Lingua   

Le Chat et la Locomotive

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese



Dans la maison de Ferruccio
On parle de musique
Réunion de familiers et de vieux amis
Assis sur une chaise longue
Avec une couverture beige sur les genoux,
Un peu plus tard, sur un train très rapide
Debout dans le couloir, je regarde,
Par la fenêtre grande ouverte.
"Jette un coup d'œil à gauche !".
Personne ne s'est aperçu de rien.
Le train longe un long moment une longue voie
Où s'avance une longue locomotive à la cheminée longiligne
Surmontée d'une étoile dorée
Et de bouffées blanches. Pouf, pouf, pouf.
Elle entraîne sur trois wagons
Un groupe d'animaux : un vieux chien jappant
Une girafe, un loup, un tigre, un éléphant
Quelques fennecs, un hippopotame et un varan.
Le train avance
Précédé d'un chat qui marche à reculons,
Debout sur ses pattes postérieures,
Qui psalmodie sans interruption.
Rythmiquement, comme une prière,
Une litanie qui simule le bruit d'une locomotive
"Parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke…"
La scène est gracieuse comme une caricature anglaise
Parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke...
Soudain une voyageuse, une grosse dame,
Avec des sourcils fort épais et pileux
Et de grosses lunettes,
Dans les affaires et riche
Persuadée aussi d'être séduisante, dit :
" Vous savez, Messieurs, les dernières nouvelles ?
Je ne suis pas Sarde, je suis de Paris,
Mais le Pape sera très bien à Cagliari
Où je vais souvent pour le commerce des cochons… »
Le groupe des animaux s'avance
Le chat dit soudain
Parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke...
L'avion plonge
Tac, tac, tac, tac, tac
L'avion lâche ses bombes
Boum, crac, lumière, fureur, débris, poussière
Le train déraille,
Parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke...
Le machiniste se met à rire,
Les animaux sont blessés.
La machine revient sur sa vieille voie,
Les blessés sont remis d'aplomb,
Le chat recommence à murmurer à reculons
Parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke...
Et tous ensemble,
Dans un nuage de vapeur ferroviaire
S'en vont se perdre du côté de la mer.
Parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke...
Les gens partent pour les congés
À une heure moins le quart
Avec un Niagara de voitures
Et trente cinq degrés
C'est l'heure où on a
La prétention d'exister et d'être quelque chose
Parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke...
Et l'or des Atrides reste
Un masque intact.
Parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke, parke...


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