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Heut singen wir ein neues Lied (Lied der Alten)

Anonymous


Language: German


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[1941]
Canzone generalmente attribuita ad anonimo internato nel lager di Sachsenhausen, Oranienburg, 35 chilometri a nord di Berlino, attivo già dal 1933 come campo di lavoro per prigionieri politici.
Musica di Harry Naujoks (1901-1983), antifascista tedesco,
Nella raccolta in 3 CD “O bittre Zeit - Lagerlieder 1933-1945”.

O bittre Zeit - Lagerlieder 1933-1945

Harry Naujoks, militante comunista, fu internato in vari campi fin dal 1933. Dotato di grande carisma, di una calma imperturbabile e di notevoli doti organizzative, a Sachsenhausen fu nominato supervisore, cioè “kapo”, credo. Molto amato dai prigionieri, nel maggio del 1942 gli fu ordinato di impiccarne uno con le sue mani: rifiutò, sapendo a cosa andava incontro. Non fu ucciso, ma costretto a restare accanto al condannato durante l’esecuzione. Poi, poche settimane dopo, fu accusato di essere a capo di una cellula di resistenza all’interno del campo, picchiato e torturato selvaggiamente e quindi trasferito a Flossenbürg per essere “terminato”. Ma la sua fama lo precedeva, e i suoi compagni riuscirono a proteggerlo fino alla liberazione.



Considerato che non mi risulta che Harry Naujoks fosse musicista e compositore, credo invece che l’autore della canzone sia proprio lui, probabilmente su di una qualche melodia popolare…
Heut singen wir ein neues Lied
wohlan, es gilt den Alten
Wir wollen, eh das Jahr entflieht
noch einen Sing-Sang halten
Wir haben ja für jede Zeit
und auch für heut, ein Lied bereit.
Auf, lasst es hell erklingen!
Hallo! Die Alten singen!

Einst waren junger Zugang wir,
heut sind wir alte Knaben,
die durch die Jahre, die wir hier,
viel auf dem Buckel haben
Das Gestern hat uns nichts erspart
drum findet uns das Heute hart,
und drum macht uns das Morgen
im Grunde wenig Sorgen.

Einst war bei jedem Fest dabei
viel Wurst, Kaffee und Kuchen
und ist das heute auch vorbei,
wir wollen drum nicht fluchen
Wir haben schon so viel verdaut
und sind trotz allem Sauerkraut
Sudetenquell und Rüben
noch immer frisch geblieben.

So mancher Zugang, den wir sah´n,
der wackelt mit den Ohren,
er gab schon nach zwei Wochen an,
er sei tot und verloren.
Wir raten dir: Geh immer ran,
wo es auch sei, steh deinen Mann!
Vor allem, lass das Flennen
und lerne Kerle kennen!

Auch wir geh´n eines Tags nach Haus
hinweg aus dieser Wüste
Wir geh´n auf unsern Füßen raus
und nicht in einer Kiste
Vielleicht ist´s nicht mehr lange hin
dann sind wir frei und nicht mehr drin!
Wir werden nicht erkalten
wir halten durch, wir Alten!

Contributed by Bernart Bartleby - 2014/2/12 - 14:40



Language: French

Traduzione francese e note del pastore Yves Kéler, curatore del sito curatore del sito Chansons Protestants.
La fonte originale citata è il volume “Lieder aus den faschistischen Konzentrationslagern” (Hofmeister, Leipzig 1962) curato dalla celebre ricercatrice musicale, ebrea tedesca, Inge Lammel (1924-2015), coadiuvata nel lavoro da Günter Hofmeyer.

L’auteur du texte de ce chant était probablement un Berlinois, qui a écrit les strophes fin 1941. Il fut initialement composé comme poème. La mise en musique était moins connue.
Le chant a été rejeté par beaucoup de prisonniers, parce qu’ils ressentaient la dernière strophe comme une raillerie des nouveaux arrivants et parce que la référence aux « anciens » ne correspondait pas à leur intention. Le chant fut chanté à plus d’un ancien pour son anniversaire. (op. cit. p. 59)
NOUS ENTONNONS UN NOUVEAU CHANT

Nous entonnons un nouveau chant
Pour les anciens : qu’ils vivent !
Voulons, avant la fin de l’an,
Pousser la chansonnette.
Car nous avons pour chaque temps
Et aujourd’hui tout prêt un chant.
Allons, que clair il sonne !
Hello, les vieux résonnent !

Jadis, nous étions jeunes gens,
Aujourd’hui vielles barbes.
Nos pauvres dos, depuis le temps,
Ont porté tant de charges.
Hier rien ne nous fut épargné
Aujourd’hui nous sommes des durs,
Demain ne peut nous effrayer.
Cela nous en sommes sûrs !

Aux fêtes jadis il y avait
Gâteaux, café, saucisses.
Cela n’est plus que du passé :
Faisons-en sacrifice.
Nous avons tous tout digéré,
Malgré choucroute inépicée, [Sauerkraut] (1)
« Sudetenquell » et raves : (2)
Nous restons frais et braves !

Beaucoup de nouveaux arrivés
Vacillent des oreilles.
Deux semaines tout juste après,
Se disent morts, la trouille.
Nous leur disons : « Vas-y, mon gars,
Montre-toi homme, où que tu sois,
Surtout, laisse la larme,
Suis les gaillards qui triment. »

Nous rentrerons à la maison,
Loin de cette détresse.
Mais sur nos pieds nous sortirons
Et pas dans une caisse.
Peut-être n’est-ce plus bien loin,
Nous serons libres et pas moins.
Nous ne refroidirons pas en ces lieux,
Nous tiendrons le coup, nous les vieux !
(1) « Sauerkraut » est pris ici au double sens de « choucroute » et « de légume aigre », pour se moquer de la mauvaise nourriture, dont les « Rüben – betteraves, raves, carottes » font partie.

(2) « Sudetenquell », marque d’une eau minérale produite par les SS. Ces derniers avaient mis la main sur le marché des eaux minérales. D’après leur théorie, le germain doit se nourrir sainement, sans viande si possible (Himmler admirait Hitler qui était végétarien) et avec de l’eau pure et germanique, ici produite dans les Sudètes. L’auteur ici tourne en dérision cette prétention, d’autant plus que les prisonniers ne buvaient pas d’eau en bouteille, mais du château-la-pompe ordinaire.

Contributed by Bernart Bartleby - 2016/8/26 - 13:48



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