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La ballata della dama bianca

Modena City Ramblers


Language: Italian


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[2009]
Album: Onda libera

ondalibera


Tammurriata sul tema della più crudele guerra mai dichiarata, che ci rende tutti meno liberi, imponendo ogni giorno il suo fardello di vittime. È la morte sul lavoro.
‘E nat’ nu lavoro è nat’ nir’
e muore nir'

arriva arriva la dama bianca
lei di ballare mai non si stanca
arriva, ti sceglie e un bacio crudele
ti prende la vita e agli altri lascia le pene
ti prende la vita e agli altri lascia le pene

sopra al ponteggio o dentro la stiva
con il muletto o ai turni in catena
è una scintilla o una disattenzione
o le ore extra per la produzione
o per scampare alla cassintegrazione...

sei due sei! diamo i numeri per lei!
ma i conti poi alla fine sono i suoi
trentasei! ma il resto va comunque a lei
aggiungi a noi ma i conti restano i suoi!

facce di circostanza, frasi di costernazione
il mesto comunicato della direzione
che promette l'arrivo d'una commissione
che garantisce una seria ispezione
e sara stato per l'inesperienza
o mettici pure un poco d'imprudenza
o semplicemente per la poca conoscenza
per la stanchezza, per l'impazienza...

nero è il lavoro e bianca la morte
o cambia il colore ma non cambia la sorte
nero è il lavoro e bianca la morte
o cambia il colore ma non cambia la sorte

arriva, arriva la dama bianca
lei di ballare mai non si stanca
arriva. ti sceglie e un bacio crudele
ti prende la vita e agli altri lascia le pene
ti prende la vita e agli altri lascia le pene

sotto un traliccio o in galleria
sopra una gru o per malattia
è una tragica combinazione
o un errore della strumentazione
o magari manca l'annuale revisione...

sei due sei! diamo i numeri per lei!
ma i conti poi alla fine sono i suoi
trentasei! ma il resto va comunque a lei
aggiungi a noi ma i conti restano i suoi!
trenta zerotre! lei ci chiama tuttia sé!
la posta è qua e si gioca la precarietà!
quattro nove quattro! un altro numero dal mazzo
ma il jolly poi ce lo gioca su di noi!

nero è il lavoro e bianca la morte
o cambia il colore ma non cambia la sorte
nero è il lavoro e bianca la morte
o cambia il colore ma non cambia la sorte

balla con il caporale
col delegato sindacale
balla col giovane manovale
e col capo del personale
balla col magazziniere
e con l'esperto ferroviere
balla con il minatore
col responsabile di cantiere
balla col verniciatore
con l'apprendista saldatore
balla con il muratore
e col capo appaltatore
balla con l'agricoltore
e con il trasportatore
balla con il tornitore
con l'addetto all'escavatore

Contributed by DonQuijote82 - 2009/4/26 - 18:08



Language: French

Version française – LA BALLADE DE LA DAME BLANCHE – Marco Valdo M.I. – 2009
Chanson italienne – La ballata della dama bianca – Modena City Ramblers – 2009


Tambourinade sur le thème de la plus cruelle des guerres jamais déclarées, qui nous rend tous moins libres, imposant chaque jour son fardeau de victimes. C'est la mort au travail.

Tuer les autres, dit Marco Valdo M.I., ou les faire mourir de façon violente ou insidieuse doit être considéré comme un crime, comme un meurtre... Évidemment, on peut toujours incriminer la faute à pas de chance, le hasard, l'intervention du malin, que sais-je ? Mais dans le travail, il n'y a pas de hasard – ou alors, de façon tout-à-fait marginale quand la mort surgit alors que tout ce qui était possible a été fait en matière de précautions, de mesures de sécurité, de temps de repos, de conditions psychologiques ou physiologiques afin d'empêcher tout accident. Là, on peut vraiment parler d'accident et de coup du destin... Mais c'est extrêmement rare. Vois-tu, mon ami Lucien l'âne, les morts au travail proviennent la plupart du temps du fait qu'on privilégie le souci d'économie, de rentabilité... au détriment de l'existence des hommes.

En somme, dit Lucien l'âne, on se conduit avec les hommes comme on se conduit avec nous les ânes...

Et encore, c'est parfois pire. Mais sais-tu pourquoi on l'appelle la « mort blanche » et ici, dans la chanson « la dame blanche », cette pratique des patrons – directement volontaire par assassinat immédiat (et ça existe...) ou indirecte par négligence, esprit de lucre, volonté de profit, souci de rentabilité, mépris de l'autre... ? Et bien, précisément pour cette raison qu'elle est souvent cachée cette mort au travail, mort du fait du travail, mort suite au travail, qu'on fait semblant de ne pas la voir ou de ne pas y croire, comme si c'était un fantôme – une « dame blanche ». Mais crois-moi, elle existe et elle est une des plus grandes tueuses d'hommes (de femmes et d'enfants...). Bien entendu, on (les patrons et leurs sbires) cherchent toujours à rejeter la faute sur le défunt – celui-là ne pourra jamais protester ou alors, sur des circonstances vagues... Quand je te disais que ce monde est vieux, avide, pourrissant et cacochyme...

Oh, mon ami Marco Valdo M.I., nous continuerons à tisser son linceul à ce monde exécrable, crois-moi.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LA BALLADE DE LA DAME BLANCHE

Arrive arrive la dame blanche
Elle ne se lasse jamais de la danse
Elle arrive, te choisit et d'un baiser cruel
Elle te prend la vie et aux autres laisse la peine
Elle te prend la vie et aux autres laisse la peine

Sur le pont ou dans la soute
Avec l'élévateur ou les pauses à la chaîne
Une étincelle ou une inattention
Ou les heures sup pour la production
Ou pour échapper au chômage...

Six deux six ! Nous donnons les chiffres pour elle !
Mais les comptes à la fin sont les siens
Trente-six ! Mais le reste lui revient quand même
Tu ajoutes pour nous mais les comptes sont toujours les siens !

Visages de circonstances, phrases de consternation
Le lamentable communiqué de la direction
Qui promet l'arrivée d'une commission
Qui garantit une sérieuse inspection
Et ce sera par inexpérience
Ou tu y a mis peut-être un peu d'imprudence
Ou simplement par le peu de connaissance
Par la fatigue, par l'impatience...

Noir est le travail, blanche est la mort
Change la couleur mais ne change pas le destin
Noir est le travail, blanche est la mort
Change la couleur mais ne change pas le destin

Arrive arrive la dame blanche
Elle ne se lasse jamais de la danse
Elle arrive, te choisit et d'un baiser cruel
Elle te prend la vie et aux autres laisse la peine
Elle te prend la vie et aux autres laisse la peine

Sous un pylône ou dans une galerie
Sur une grue ou par maladie
C'est toujours une tragique combinaison
Ou une erreur de l'instrumentation
Ou peut-être le défaut de l'annuelle révision...

Six deux six ! Nous donnons les chiffres pour elle !
Mais les comptes à la fin sont les siens
Trente-six ! Mais le reste lui revient quand même
Tu ajoutes pour nous mais les comptes sont toujours les siens !
Trente zéro trois ! Elle nous rappelle tous à elle !
La place est ici et on joue la précarité !
Quatre neuf quatre ! Un autre chiffre du tas
Mais le joker, elle le joue contre nous !

Noir est le travail, blanche est la mort
Change la couleur mais ne change pas le destin
Noir est le travail, blanche est la mort
Change la couleur mais ne change pas le destin

Elle danse avec le caporal
Avec le délégué syndical
Elle danse avec le jeune manœuvre
Et avec le chef du personnel
Elle danse avec le magasinier
Et avec l'expert ferroviaire
Elle danse avec le mineur
Avec le responsable de chantier
Elle danse avec le peintre
Avec l'apprenti soudeur
Elle danse avec le maçon
Et avec le soumissionnaire
Elle danse avec l'agriculteur
Et avec le transporteur
Elle danse avec le tourneur
Avec le conducteur de l'excavateur.

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2009/11/19 - 22:31


Castagnole delle Lanze (AT) - Festival Contro (2010)

Erika - 2013/4/15 - 08:46


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