Lingua   

Ballade des pendus [Épitaphe Villon]

Serge Reggiani




Ti può interessare anche...

Les poètes aussi
(Francesca Solleville)
Vom François Villon
(Bertolt Brecht)
Le Pendu
(Melissmell)


[1462/63?]
di François Villon [1431-1463?]
Musica [1961] di Louis Bessières
Interpretazione di Serge Reggiani

François de Montcorbier, detto Villon. Incisione dalla prima edizione a stampa del 1501.
François de Montcorbier, detto Villon. Incisione dalla prima edizione a stampa del 1501.
François Villon in un (falso) ritratto ottocentesco.
François Villon in un (falso) ritratto ottocentesco.




pendusepitapheLa Ballade des pendus è la più celebre poesia di François Villon; specialmente a partire dal Romanticismo, con la sua riscoperta della poesia medievale, la sua influenza sulla letteratura non solo francese è stata enorme. Si afferma generalmente, anche se la circostanza non è mai stata chiarita in modo definitivo, che Villon la compose in carcere, nell'attesa di essere giustiziato per impiccagione in seguito al suo coinvolgimento nel cosiddetto Caso Ferrebouc, nel quale un legato pontificio rimase ferito durante una rissa.

Nel manoscritto Coislin (1464) la ballata è priva di titolo; nell'antologia Le Jardin de Plaisance et Fleur de de rethoricque, stampata da Antoine Verard nel 1501, è intitolata semplicemente Autre ballade. Essa reca invece il titolo di Épitaphe Villon nel manoscritto Fauchet (1477) e nell'edizione principe a stampa del 1489 di Pierre Levet (Le grant testament villon et le petit. Son codicile. Le iargon et ses ballades) è di Épitaphe dudit Villon nel Canzoniere di Rohan. Clément Marot, nella sua edizione commentata del 1533, la intitola: Épitaphe en forme de ballade, que feit Villon pour luy & pour ses compaignons s'attendant à estre pendu avec eulx. ("Epitafio in forma di ballata, che Villon compose per lui stesso e per i compagni che attendevano d'essere impiccati con loro"). Il titolo moderno è tardo; deve essere attribuito ai Romantici, e pone dei problemi in quanto svela troppo presto l'identità dei "narratori" e compromette l'effetto di sorpresa voluto da Villo. Il titolo Épitaphe Villon e i suoi derivati è improprio ed ingenera confusione, poiché Villon si era già composto un vero e proprio epitafio al termine del Grand Testament (vv. 1884-1906); inoltre, tale titolo (e specialmente la dettagliata versione di Marot) implica che Villon abbia composto la poesia nell'attesa dell'impiccagione, il che è ancora oggetto di discussione. Gli storici e i commentatori di Villon nominano usualmente la poesia con le sue prime due parole: Frères humains, come è abitudine quando l'autore non ha lasciato un titolo; ma il titolo con la quale è generalmente nota è quello tardo di Ballade des pendus.

Data la grande notorietà di questa poesia, risulta abbastanza strano che per averne una versione musicata e cantata si sia dovuto attendere il 1961 con la (bella) versione di Louis Bessières interpretata da Serge Reggiani. La canzone francese ha un'antica e cospicua tradizione di testi poetici messi in musica. Non si ha notizia di alcun tentativo del genere effettuato ad esempio da Georges Brassens, che pure aveva messo in musica un'altra celeberrima ballata di Villon, la Ballade des dames du temps jadis, e nelle cui canzoni gli impiccati sono presenza frequente. Ma bisognerà attendere la Ballata degli impiccati di Fabrizio De André per avere una composizione della drammaticità paragonabile a quella del capolavoro villoniano, anche se in un'ottica del tutto opposta. [RV]
Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez les cuers contre nous endurcis,
Car, se pitié de nous povres avez,
Dieu en aura plus tost de vous mercis.
Vous nous voiez cy attachez cinq, six:
Quant de la char, que trop avons nourrie,
Elle est pieça devoree et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et pouldre.
De nostre mal personne ne s'en rie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!

Se vous clamons, freres, pas n'en devez
Avoir desdaing, quoy que fusmes occis
Par justice. Toutefois, cous sçavez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis;
Excusez nous, puis que sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous preservant de l'infernale fouldre.
Nous sommes mors, ame ne nous harie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!

La pluye nous a buez et lavez,
Et le soleil dessechiez et noircis;
Pies, corbeaulx nous ont les yeux cavez,
Et arrachié la barbe et les sourcis.
Jamis nul temps nous ne sommes assis;
Puis ça, puis la, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charie,
Plus becquetez d'oyseaulx que dez a couldre.
Ne soiez donc de nostre confrarie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!

Prince Jhesus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'enfer n'ait de nous seigneurie:
A luy n'ayons que faire ne que souldre.
Hommes, ici n'a point de mocquerie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

inviata da Riccardo Venturi - 23/4/2007 - 00:27




Lingua: Francese

Il testo in francese modernizzato, interpretato da Serge Reggiani (vale a dire non reso in francese moderno, ma semplicemente adattato graficamente e foneticamente. Proviene da questa pagina.
BALLADE DES PENDUS

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

inviata da Riccardo Venturi - 23/4/2007 - 00:41




Lingua: Francese

La versione in francese moderno (vera e propria traduzione). Proviene da fr.wikipedia.
BALLADE DES PENDUS

Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez pas vos cœurs durcis à notre égard,
Car si vous avez pitié de nous, pauvres,
Dieu aura plus tôt miséricorde de vous.
Vous nous voyez attachés ici, cinq, six:
Quant à notre chair, que nous avons trop nourrie,
Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poussière.
De notre malheur, que personne ne se moque,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Si nous vous appelons frères, vous n'en devez
Avoir dédain, bien que nous ayons été tués
Par justice. Toutefois vous savez
Que tous les hommes n'ont pas l'esprit bien rassis.
Excusez-nous, puisque nous sommes trépassés,
Auprès du fils de la Vierge Marie,
De façon que sa grâce ne soit pas tarie pour nous,
Et qu'il nous préserve de la foudre infernale.
Nous sommes morts, que personne ne nous tourmente,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil nous a séchés et noircis;
Pies, corbeaux nous ont creusé les yeux,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais un seul instant nous ne sommes assis;
De ci de là, selon que le vent tourne,
Il ne cesse de nous ballotter à son gré,
Plus becquétés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Prince Jésus qui as puissance sur tous,
Fait que l'enfer n'aie sur nous aucun pouvoir :
N'ayons rien à faire ou à solder avec lui.
Hommes, ici pas de plaisanterie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre.

inviata da Riccardo Venturi - 23/4/2007 - 00:43




Lingua: Italiano

Traduzione italiana di Emma Stojkovic Mazzariol
Da: François Villon, Poesia, Milano, Mondadori, 1985

[...]Il delinquente torturato dal vescovo, respinto da tutti, anche dall'ultimo dei suoi parenti, ha fede nel giudizio finale di Dio, non in quello degli uomini, che vede miseri come lui, sia che trascinino la loro vita randagia sulle strade, come i buffoni, i saltimbanchi, le prostitute, sia che seguano le oscure forze del male -bari, ladri, imbroglioni- sia che vivano avvinghiati ai beni terreni e alla loro ripugnante fisicità, come i grassi borghesi, gli usurai, i mercanti che fanno parte della gerarchia ufficiale di una societò dipinta nei suoi lasciti con tanta ferocia. Forse solo una tragica farsa egli ha visto nella vita, quella vita che ama con spasimo, ora perdendosi nel suo brago, ora cercandovi una smarrita purezza. Nella società, nel mondo che si agita intorno a lui, Dio è assente. La sua parola è irriconoscibile. Tutti attendono, come il "povero Villon", di essere liberati dalla loro prigione -quella di Meung, o del peccato, o della vita- riammessi un giorno nella "casa" di Dio:

Au retour de dure prison
Ou j'ai laissié presque la vie...
Plaise a Dieu que l'aame ravie
En soit lassus en sa maison.

Forse in questo mondo alla rovescia, dilaniato e fatto a pezzi dalla parola ruvida e beffarda di un delinquente poeta in cerca di verità, l'unica speranza di salvezza è nell'appello, nell'intercessione di tutti per tutti, nella partecipazione all'umano, in una restaurata dimensione di carità.

La Ballata degli impiccati non fa parte del Testamento e non si conosce esattamente la data della sua composizione. Eppure, il suo spirito circola al fondo del poema, fin da quando un leggendario pirata Diomede è portato davanti al suo "pietoso" Alessandro per essere "giudicato a morire", fin da quando l'incubo della morte "con onta e infamia" si concretizza nella visione di uno sciagurato Colin de Cayeux penzolante da una forca.

Quel nero colore che il poeta porta sul volto, quel corpo spettrale come una chimera, cui egli assegna un'impossibile sepoltura in un "solaio" lontano da terra, altro non sono forse che la proiezione di un terrore che è coscienza del male, sentito come misteriosa condizione del vivere. Il cinismo, la beffa, l'insulto sono spesso solo forme esasperate di sofferenza. La cappella di Saint-Avoie -bizzarra e quasi irreale- dove non ci sarà la sua tomba, ma solo il profilo del suo corpo tutto intero, in piedi, tracciato a inchiostro o col carbone, sembra la casa dell'impiccato, che è in alto nel vento.

Da tempo, Villon cercava quei poveri corpi occis par justice per dar loro la voce. "Non è più la morte comune ad ognuno", ha scritto il Neri, "ma la morte dei suoi, la misera fine dei vagabondi, dei coquillards. Non è solo questo. Ha ragione il Del Monte quando scrive che l'invito alla pietà, a un nuovo patto di fratellanza, è rivolto ai vivi, non in nome del Creatore, ma di un "eguale destino umano, fatto di follia e di dolore". E non in accordo con la giustizia umana, potremmo aggiungere, di cui pure qui si riconosce la legge necessaria e inesorabile (quoy que fusmes occis par justice), anch'essa provvisoria e precaria en ce monde ci transitoire.

Emma Stojkovic Mazzariol, dall'Introduzione all'op.cit., pp. XXVIII-XXX.
BALLATA DEGLI IMPICCATI

Fratelli umani, che ancor vivi siete
Non abbiate per noi gelido il cuore,
Ché, se pietà di noi miseri avete
Dio vi darà più largo il suo favore.
Appesi cinque, sei, qui ci vedete:
La nostra carne, già troppo ingrassata,
E' ormai da tempo divorata e guasta;
Noi ossa, andiamo in cenere e polvere.
Nessun rida del male che ci devasta,
Ma Dio pregate che ci voglia assolvere!

Se vi diciam Fratelli, non dovete
Averci a sdegno, pur se fummo uccisi
Da giustizia. Ma tuttavia, sapete
Che di buon senso molti sono privi.
Poiché siam morti, per noi ottenete
Dal figlio della Vergine Celeste
Che inaridita la grazia non resti,
E che ci salvi dall'orrenda folgore.
Morti siamo: nessuno ci molesti,
Ma Dio pregate che ci voglia assolvere!

La pioggia ci ha lavati e risciacquati,
E il sole ormai ridotti neri e secchi;
Piche e corvi gli occhi ci hanno scavati,
E barba e ciglia strappate coi becchi.
Noi pace non abbiamo un sol momento:
Di qua, di Là, come si muta, il vento,
Senza posa a piacer suo ci fa volgere,
Più forati da uccelli che ditali.
A noi dunque non siate mai uguali;
Ma Dio pregate che ci voglia assolvere!

O Gesù, che su tutti hai signoria,
Fa' che d'Inferno non siamo in balia,
Che debito non sia con lui da solvere.
Uomini, qui non v'ha scherno o ironia,
Ma Dio pregate che ci voglia assolvere!

inviata da Riccardo Venturi - 23/4/2007 - 00:35




Lingua: Italiano

Versione italiana (letterale) di Arianna Cardoni
Fratelli umani, che siete ancora vivi
non abbiate i cuori insensibili verso di noi
perchè, se pietà di noi poveri avrete
dio sarà clemente con voi
voi ci vedete qui appesi, cinque, sei
quanto alla carne che abbiamo tanto soddisfatto
lei è gia divorata e decomposta
e noi, le nostre ossa deventano cenere e polvere
nessuno ride del nostro male
ma pregate dio che ci voglia perdonare

Se vi chiamiamo fratelli non ne dovete
avere indignazione anche se siamo stati uccisi
dalla giustizia...tuttavia sapete
che molti uomini non hanno il buon senso
scusateci, poichè siamo morti
invece il figlio della vergine maria
que la sua grazie non sarà terminata per noi
ci salva dall'inferno
siamo morti, nessuno ci infastidisca
ma pregate dio che ci voglia perdonare

La pioggia ci ha sciaquati e lavati
e il sole seccati e anneriti
gazze corvi ci hanno cavato gli occhi
e strappato barba e sopracciglia
non abbiamo mai un momento di tempo
di qua, di la come cambia il vento
a suo piacere senza fermare il nostro movimento
più bucati dagli uccelli che dei ditali
quindi non sarete mai uguali a noi
ma pregate dio che ci voglia perdonare

O gesù che su tutti noi hai potere
guarda che inferno ci è capitato
a lui non dobbiamo niente
uomini questo è il punto chiave
ma pregate dio che ci voglia perdonare.

inviata da Cardoni Arianna - 15/4/2009 - 15:51




Lingua: Inglese

Una versione inglese da questa pagina. E' la "versione standard" che appare in diverse altre pagine, ma non ne è purtroppo nominato l'autore.
THE BALLAD OF THE HANGED MEN

Men my brothers who after us live,
have your hearts against us not hardened.
For—if of poor us you take pity,
God of you sooner will show mercy.
You see us here, attached.
As for the flesh we too well have fed,
long since it's been devoured or has rotted.
And we the bones are becoming ash and dust.
Of our pain let nobody laugh,
but pray God would us all absolve.

If you my brothers I call, do not
scoff at us in disdain, though killed
we were by justice. Yet ss you know
all men are not of good sound sense.
Plead our behalf since we are dead naked
with the Son of Mary the Virgin
that His grace be not for us dried up
preserving us from hell's fulminations.
We're dead after all. Let no soul revile us,
but pray God would us all absolve.

Rain has washed us, laundered us,
and the sun has dried us black.
Worse—ravens plucked our eyes hollow
and picked our beards and brows.
Never ever have we sat down, but
this way, and that way, at the wind's
good pleasure ceaselessly we swing 'n swivel,
more nibbled at than sewing thimbles.
Therefore, think not of joining our guild,
but pray God would us all absolve.

Prince Jesus, who over all has lordship,
care that hell not gain of us dominion.
With it we have no business, fast or loose.
People, here be no mocking,
but pray God would us all absolve.

inviata da Riccardo Venturi - 23/4/2007 - 02:06


Vi mando sul mio blog dove è stato da poco immesso l'MP3 della "Ballata degli impiccati" nella versione di Fabrizio de André e da dove è possibile scaricarlo.
POETI MALEDETTI - 03 (RAFFRONTI IIa)

Adriano Stellica - 2/10/2007 - 12:38


La traduzione letterale in italiano è comunque abbastanza libera.
La traduzione italiana non letterale è troppo infedele al testo originario francese.
(petite_francaise)

Carissima Petite Française, la traduzione italiana "non letterale" è una traduzione poetica dovuta alla colei che è forse la migliore e più accreditata traduttrice italiana di Villon, Emma Stojkovic Mazzariol; sulla traduzione "letterale" non mi pronuncio, anche se comunque mi sembra che renda abbastanza bene l'originale. E' bene anche fare un piccolo discorso sulle traduzioni "letterali", "libere" e via discorrendo: si tratta in massima parte di riscritture, dato che una resa "fedele" di un testo poetico o non è possibile, oppure si effettua una traduzione diciamo "di servizio" in prosa. Tutto questo per dirti che i tuoi mi sembrano, perdonami la sincerità, discorsi piuttosto oziosi e un po' pedanti. A questo punto rivolgo un eterno invito, a te e a tutti: se avete la capacità di giudicare e criticare una traduzione, cosa che è senz'altro legittima, dovreste anche fornirne una vostra, personale, che risponda maggiormente alle caratteristiche che criticate negli altri. Le critiche sono sempre legittime, ma è legittimo anche aspettarsi un contributo più fattivo da parte del critico. Altrimenti restano cose campate in aria. Saluti! [RV]

31/10/2010 - 17:23




Lingua: Catalano

Versione catalana di Jordi Teixidor (1939-2011), drammaturgo.
Musica e interpretazione di Jaume Arnella, dal disco “François Villon. Balades i testament”

François Villon. Balades i testament
L’EPITAFI DE VILLON EN FORMA DE BALADA

Germans humans que ara ens sobreviviu,
no ens mireu pas amb cor dur i despectiu,
car si teniu pietat de nosaltres
Déu en tindrà molta més per vosaltres.
Heu-nos ací lligats, penjats, cinc, sis:
Aquesta carn que amb excés hem nodrit
fa molt de temps que ja se’ns ha podrit
i no som més que ossos, pols i buidor.
Que el nostre mal no us inciti al somrís,
pregueu a Déu per a tots el perdó.

I si us clamem avui, germans, no ens heu
de menystenir: vam ser ajusticiats
i tots vosaltres prou bé que sabeu
que no pas tots som del tot assenyats.
Així, excuseu-nos puix que ara hem transit
devers el fill de la Verge Maria,
la seva gràcia amb nosaltres sia
i no l’eterna fulminació.
Avui som morts, no ens vulgueu cap neguit,
pregueu a Déu per a tots el perdó.

La pluja ens ha rentats i emblanquits,
després, el sol, assecats i ennegrits,
garses i corbs els ulls ens han buidat
i barba i celles ens han arrencat.
Sense parar cap instant nit i dia,
ençà i enllà, tal com el vent varia
arrauxat sempre al seu gust ens arria,
més repicats que closca d’ametlló.
No entreu mai en la nostra confraria,
pregueu a Déu per a tots el perdó.

Príncep Jesús, que dalt de tot regneu,
feu que l’Infern no ens sotmeti al seu feu,
que no hi tinguem deute ni qüestió.
Homes, això no és pas perquè rigueu,
pregueu a Déu per a tots el perdó.

inviata da Bernart Bartleby - 11/3/2014 - 09:37


LE QUATRAIN

Que feit Villon quand il fut jugé à mourir.

Je suis François, dont ce me poise,
Né de Paris emprès Ponthoise.
Or d'une corde d'une toise
Saura mon col que mon cul poise.


(da “François Villon, Oeuvres complètes de François Villon. Suivies d'un choix des poésies de ses disciples”, Project Gutenberg, 2004)

Bernart Bartleby - 18/3/2015 - 13:07




Lingua: Tedesco

Traduzione tedesca di Richard Dehmel (1893), da de.Wikisource
LIED DER GEHENKTEN

O Mensch, o Bruder, machst du hier einst Rast,
verhärte nicht dein Herz vor unsrer Pein;
denn wenn du Mitleid mit uns Armen hast,
wird Gott der Herr dir einst gewogen sein.
Hier hängen wir, so stücker acht auch neun;
ach, unser Fleisch, einst unser liebst Ergetzen,
jetzt ist es längst verfault und hängt in Fetzen,
samt unsern Knochen fast zu Staub zerfallen.
Doch wolle Keiner seinen Witz dran wetzen –
nein: bittet Gott, daß er verzeih uns Allen!

Mißachte, Bruder, nicht dies unser Flehn;
du weißt ja, der du unser Bruder bist,
obgleich uns nach Gesetz und Recht geschehn,
daß nicht ein jeder Mensch vernünftig ist.
Verwende dich von Herzen als ein Christ
beim Sohn der Jungfrau, daß er seine Gnade,
da wir nun tot sind, auch auf uns entlade
und uns behüte vor des Satans Krallen;
die Seele, Bruder, stirbt nicht mit am Rade –
ja: bittet Gott, daß er verzeih uns Allen!

Sturzregen haben unsern Leib zerspült,
die Sonne uns geschwärzt und ausgedörrt,
Kräh’n, Raben uns die Augen ausgewühlt,
uns Bart und Brauen aus der Haut gezerrt;
niemals, kein Stündchen Ruh am warmen Herd;
nur wipp und wapp, und immer wippwapp wieder,
umschwärmt von Kräh’n, die Winde um die Glieder,
zerhackt, zerlöcherter als Hosenschnallen!
Ja: vor Uns Brüdern seid ihr sicher, Brüder;
doch – bittet Gott, daß er verzeih uns Allen!

inviata da Bernart Bartleby - 18/3/2015 - 13:58


Ma questa “Ballade, in der allen verziehen wird”, scritta da Bertolt Brecht nel 1927 per “Die Dreigroschenoper” (“L’Opera da Tre Soldi”) dell’anno seguente, non è “un po’ più che ispirata” alla celebre ballata di Villon?

BALLADE, IN DER ALLEN VERZIEHEN WIRD

Ihr Menschenbrüder, die ihr nach uns lebt
Laßt euer Herz nicht gegen uns verhärten
Und lacht nicht, wenn man uns zum Galgen hebt
Ein dummes Lachen hinter euren Bärten.
Und flucht auch nicht, und sind wir auch gefallen
Seid nicht auf uns erbost wie das Gericht:
Gesetzten Sinnes sind wir alle nicht
Hier, Menschen, lasset allen Leichtsinn fallen
Hier, Menschen, laßt euch uns zur Lehre sein
Und bittet Gott, er möge uns verzeihn.

Der Regen wäscht uns ab und wäscht uns rein
Und wäscht das Fleisch, das wir zu gut genährt
Und die zuviel gesehn und mehr begehrt:
Die Augen hacken eure Raben ein!
Und niemals sind wir festgehängt und wiegen
Bald hin, bald her, gang wie aus Übermut!
Zerpickt von einer gierigen Vögelbrut
Wie Pferdeäpfel, die am Wege liegen.
Ach, Brüder, laßt euch uns zur Warnung sein
Und bittet Gott, er möge uns verzeihn.

Die Mädchen, die die Brüste zeigen
Um leichter Männer zu erwischen.
Die Strolche, die nach ihnen äugen
Um ihren Sündenlohn zu fischen
Die Lumpen, Huren, Hurentreiber
Die Tagediebe, Vogelfrein
Die Mordgesellen, Abtrittweiber
Ich bitte sie, mir zu verzeihn.
Nicht so die Polizistenhunde
Die jeden Abend, jeden Morgen
Nur Rinde ließen meinem Munde
Auch sonst verursacht Mühn und Sorgen.
Ich könnte sie ja jetzt verfluchen
Doch will ich heute nicht so sein.
Um weitre Händel nicht zu suchen
Bitt ich auch sie, mir zu verzeihn.
Man schlage ihnen ihre Fressen
Mit schweren Eisenhammern ein.
Im übrigen will ich vergessen
Und bitte sie, mir zu verzeihn.



Traduzione italiana da “Bertolt Brecht. Poesie politiche”, a cura di Enrico Ganni, Einaudi 2015

BALLATA IN CUI SI PERDONA A TUTTI

Fratelli umani che in vita restate,
non lasciate indurire i vostri cuori.
Non masticate un riso scimunito
quando saremo issati sulla forca.
Non infierite, anche se siam caduti
non usate dei giudici l’asprezza.
Gente non siamo di spiriti miti!
Rinunciate alla vostra leggerezza.
Che il nostro esempio possa ammaestrarvi,
ma voi chiedete a Dio pietà di noi.

La pioggia ci ha lavati e rilavati
qui nelle carni che abbiamo ingrassato,
e gli occhi troppo aperti e ancor piú avidi
i corvi ce li strappano dal capo.
Troppo in superbia noi siamo saliti da sostituire
e la superbia quassú ci ha innalzati,
dove gli uccelli ingordi ora ci beccano
come palle di sterco sulla strada.
Che il nostro caso vi serva di monito!
Ma voi chiedete a Dio pietà per me.

Alla ragazza che scopre il petto
per attirare i merli in caldo,
al briccone che le strizza l’occhio,
sperando di spillarle i soldi,
alle puttane, ai protettori,
ai tagliaborse, ai randagi, ai furfanti,
alla canaglia dei bassifondi
chiedo perdono a tutti quanti.
Ma non lo chiedo a quei cani fottuti
di sbirri che m’han nutrito a rifiuti
sera e mattina, e tanto
m’hanno fatto penare.
Potrei insultarli come meritano,
ma quest’oggi mi sento buono,
non voglio cercarmi piú triboli
e anche a loro chiedo perdono.
Dategli giú sul grugno
martelli di ferro sodo.
Niente rancori, ad ogni modo:
chiedo perdono a tutti quanti.

Bernart Bartleby - 18/3/2015 - 14:00


Pagina principale CCG

Segnalate eventuali errori nei testi o nei commenti a antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org