au fait, la chance a ceci de particulier, c’est qu’on ne peut la distribuer, on ne peut la partager ; c’est comme la vie, on l’a ou on ne l’a pas. Point. Quant à nous, tissons le linceul de ce vieux monde inique, cynique, comique, atomique et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
DORS, ENFANT, DORS !

Viens ici, donne-moi la main,
Laissons dehors le monde et sa clique.
Dans la nuit, déjà s’épand serein
Un air de musique.
Dors, enfant, dors !

Comptons les heures une à une ;
Même s’il fait encore noir dehors,
Dans ta chambre, le soleil salue la lune,
Même s’il fait noir encore.

Et dors, dors aussi toi
Qui n’es plus un enfant ;
Dors, dors et sois content,
Car moi, je suis près de toi,
Car moi, je suis avec toi.

Dors et tais-toi, tais-toi,
Que le diable ne t’entende pas,
Surtout ne te montre pas, ne te montre pas.
Et alors, il ne pourra rien te faire,
Il ne pourra rien te faire.

Et dors, dors aussi toi
Qui n’es plus un enfant ;
Dors, dors et sois content,
Car moi, je suis près de toi,
Car moi, je suis avec toi.

Comme tous les enfants du monde, dors !
Si le monde ne les aime pas, le loup va les manger ;
Comme les feuilles en automne, ils vont tomber.
Il faut chanter plus fort.
Dors, enfant, dors !

Et dors, dors aussi toi
Qui n’es plus un enfant ;
Dors, dors et sois content,
Car moi, je suis près de toi,
Car moi, je suis avec toi.

inviata da Marco Valdo M.I. - 25/11/2021 - 17:23



Pagina principale CCG

Segnalate eventuali errori nei testi o nei commenti a antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org