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Hommes liges des talus en transe

Alan Stivell
Lingua: Francese

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[1976]
Album: Trema'n inis (Vers les îles)
Morceaux choisis / Brani scelti / Selected passages :
Paol Keineg (Paol Quéinnec) - Alan Stivell - Pierre-Jean "Embann" Oswald
Editions musicales Keltia III - Tutti

Alan Stivell: Trema'n inis, 1976.
Alan Stivell: Trema'n inis, 1976.


Hommes liges des talus en transe, più che una canzone, è un poema, un’epopea. Composto da Alan Stivell nel 1976 a partire da brani del poeta Paol Keineg (Paol Quéinnec) pubblicati nel 1969 da Jean-Pierre "Embann" Oswald, inframezzati da altri di propria composizione, Hommes liges des talus en transe è la storia di una terra sfruttata, di una cultura oppressa e schiacciata, in breve di una colonizzazione. Non a caso nello stesso album è presente anche Negro Song (anch’essa su parole di Embann Oswald e di uno dei più grandi poeti bretoni, Per Denez); ma, a differenza di quest’ultimo brano, Stivell volle che gli Hommes liges fossero in francese. Perché tutti capissero bene, sia i tanti bretoni che avevano perso la loro lingua materna in favore dei colonizzatori, sia i colonizzatori stessi. Canzone “contro la guerra”? No, senz’altro. O perlomeno non direttamente. Ma fa parte del genere di testi che instillano una presa di coscienza dello sfruttamento e dell’oppressione, testi che non possono mancare in una raccolta come la nostra. Nella sua redazione originale, il poema di Paol Keineg si chiama Hommes liges des talus en transes, con "transes" al plurale; il brano di Alan Stivell è però sempre stato intitolato "en transe". [RV]

Paol Keineg (Quéinnec).
Paol Keineg (Quéinnec).
"Interprétation et mise en musique du poème de Paol Keineg, initialement publié par Pierre-Jean Oswald en 196913. Stivell explique sa démarche ainsi : « Vouloir se servir des mots et mettre l'accent sur la compréhension directe conduit à chanter en français. Mais je pense qu'il faut éviter de s'enfermer dans ce dilemme. J'ai choisi ce poème français de Keineg alors que j'aime aussi beaucoup Le poème du pays qui a faim. Simplement l'espoir en est absent. Le texte qui j'ai retenu présente, lui, le pourrissement d'un pays et de son peuple et il s'achève par une sorte de rêve dans lequel perce l'espoir. »8
La Bretagne a connu plusieurs révoltes, aux motifs sociaux (ci-dessus à Fouesnant suite aux conséquences de la Révolution française) ou économiques (comme la crise du marché légumier des années 1960).
Les notes de la harpe, en « cascade », font parfois songer à la pluie salvatrice du début avec l'anaphore « il pleut sur… »14 ; la voix du narrateur se fait plus solennelle au moment de l'éveil « Je m'assois sur les talus limpides / Je m'installe sur la fesse des montagnes de laine » puis en position de réflexion « Et à la clarté des couteaux / Je laisse plonger en moi les racines du pain. »15 En regardant les ellipses de la scansion stivellienne, on découvre qu'il insiste sur la lassitude de l'exil qu'il a lui-même connu ; il se souvient sans doute qu'il a appartenu au groupe des « écoliers ternes et appliqués établissant soudain / Des relations de cause à effet »16.
Sa déclamation alterne avec le chant (montant parfois haut vers les aigus), s'ouvrant par « plus loin », où la harpe se fait plus puissante, comme pour souligner certains vers et déboucher sur la strophe du silence, « le champ clos du silence », avant de repartir dans l'adresse aux hommes, tandis que la voix se fait plus grave : « hommes / Je vous parle d'un temps… »17. Stivell en dit les phrases et les mots pour lui essentiels, ceux qui disent, par exemple, l'ancienne fraternité et la dépossession d'une patrie entière, selon Laurent Bourdelas16. Sur le passage rythmé par le répétitif « au bout de l'océan », il superpose en arrière-plan le « plus loin » déjà chanté, puis il crie son pays comme Keineg : « je te crie pays ! »14, dans le silence ou le son battu de la harpe, se faisant à son tour porteuse de la voix des autres : « vous tous qui êtes en moi », rappelant ensuite le mal pesant d'accumulation d'images douloureuses jusqu'à l'appel à combattre pour la justice lancé à tous les hommes liges des talus en transe démangés par la liberté (mais Stivell ne dit pas le passage sur les « femmes fraîches »)18. Les rassemblements doivent accomplir « soudain des révolutions étincelantes à la face du monde » mais participeront aussi à « des émeutes de tendresse » pour donner naissance à « un peuple nouveau »19. La dernière strophe – celle de l'éveil – est dite intégralement, accompagnée par des accords d'orgue et une nappe de synthé."
- fr.wikipedia

Il pleut sur les coqs de bruyère
Il pleut sur les constellations de bouleaux blancs
Il pleut sur les charrues matinales barbouillées de terre glaise
Il pleut sur le pain chaud au sortir des fours visités d'un gros feu tranquille
Il pleut sur le poitrail des chevaux rubiconds
Il pleut à verse sur la pelouse des toits lacustres baignés de merles et de bouvreuils
Il pleut sur les femmes obstinées à emplir les églises par l'entonnoir des porches
Il pleut sur les planchers d'aiguilles de sapin sur l'escalier des mousses remuées de salamandres
Il pleut sur le lac tranquille des âmes simples
Il pleut sur les hommes lourds et muets

Je m'éveille
Et je m'assois sur les talus limpides
Et je m'installe sur la fesse des montagnes de laine
Et je compte
Et je compte
Las de l'exil
J'approche de la table, le banc
Et à la clarté des couteaux
Je laisse plonger en moi les racines du pain

Plus loin que les matins de globules rouges
Plus loin que le sang caillé des bruyères où rament les éperviers
Plus loin que les lièvres blancs et gris et que les cheminées qui reprennent haleine
Plus loin que les courts matins d'hiver qui voient passer dans l'œil des enfants la caresse des étangs sauvages
Plus loin que les chevaux qui hennissent rouge au cœur des patries effilochées
Plus loin que la végétation des colères inextricables qui lancent leurs lianes parmi les hommes en démolition
Plus loin que les migraines veloutées qui grattent et qui mordent
Plus loin que les aurores boréales brûlées de banquises à la rencontre des pays de rosée
Plus loin que les destins limés à ras de rotule
Plus loin que la braise flambante de l'œil

LE SILENCE
Le champ clos du silence
La fermentation du silence
Qui butte contre les vitres

Hommes je vous parle d'un temps qui nous appartenait plus
Mais d'un temps artésien qui sourd au moindre coup de pioche
Je vous parle du temps où l'on bâtissait les forêts
Du temps où chaque fleur recevait des hommes le sel du langage
Du temps où cette terre était hantée d'un peuple solennel
C'était du temps où l'homme était un frère pour l'homme
Où les hommes se disaient bonjour du haut de leurs collines
Où les hommes chaque matin saluaient le lait de la pluie

J'ai compté
La rose du ciel vert
Les nasillements d'hirondelles à ras de cheminée
Les impulsions d'aubes feuillues chez les hommes qui naissent à eux-mêmes
La dépossession d'une patrie entière

Et au bout de l'océan
Les cocons de nuit
La course droite des sangliers
La plainte des moissons moisies tramées d'insectes vidés
Au bout de l'océan
Les campagnes fugueuses et les villages en quinconce débordant du fatras des moissons
Au bout de l'océan
Le poil humide des chevaux de cristal
Le corail des lavoirs et des sources
Les chiens roux lisses de sommeil
Au bout de l'océan
La machine des bocages explosifs
Les gradins de l'aurore parmi les arbres craquants
Au bout de l'océan
Le rire des sauterelles
Le maquis des congres et des lamproies
La connaissance ininterrompue de la mort
Au bout de l'océan
L'établissement des hommes lucides
Inventant une patrie délibérée
Dressant sur les promontoires des villes de pierre des animaux de chair
Au bout de l'océan
Les reflets battus d'oiseaux rares
Le sifflement de la vapeur dans les poumons et les poignets tendus
Au bout de l'océan
La confusion des paroles et des gestes
La Visitation d'étranges bêtes brûlantes agitées de soubresauts
La Visitation massive de boules de feu

JE TE CRIE PAYS
Pour tes éblouissements d'yeux dardés
Pour tes contrebandes de chaleurs farouches
Tes généalogies engluées
Tes granits poreux et glacés
Je te crie pays
Pour tes fouillis de luzerne à fleur de peau
Tes pur-sang purulents qui verdoient de sulfure
Tes murs d'écurie écrasés par le coups de pied des chevaux
Pour vous tous qui êtes moi
Ou plus encore
Vous tous qui êtes plus que moi
Et je vous entends tourbillonner dans la dérive des silences giclés
ET JE CRIE

Suicides mauves
Derrière les persiennes clauses
Enfants rachitiques que l'on repousse du bout du pied
Hommes qui traversez la vie comme on traverse un long tuyau humide
Paysans coagulés tronc à tronc conduisant de la voix les ruées des troupeaux
Soleils que l'on dirige à bout portant contre le cœur des chevaux
J'ai vu mourir dans la nuit blonde
Les enfants couleur de nacre et les filles brunes surgies du lait
J'ai vu tomber par touffes l'ardoise des toits inertes
J'ai vu proliférer les marécages aux lèvres des collines
Il faisait un temps de flammes vertes
Un temps de poussière d'acier
Un temps d'yeux germés
Et j'ai vu sous les portières du Ponant
S'effriter les enfants pâles et dilatés
Lourds héritages de fatigue
D'espoirs séquestrés
De forêts en gestation
Chroniques blettes de chanteurs vibrant dans la lumière des branches
Pays de paille grise
Pays d'humidité redoublant de violence
Pays d'attente et d'éboulis
Je contemple ce pays bâti de côtes et de criques
Cerné de climats douceâtres
Traqué de tourbes révolues
Outrepassé de tumeurs pâles et de pustules
Où il n'y a pas de place pour le paysan seigneur des terres immobiles
Pour le prolétaire en usine combattant les négoces et les engrenages féroces

Soudain nous prend en route
Le mal taillé en coin
Le mal qui vrille et qui taraude
Le mal qui fore et qui perfore
Le mal qui force chaque pore
Le mal mèche de tarière
Le mal douleur de vilebrequin
LE MAL DU PAYS NATAL

Mes frères, mes frères
Hommes brûlants plantés d'épines
Hommes tranchants à l'écoute des séismographes
Hommes de mon pays et d'ailleurs
Buvez aux geysers de l'humanité
Appareillez pour de grands hommes lourds de justice
Rassemblez vos propos acérés depuis la pulsation des estuaires
Jusqu'aux profondeurs de l'étable
Hommes simples assis dans votre étable fermée
Hommes empêtrés de tabous et d'interdits
Je vous entends pourtant crépiter dans les flammes dévorantes de l'esprit
Hommes liges des talus en transe et des villages abandonnés
Hommes brodés urinant le long des fossés
Hommes de vieilles candeurs célébrant des divinités aux joues roses et fanées
Et vous aussi, hommes des villes collectionneurs de meubles et d'ustensiles
Hommes émaciés pourrissant sur la muqueuse des villes étrangères
Vous partagez nos démangeaisons de liberté
Hommes puissants disputant la sérénité de l'orgue et des esplanades
Hommes croustillants héritiers de toutes lèpres et de toutes famines
Hommes trop humiliés les poings fermés de fureur
Terrés dans le tanin de vos chairs meurtries

Il n'y a pas de passé en Bretagne
Seulement un imperceptible mouvement des lèvres
Au détour de petites phrases anodines et friables
Seulement un présent de grossière injustice
Un avenir barré de violence et de poussière
Il n'y a pas de passé en mon pays
Sinon un bourdonnement d'hommes réfractaires
Je revois les genêts sur l'urine sèche
Les manoirs de quartz entourés de haies

Mais je ne peux m'asseoir longtemps dans l'herbe
Les déportations massives continuent
Nous avons chaud à nos fleuves
Nous avons chaud à nos relents d'alcool
Nous sommes un peuple hauts fourneaux
Un peuple coulé d'aubépine
Nous ne capitulons pas

Je m'arrête près des herses et des rouleaux
Je mâche mes premières pousses de liberté
J'ouvre l'éventail des champs labourés
Et notre peuple accompli soudain des révolutions étincelantes à la face du monde
Un peuple vaincu s'exerce au maniement des marées montantes
Je les vois qui s'assemblent tous sur les places
Bûcherons de l'aube arrimés aux cotres du soleil
Défricheurs herbus et ruminants jetant les grappins dans un passé interdit
Ecoliers ternes et appliqués établissant soudain des relations de cause à effet
Ouvriers analogues s'éveillant avec lenteur au creux des faubourgs crispés
Grappes de femmes lourdes enracinées dans la douleur des hommes
Ouvriers en grève exigeant droit de regard et de pression sur les tubulures du pays
Colleurs d'affiches, vendeurs de journaux, distributeurs de tracts, porteurs de pancartes
Etudiants insolents et nerveux se dérobant avec véhémence
Aux haleines fétides, aux visages craquelés
Ecoliers rieurs éprouvant du pied le fragile équilibre de l'eau et du feu
Syndicalistes vingt fois licenciés aux gestes robustes d'hommes mesurant l'éternité
Paysans matraqués à bas de leur tracteur qui le soir sortent les livres précieux sur la table
Vous êtes la Bretagne qui vient au feu
Vous êtes la Bretagne qui s'ouvre aux vents du monde
Aujourd'hui je vous le dis
Nous allons procéder à des glissements de terrain
Il y aura des sursauts de lumière dans le brouillard des solitudes
Et l'angle des fenêtres écumera de fougères
Alors, nous nous installerons dans l'odeur des charpentes et le soulèvement des toitures
Pour des émeutes de tendresse
Aujourd'hui je vous le dis
Un peuple nouveau émerge lentement qui se ménage des moissons exemplaires
Un peuple nouveau se dégage des siècles gluants
Ce pays chloroformé
Ce pays bruissant d'espoirs clandestins
Rouvre les yeux sur les banlieues surmarines
Que naissent en moi les pluies câlines
Pour humecter les campagnes polychromes
Que saignent les fougères fripées pour le plaisir des hommes qui tâtonnent
Qu'éclatent les bouches captives de mon peuple enfanteur d'hirondelles
Que se redressent les maisons arrachées à la matrice des frondaisons liquides
Que s'éveille mon peuple aux quatre coins du monde matinal.

inviata da Riccardo Venturi - 27/8/2006 - 13:09


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Lingua: Italiano

Versione italiana integrale di Riccardo Venturi
eseguita il 27 agosto 2006
Note alla traduzione

talussentranses


Con questo brano si ha a che fare non tanto con una canzone, quanto con la poesia pura. Si tratta quindi di una traduzione in molti punti contenente interpretazioni personali (a partire dal titolo, dal sapore volutamente feudale, che alla lettera significa "uomini ligi (=legati in relazione di servaggio) ai terreni argillosi delimitati da muretti di pietra". Le note sono state ridotte comunque al minimo indispensabile.

SERVI DELLA GLEBA

Piove sui galli di brughiera
piove sulle costellazioni di betulle bianche
piove sulle carriole al mattino imbrattate d’argilla
piove sul pane caldo che esce dai forni visitati da un gran fuoco tranquillo
piove sul pettorale dei cavalli rubicondi
piove a dirotto sul manto in erba dei tetti lacustri bagnati di merli e di ciuffolotti
piove sulle donne ostinate a riversarsi nelle chiese attraverso l’imbuto dei portici
piove sugli strati di aghi di abete sulla scalinata dei muschi smossi dalle salamandre
piove sul lago tranquillo delle anime semplici
piove sugli uomini pesanti e muti

Io mi sveglio
e mi siedo sui pezzi limpidi di terra
e mi metto sopra il culo delle montagne di lana
e conto
e conto
stanco dell’esilio
mi avvicino al tavolo, alla panca
e alla lucentezza dei coltelli
lascio immergersi in me le radici del pane

Più lontano delle mattine di globuli rossi
più lontano del sangue coagulato delle brughiere dove nuotano gli sparvieri
più lontano delle lepri bianche e grigie e dei camini che riprendono fiato
più lontano delle brevi mattinate invernali che vedono passare nell’occhio dei bimbi la carezza degli stagni selvatici
più lontano dei cavalli che nitriscono rosso al cuore delle patrie sfilacciate
più lontano della vegetazione delle ire inestricabili che lanciano le loro liane tra gli uomini in demolizione
più lontano delle emicranie vellutate che grattano, che mordono
più lontano delle aurore boreali riarse di banchise all’incontro dei paesi di rugiada
più lontano dei destini limati gettandosi in ginocchio
più lontano della brace ardente dell’occhio

IL SILENZIO
il campo chiuso del silenzio
la fermentazione del silenzio
che inciampa contro i vetri

Uomini, vi parlo d’un tempo che non ci apparteneva più,
ma d’un tempo artesiano che sgorga alla minima zappata
io vi parlo del tempo quando si edificavano le foreste
del tempo quando ogni fiore riceveva dagli uomini il sale del linguaggio
del tempo quando questa terra era popolata da un popolo solenne
era il tempo quando l’uomo era fratello all’uomo
quando gli uomini si salutavano dall’alto delle loro colline
quando gli uomini salutavano ogni mattina il latte della pioggia

Ho contato
la rosa del cielo verde
i suoni nasali di rondini rasenti ai camini
le spinte d’albe frondose a casa d’uomini che nascono soli
l’espropriazione d’una patria intera

E in riva all’oceano
i bozzoli notturni
la corsa dritta dei cinghiali
il lamento delle messi marcite, ordite d’insetti svacantati
in riva all’oceano
le campagne sfuggenti e i villaggi in quinconce strabordanti d’ammassi di grano
in riva all’oceano
il pelo umido dei cavalli di cristallo
il corallo dei lavatoi e delle fonti
i cani rossicci levigati di sonno
in riva all’oceano
la macchina dei boccaggi* esplosivi
i gradini dell’aurora tra gli alberi crepitanti
in riva all’oceano
le risa delle cavallette
lamprede e gronghi datisi alla macchia
la conoscenza ininterrotta della morte
in riva all’oceano
lo stabilirsi degli uomini lucidi
che deliberano d’inventare una patria
erigendo sui promontori città di pietra degli animali di carne
in riva all’oceano
i riflessi battuti da uccelli rari
il soffio del vapore nei polmoni e i pugni tesi
in riva all’oceano
la confusione delle parole e dei gesti
la Visitazione di strane bestie ardenti che traballano agitate
la Visitazione in massia di palle di fuoco

TI URLO, PAESE
per i tuoi bagliori d’occhi dardeggianti
per i tuoi contrabbandi di calori feroci
le tue genealogie impaniate
i tuoi graniti porosi e gelati
Ti urlo, paese
per i tuoi ammassi d’erba medica a fior di pelle
i tuoi purosangue purulenti verdeggianti di zolfo
le pareti delle scuderie schiantate dai cavalli a calci
per tutti voi che siete me
o, ancor di più,
per tutti voi che siete più di me
e vi sento turbinare nella deriva dei silenzi schizzati via
E URLO

Suicidi viola
dietro le persiane chiuse
bimbi rachitici cacciati via a calci
uomini che traversate la strada come si traversa un lungo tubo umido
contadini attaccati schiena a schiena che guidano a voce greggi in corsa
orchestre di sole dirette in piedi appoggiati al cuore dei cavalli
Ho visto morire nella chiara notte
i bimbi color biscia e le bimbe brune sorte dal latte
ho visto cadere a zolle intere l’ardesia dai tetti inerti
ho visto proliferare le paludi alla bocca delle colline
faceva un tempo di fiamme verdi
un tempo di polvere d’acciaio
un tempo d’occhi germinati
e ho visto sotto le portiere** del Ponant
sgretolarsi bimbi dilatati e pallidi
pesanti eredità di fatica
di speranze sequestrate
di foreste in gestazione
cronache vizze di cantori vibrare nella luce dei rami
paese di grigia paglia
paese d’umidità d’accresciuta violenza
paese d’attesa e di detriti
contemplo questo paese fatto di coste e strette baie
racchiuso da climi dolciastri
battuto da torbe rivoltate
oltrepassato da pallidi tumori, da pustole
dove non c’è posto per il contadini signore delle terre immobili
per il proletario che lotta in fabbrica contro gli affari e gli ingranaggi feroci

All’improvviso, per strada
ci prende il male spigoloso
il male che s’attorciglia e che rode
il male che buca e che perfora
il male che sforza ogni poro
il male trivellatore
il male, dolore trapanato a manovella
IL MALE DEL PAESE NATALE

Fratelli, fratelli miei
uomini ardenti cosparsi di spine
uomini taglienti all’ascolto dei sismografi
uomini del mio paese e d’altri luoghi
bevete ai geyser dell’umanità
armate la nave a grandi uomini pieni di giustizia
radunate i vostri fini acuminati dalla pulsazione degli estuari
fino nel fondo del fondo della stalla
Uomini semplici seduti nella vostra stalla chiusa
uomini ostacolati da tabù e da divieti
però vi sento crepitare nelle fiamme divoranti della mente
servi della gleba, paesani di villaggi abbandonati
uomini ricamati che pisciano lungo i fossi
uomini di vecchi candori che celebrano divinità dalle guance rosate e pallide
e anche voi, cittadini collezionisti di mobili e di attrezzi
uomini emaciati che marciscono sulla mucosa delle città straniere
vi sentite anche voi smangiati dalla libertà
uomini possenti che discutono della serenità dell’organo e dei piazzali
uomini crostosi eredi di ogni lebbra e di ogni carestia
uomini troppo umiliati, coi pugni chiusi di furore
sepolti nel tannino delle vostre carni straziate

Non esiste passato in Bretagna
soltanto un impercettibile movimento delle labbra
alla curva di piccole frasi anodine e friabili
soltanto un presente di volgare ingiustizia
un futuro spazzato dalla violenza e dalla polvere
non esiste passato nel mio paese
altro non c’è che un ronzio di uomini refrattari
rivedo le ginestre sull’orina seccata
i poderi quarzati circondati dalle siepi

Ma non posso stare a sedere a lungo sull’erba
le deportazioni massicce continuano
abbiamo caldo ai fiumi
abbiamo caldo alle puzze d’alcool
siamo un popolo altoforno
un popolo forgiato di biancospino
noi non ci arrendiamo

Mi fermo vicino agli erpici e ai rulli
mastico le mie prime gemme di libertà
apro il ventaglio dei campi lavorati
e il nostro popolo vinto si esercita a maneggiare le maree montanti
vedo che tutti si radunano nelle piazze
boscaioli dell’alba stivati nei cutter*** del sole
zappatori sporchi d’erba e ruminanti che gettano i rampini in un passato proibito
scolari cupi e diligenti che stabiliscono all’improvviso relazioni di causa e effetto
operai analoghi che si svegliano con lentezza in sobborghi rattrappiti
grappoli di donne pesanti abbarbicate al dolore degli uomini
operai in sciopero che esigono il diritto di sguardo e di pressione sulle tubature del paese
attacchini di manifesti, giornalai, volantinatori, portatori di cartelli
studenti insolenti e nervosi che sfuggono con veemenza
dai fiati fetidi, dalle facce screpolate
scolari che ridono che provano coi piedi il fragile equilibro dell’acqua e del fuoco
sindacalisti licenziati venti volte dai robusti gesti d’uomini che misurano l’eterno
contadini tirati giù dal trattore e bastonati che la sera tirano fuori libri preziosi sul tavolo
voi siete la Bretagna che s’incendia
voi siete la Bretagna che si apre ai vènti del mondo
oggi io vi dico
oggi procederemo a degli smottamenti
ci saranno giravolte di luce nelle nebbie della solitudine
e l’angolo delle finestre schiumerà di felci
allora ci infileremo nell’odore delle intelaiature e delle intercapedini
per delle rivolte di tenerezza
Oggi io vi dico
emerge piano un popolo nuovo che si risparmia i raccolti esemplari
un popolo nuovo si libera da secoli vischiosi
questo paese cloroformizzato
queto paese che brulica di speranze clandestine
riapre gli occhi sulle periferie sopramarine
nascano in me le piogge tenere
per bagnare le campagne multicolori
sanguinino le felci sgualcite per il piacere degli uomini tastanti
scoppino le bocche prigioniere del mio popolo che figlia rondini
si rialzino le case strappate alla matrice delle frondaglie liquide
si svegli il mio popolo ai quattro angoli del mondo del mattino.

27/8/2006 - 14:53


NOTE ALLA TRADUZIONE

* Boccaggio: porzione di terreno coltivato o meno delimitato da siepi o da filari di alberi.

** Si tratta delle "portiere" dei ponti di barche.

*** Qui: "cutter" nel senso di veliero.

Riccardo Venturi - 27/8/2006 - 14:55


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Lingua: Italiano

Versione italiana di Lunastella

Ho cercato di rimanere quanto più possibile fedele al vigore di queste parole vibranti che si imprimono come colpi di maglio sull'incudine del cuore.

VISIONE DI UOMINI ONESTI DELLA COSTA – BRANI SCELTI

Piove sui galli della brughiera
Piove sulle costellazioni di betulle bianche
Piove sui carri mattinieri chiazzati di creta
Piove sul pane caldo che esce dai forni visitati da un grande fuoco tranquillo
Piove sul petto dei cavalli rubicondi
Piove a dirotto sul prato dei tetti lacustri bagnati di merli e ciuffolotti
Piove sulle donne che si ostinano a gremire le chiese attraverso l’imbuto dei portici
Piove sulle distese di aghi d’abete sulla scala di borragini brulicante di salamandre
Piove sul lago tranquillo delle anime semplici
Piove sugli uomini pesanti e muti

Mi sveglio
e mi siedo sulle coste limpide
E m’insedio sul pendio di montagne di lana
E racconto
E racconto
Malinconico esule
Mi accosto alla tavola, al banco
Ed alla chiarezza dei coltelli
lascio che gli acini del pane s’immergano in me

Più lontano delle mattine di globuli rossi
Più lontano del sangue cagliato delle brugiere su cui planano gli sparvieri
Più lontano delle lepri bianche e grige e dei sentieri che riprendono fiato
Più lontano delle corte mattinate d’inverno che vedono passare negli occhi dei bimbi la carezza degli stagni selvaggi
Più lontano dei cavalli che nitriscono rossi nel cuore delle patrie sfilacciate
Più lontano della vegetazione di collere inestricabili che lanciano le loro liane tra gli uomini allo sfascio
Più lontano delle emicranie vellutate che grattano e mordono
Più lontano delle aurore boreali incendiate di banchise incontro ai paesi della rugiada
Più lontano dei destini limati a pialla di rotula
Più lontano delle braci fiammanti dell’occhio

IL SILENZIO
Il campo chiuso del silenzio
La fermentazione del silenzio
Che germina contro ai vetri

Uomini vi parlo di un tempo che ci apparteneva ancora
Ma un tempo artesiano che sordo al minimo colpo di piccone
Vi parlo del tempo in cui si costruivano le foreste
Del tempo in cui ogni fiore riceveva dagli uomini il sale della voce
Del tempo in cui questa terra era abitata da un popolo solenne
Era il tempo in cui l’uomo era un fratello per l’uomo
Quando gli uomini si dicevano buongiorno dall’alto delle loro colline
Dove gli uomini ogni mattina salutavano il latte della pioggia

Ho raccontato
La rosa del cielo verde
Il garrire delle rondini sul ciglio del sentiero
Gli impulsi d’albe frondose accanto agli uomini che nascono a se stessi
La dispersione di un’intera patria

E sul ciglio dell’oceano
I bozzoli di notte
La corsa dritta dei cinghiali
Il lamento dei raccolti ammuffiti tarmati d’insetti vuoti
sul ciglio dell’oceano
Le campagne in fuga ed i villaggi zigzaganti che strabordano dal disordine dei raccolti
Sul ciglio dell’oceano
Il manto umido dei cavalli di cristallo
Il corallo dei lavatoi e delle sorgenti
I cani rossastri morbidi di sonno
Sul ciglio dell’oceano
L’organismo dei boschetti esplosivi
I gradini dell’aurora tra gli alberi crepitanti
Sul ciglio dell’oceano
La risata delle cavallette
La macchia dei gronchi e delle lamprede
La conoscenza ininterrotta della morte
Sul ciglio dell’oceano
La fabbrica degli uomini lucidi
che inventano una patria deliberata
che erigono sui promontori le città di pietra degli animali di carne
Sul ciglio dell’oceano
I riflessi abbattuti di uccelli rari
Il fischio del vapore nei polmoni e i polsi tesi
Sul ciglio dell’oceano
La confusione delle parole e dei gesti
L’Arrivo di bestie estranee che bruciano di febbre e brividi
L’Arrivo di abbondanti sfere di fuoco

TI COMPIANGO PAESE
Per i tuoi abbagli di occhi dardeggianti
Per i tuoi contrabbandi di calori feroci
Le tue genealogie incollate
I tuoi graniti porosi e ghiacciati
Ti compiango paese
Per i tuoi disordini drogati a fior di pelle
I tuoi purosangue purulenti che verdeggiano di zolfo
I tuoi muri di stalla schiacciati dai calci dei cavalli
Per voi tutti che siete me
O ancora di più
Vous tous qui êtes plus que moi
Voi tutti che siete più di me
Ed io vi sento turbinare alla deriva dei silenzi sventagliati
E PIANGO

Suicidi di malva
Dietro alle persiane chiuse
Bambini rachitici respinti dall’estremo del piede
Uomini che traversano la strada come si traversa un lungo tubo umido
Paysans coagulés tronc à tronc conduisant de la voix les ruées des troupeaux
Contadini coagulati tronco a tronco che dirigono a voce le corse delle greggi
Raggi lanciati a bruciapelo contro il cuore dei cavalli
Ho visto morire nella notte bionda
I bambini color madreperla e le serve brune roride di latte
Ho visto cadere a ciuffi l’ardesia dei tetti inerti
Ho visto proliferare acquitrini sulle labbra delle colline
Era un clima di fiamme verdi
Un tempo di polveri d’acciaio
Un tempo di occhi malati
Ed ho visto, sotto alle portinaie del Ponente,
bambini sbriciolati, pallidi e dilatati
Pesanti retaggi di fatica
Di speranze sequestrate
Di foreste in gestazione
Belati cronici di cantanti che vibrano nella luce dei rami
Paese di paglia grigia
Paese d’umidità rutilante di violenza
Paese d’attesa e di detriti
Contemplo questo paese fatto di colline e insenature
Soffuso di profumi dolciastri
Braccato da schiere scadute
Trafitto da tumori pallidi e pustolosi
Dove non c’è posto per il contadino, signore di terre immobili
Per il proletario che in officina combatte contro feroci ingranaggi di commercio

All’improvviso ci prende in contropiede
Il male inciso all’angolo
Il male che si avvita e si diffonde
Il male che trafigge e perfora
Il male che penetra in ogni poro
Il male che scava col succhiello
Il male, dolore d’ingranaggio rotante
IL MALE DEL PAESE NATALE

Fratelli, fratelli miei
Uomini appassionati trafitti da spine
Uomini intenti ad ascoltare i sismografi
Uomini del mio paese e d’altrove
Bevete dai soffioni sulfurei dell’umanità
Apparecchiate la tavola per i grandi uomini pesanti di giustizia
Raccogliete i vostri intenti esacerbati dalla pulsazione degli estuari
Fino alle fondamenta del palazzo
Uomini semplici che presidiate la vostra fabbrica chiusa
Uomini impastoiati da veti e proibizioni
Vi sento, nonostante tutto, crepitare nelle fiamme divoranti dello spirito
Visione di uomini onesti della costa e dei villaggi abbandonati
Uomini ricamati che pisciate lungo i fossati
Uomini di antichi candori che celebrate Numi dalle gote rosee e sbiadite
Ed anche voi, uomini delle città, collezionisti di mobili e di oggetti
Uomini emaciati che imputridite nel muco di città straniere
Voi condividete la nostra smania di libertà
Uomini potenti che contestate la pace con l’organo e con le piazze
Hommes croustillants héritiers de toutes lèpres et de toutes famines
Uomini incrostati eredi di ogni lebbra e carestia
Uomini troppo umiliati con pugni stretti di furore
Sepolti nel tannino delle vostre carni livide

Non c’è passato in Bretagna
Solo un impercettibile fremito di labbra
Attorno alle piccole frasi anodine e friabili
Soltanto un presente di volgarità ed ingiustizia
Un avvenire trincerato di violenza e polvere
Non c’’è passato nel mio paese
Solo un brusio di uomini refrattari
Rivedo le scope sull’urina secca
I manieri di quarzo circondati da siepi

Ma non posso sedermi a lungo sull’erba
Le deportazioni di massa continuano
I nostri fiumi hanno caldo
I nostri miasmi d’alcool hanno caldo
Siamo un popolo da altoforni
Un popolo affondato nel biancospino
Non scendiamo a compromessi

Mi fermo accanto agli erpici ed ai rulli
Mastico i miei primi germogli di libertà
Apro il ventaglio dei campi arati
E il nostro popolo all’improvviso si ribella scintillante alla faccia del mondo
Un popolo vinto si ritrova a gestire la marea che sale
Li vedo che si radunano su tutte le piazze
Boscaioli dell’alba stivati nei velieri del sole
Dissociatori erbosi e ruminanti che gettano rampini in un passato proibito
Studenti sordi ed impegnati che all’improvviso stabiliscono relazioni di causa ad effetto
Operai analogici si destano lentamente nel vuoto dei sobborghi contorti
Grappoli di donne pesanti radicate al dolore degli uomini
Operai in sciopero sulle tubazioni del paese che esigono rispetto e diritti
Attacchini di manifesti, venditori di giornali, distributori di volantini, portatori di cartelli
Studenti insolenti e nervosi che si nascondono con veemenza
Con aliti fetidi, volti screpolati
Studenti ridenti che tastano col piede il fragile equilibrio dell’acqua e del fuoco
Sindacalisti venti volte licenziati da gesti robusti di uomini che misurano l’eternità
Contadini sfruttati sotto ai loro trattori che alla sera mettono in tavola le preziose consegne
Voi siete la Bretagna che viene al fuoco
Voi siete la Bretagna che si apre ai venti del mondo
Oggi ve lo dico
Andiamo a dissodare il terreno
Ci saranno brividi di luce nella nebbia delle solitudini
E gli angoli delle finestre schiumeranno di folgori
Allora, ci insedieremo nell’odore dei telai e negli interstizi delle tegole
Per moti di tenerezza
Oggi vi dico
che un popolo nuovo emerge lentamente districandosi dai raccolti esemplari
Un popolo nuovo si stacca da secoli di colla
Questo paese cloroformizzato
Questo paese brulicante di speranze clandestine
Riapre gli occhi sulle periferie supermarine
Che suscitano in me carezzevoli pioggerelline
Per umettare le campagne policrome
Che sanguinano folgori sgualcite per il piacere degli uomini che le violentano
Che spalancano le bocche schiave del mio popolo infantile di rondini
Che raddrizzano le case estratte con la matrice da liquide esfoliazioni
Che si ridesti il mio popolo, ai quattro angoli del mondo mattutino!

inviata da Lunastella - 6/6/2007 - 12:13


segnalo che in entrambe le traduzioni manca un piccolo passaggio del testo, tra queste due righe che scrivo in maiuscolo:
- SEPOLTI NEL TANNINO DELLE VOSTRE CARNI STRAZIATE
ci sono altre righe tipo:...faccio l'elogio all'uomo recalcitrante e vi parlo di cooperative di produzione, di officine in autogestione, di una Bretagna socialista a venire
- NON ESISTE PASSATO IN BRETAGNA
chiedo scusa a Riccardo e a Lunastella se mi sono permesso, non è mia abitudine intervenire nel lavoro di altri, ma è un testo talmente toccante!
Flavio Poltronieri

Flavio Poltronieri - 9/3/2014 - 19:56


Hai fatto benissimo a intervenire, Flavio. Il problema è che in tutti i testi presenti in rete, come quello che devo avere utilizzato io a suo tempo, e poi anche da Lunastella per la sua traduzione (a proposito: hai notato la differenza di interpretazione del titolo nelle due versioni?...), quei versi non sono presenti. A questo punto riascolto la canzone integralmente e tento di trascriverli all'ascolto....

Saluti e grazie ancora!

Riccardo Venturi - 9/3/2014 - 21:38


Come non detto: i video YouTube disponibili si fermano a poco più di 10 minuti e non comprendono il passaggio da ascoltare; spero che la vecchia cassetta di Trema'n inis faccia ancora, sennò mi toccherà chiedere a Flavio di cercare di trascrivere il testo francese mancante...

9/3/2014 - 21:45


prova al link di grooveshark segnalato a suo tempo da giorgio. Dovrebbe essere completo (più di 13 minuti)

9/3/2014 - 22:00


Oh yea, il link Grooveshark è funzionante; ma, caso soprannaturale, fa anche la mia vecchissima audiocassetta di Trema'n Inis...insomma domani mi ci dedico... (incredibile, la cassetta l'ho comprata il 17 dicembre 1980, col mio vizio di segnare le date di acquisto di libri e dischi...)

Riccardo Venturi - 9/3/2014 - 23:03


C'è un problema: ho ascoltato il testo completo, ma delle righe segnalate da Flavio nella posizione indicata non c'è traccia. Che Flavio abbia sottomano un testo diverso o una redazione modificata?... Oppure il volume originale del poema di Paol Keineg? Altrimenti davvero non mi so spiegare la cosa. Ne ho comunque approfittato per correggere una imprecisione nel testo francese ("grossière injustice" al posto di "grossières en justice"; correzione conseguente nella mia traduzione) e per migliorare un po' l'iconografia della pagina.

Riccardo Venturi - 10/3/2014 - 02:10


Di Paol Keineg possiedo altri libri ma non quello dove è contenuto quel poema, ho semplicemente ascoltato il mio vinile ufficiale Trema'n inis edizione Keltia III PDU del 1977, le parole in questione si sentono chiaramente, mi sono fatto l'ipotesi che se non le trovi nel testo originale, sia perchè Alan le improvvisa al momento dell'incisione (in fondo poeticamente non sono rilevanti, sembrano più degli slogans), però non si può mettere in dubbio la loro esistenza all'interno del testo inciso a meno che non siano state tolte in fase di ristampe successive, ma perchè mai? Il mio vinile resta a disposizione, comunque...

Flavio Poltronieri - 10/3/2014 - 17:20

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