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Wiegala

Ilse Weber
Language: German

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[tra il 1942 ed il 1944]
Testo trovato su The Lied, Art Song and Choral Texts Page

Ilse Weber
Ilse Weber

Ilse Herlinger Weber è stata una poetessa e scrittrice di origine ceca e di religione ebraica.
A Praga, dove viveva, scrisse molti racconti per l’infanzia e condusse anche programmi radiofonici per i bambini. Dopo l’occupazione nazista, nel 1939, riuscì a mettere in salvo il suo primogenito Hanuš mandandolo da amici in Svezia attraverso un “kindertransport”. Poi lei, il marito ed il figlio più piccolo furono rinchiusi nel ghetto di Praga e quindi internati nel campo/ghetto di Theresienstadt. A Terezìn, dove erano stati deportati moltissimi bambini, Ilse Weber svolse l’attività di infermiera nel reparto infantile della locale infermeria. E’ in questo periodo che, per alleviare le pene dei piccoli ospiti, compose molte poesie che improvvisava in canzoni accompagnandosi con la chitarra. Nell’ottobre del 1944 suo marito Willi fu scelto per il trasferimento ad Auschwitz e Ilse chiese di seguirlo: lei ed il figlioletto Tommy vennero subito uccisi al loro arrivo. Willi sopravvisse e potè poi riabbracciare Hanuš, il figlio sopravvissuto.

“Terezin/Theresienstadt”
“Terezin/Theresienstadt”



Le poesie/canzoni di Ilse Weber – insieme a quelle di molti altri artisti internati - sono state recentemente riproposte al grande pubblico dal basso baritono tedesco Christian Gerhaher e dalla mezzo-soprano svedese Anne Sofie von Otter, che le hanno raccolte nel disco intitolato semplicemente “Terezin/Theresienstadt”, pubblicato nel 2008 dalla Deutsche Grammophon.
Wiegala, wiegala, weier,
der Wind spielt auf der Leier.
Er spielt so süß im grünen Ried,
die Nachtigall, die singt ihr Lied.
Wiegala, wiegala, weier,
der Wind spielt auf der Leier.

Wiegala, wiegala, werne,
der Mond ist die Lanterne,
er steht am dunklen Himmelszelt
und schaut hernieder auf die Welt.
Wiegala, wiegala, werne,
der Mond ist die Lanterne.

Wiegala, wiegala, wille,
wie ist die Welt so stille!
Es stört kein Laut die süße Ruh,
schlaf, mein Kindchen, schlaf auch du.
Wiegala, wiegala, wille,
wie ist die Welt so stille!

Contributed by Bartleby - 2011/3/1 - 13:54




Language: Italian

Traduzione italiana di Ferdinando Albeggiani da The Lied, Art Song and Choral Texts Page
NINNA NANNA

Fai ninna, fai nanna, mio bimbo, lo sento
risuona la lira al soffiare del vento,
nel verde canneto risponde l'assolo
del canto dolce dell'usignuolo.
Fai ninna, fai nanna, mio bimbo, lo sento
risuona la lira al soffio del vento.

Fai ninna, fai nanna, gioia materna,
la luna è come una grande lanterna,
Sospesa in alto nel cielo profondo
volge il suo sguardo dovunque nel mondo.
Fai ninna, fai nanna, gioia materna,
la luna è come una grande lanterna.

Fai ninna, fai nanna, sereno riposa
dovunque la notte si fa silenziosa!
Tutto è quieto, non c'è più rumore,
mio dolce bambino, per farti dormire.
Fai ninna, fai nanna, sereno riposa
dovunque la notte si fa silenziosa!

Contributed by Bartleby - 2011/3/1 - 13:54




Language: French

Version française – CIGALE – Marco valdo M.I. – 2011
Comptine tchèque de langue allemande – Wiegala – Ilse Weber – entre 1942 et 1944.

Ilse Herlinger Weber était une poétesse et écrivaine d'origine tchèque et de religion juive.
À Prague, où elle vivait, elle écrivit de nombreux récits pour l'enfance et réalisa de nombreux programmes radiophoniques pour les enfants. Après l'occupation nazie, en 1939, elle réussit à sauver son aîné Hanuš en l'envoyant en Suède par un « kindertransport ». Ensuite, elle, son mari et le plus jeune des enfants furent enfermés dans le ghetto de Prague et ensuite, internés au camp de Theresienstadt. Là, où furent déportés de très nombreux enfants, Ilse Weber fut infirmière dans le département enfants de l'infirmerie locale. Durant cette période, pour atténuer les peines des petits, elle composa de nombreuses poésies qu'elle improvisait en chansons en les accompagnant à la guitare. En octobre 1944, son mari Willi fut choisi pour le transfert à Auschwitz et Ilse demanda à le suivre. Elle et son fils Tommy furent tués dès leur arrivée. Willi survécut et put ensuite embrasser son fils Hanuš.

Mon cher ami Lucien l'âne, laisse-moi te dire juste un mot pour justifier cette transposition et quelques mots qu'on y rencontre. Par rapport au texte d'origine et aux diverses versions (anglaise, italienne) que j'ai pu connaître, la version que je te présente de cette comptine – car c'en est une, en italien une ninna nanna, en anglais lullaby – est comme qui dirait en décalage. Elle glisse vers le surréalisme, elle a un air de dadaïsme, à la manière de Robert Desnos qui mourut au camp de Theresienstadt. Manière de rappeler ici ce poète majuscule et d'insérer en hommage à Ilse Weber et à tous ceux qui passèrent par là ce court poème de Desnos, résitant parmi les rsitants (Ora e sempre : Resistenza !) :


J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu'il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu'à être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l'ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.

Corps et biens, 1930


Je vois, je vois, ce glissement... et crois-moi, mon ami Marco Valdo M.I., j'en suis bien content de ce rappel du poète-résistant. Tu en avais déjà parlé dans ta version de la chanson « Le négationniste » . Mais dis-moi quand même, où as-tu pêché cet « enfançon », je ne le vois pas dans mon dictionnaire...

L'enfançon, je l'ai trouvé dans la vieille et naturelle mémoire du français. Il m'arrive d'ailleurs souvent de voir ressurgir (d'où ? Je ne saurais te le dire) des mots d'un français oublié de nos temps trop pressés, de nos dictionnaires si contemporains qu'ils en oublient leur langue. Cet enfançon est venu tout seul, si délicat, si mortel, il me semblait être le terme exact pour cet enfant que l'on berce dans le camp. Mais je l'ai retrouvé ce mot dans le Roman de la Rose de Jean Chopinel, dit Jehan De Meung (sur Loire), qui vécut vers l'an 1250 - 1300. Le voici dans sa phrase d'origine : « Et qui vit jusqu'au viel, veez qu'il en avient ; aussi comme en l'estat d'un enfançon revient » (traduction : Celui qui vit jusqu'au vieil âge, voyez ce qu'il en advient; il revient à l'état d'enfant »).

En voilà des manières étranges, Marco Valdo M.I. mon ami, de remonter aussi loin dans le temps pour une petite comptine, pour bercer un enfançon...

Je sais, Lucien l'âne mon ami, mais il ne s'agit pas d'un seul enfançon, mais de tous ceux – ils furent des millions – qui passèrent par là et méritent bien eux-aussi d’être bercés, tant le sort et les hommes follement impitoyables les ont méprisés et fait souffrir.

Certainement, dit Lucien l'âne, tout cela était d'une absurdité effroyable et afin que cela ne se produise plus jamais dans l'histoire des hommes de cette planète, cette comptine aussi est manière de tisser le linceul de ce vieux monde délirant, brutal et cacochyme.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
CIGALE

Dodo, dodo, l'enfant délire
Le vent joue de la lyre
Si doux dans la jonchaie
Le rossignol chante sa mélodie
Dodo, dodo, l'enfant délire
Le vent joue de la lyre

Dodo, dodo, l'enfançon
La lune est un lampion
Elle se tient à la coupole du ciel
Et de haut surveille le monde
Dodo, dodo, l'enfançon
La lune est un lampion

Dodo, dodo, l'enfant dort
Comme le monde est calme
Aucun bruit ne trouble ce calme
Dors, mon petit, toi aussi dors .
Dodo, dodo, l'enfant dort
Comme le monde est calme.

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2011/3/3 - 19:55




Language: English

Version anglaise de Wiegala, tirée de Julia Scott Carey
LULLABY

Wiegala, wiegala, weier,
the wind plays on the lyre.
It plays so sweetly in the green reeds.
The nightingale sings its song.
Wiegala, wiegala, weier,
the wind plays on the lyre.

Wiegala, wiegala, werne,
the moon is a lantern.
It stands in the darkened firmament
and gazes down on the world.
Wiegala, wiegala, werne,
the moon is a lantern.

Wiegala, weigala, wille,
how silent is the world!
No sound disturbs the lovely peace.
Sleep, my little child, sleep too.
Wiegala, wiegala, wille,
how silent is the world!

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2011/3/3 - 19:59




Language: French

Je me demande, dit Lucien l'âne, si la comptine Cigale n'aurait pas été plus belle comme ceci :
Cigale, cigale, l'enfant délire
Le vent joue de la lyre
Si doux dans la jonchaie
Le rossignol chante sa mélodie
Cigale, cigale, l'enfant délire
Le vent joue de la lyre

Cigale, cigale, l'enfançon
La lune est un lampion
Elle se tient à la coupole du ciel
Et de haut surveille le monde
Cigale, cigale, l'enfançon
La lune est un lampion

Cigale, cigale, l'enfant dort
Comme le monde est calme
Aucun bruit ne trouble le calme
Dors, mon petit, toi aussi dors .
Cigale, cigale, l'enfant dort
Comme le monde est calme.

Contributed by Lucien Lane - 2011/3/3 - 22:06




Language: Czech

Traduzione ceca dal libretto che accompagnava lo spettacolo “Stars of Terezín” tenuto a Praga nel 2013 dall’orchestra da camera Nash Ensemble di Londra.
VÍGALA

Vígala, vígala, houpy hou,
vítr si hraje s píšťalkou.
Hraje tak sladce v políčku,
slavíček zpívá písničku.
Vígala, vígala, houpy hou,
vítr si hraje s píšťalkou.

Vígala, vígala, vokáč,
měsíc je jako koláč,
stojí na temném nebi,
na svět se dolů šklebí.
Vígala, vígala, vokáč,
měsíc je jako koláč.

Vígala, vígala, víchy,
jak jen je ten svět tichý.
Nic nevyruší tvoje sny,
tak spi, děťátko moje, spi.
Vígala, vígala, víchy,
jak jen je ten svět tichý.

Contributed by Bernart Bartleby - 2014/4/23 - 15:28




Language: Finnish

Traduzione / Translation / Traduction / Suomennos: Juha Rämö
NUKU, LAPSENI

Nuku, lapseni, uinu vaan,
jo soittaa tuuli kanneltaan.
Rauha täyttää ihmismielen,
kaikuu laulu satakielen.
Nuku, lapseni, uinu vaan,
jo soittaa tuuli kanneltaan.

Nuku, lapseni, uinu vaan,
kuu kirkas valaa loistettaan.
Se taivaan äärin kapuaa
ja alas katsoo maailmaa.
Nuku, lapseni, uinu vaan
kuu kirkas valaa loistettaan.

Nuku, lapseni, uinu vaan,
vaienneet on äänet maan.
Kunnes koittaa aamunkoi,
yön rauha untas vartioi.
Nuku, lapseni, uinu vaan,
vaienneet on äänet maan.

Contributed by Juha Rämö - 2016/8/2 - 09:10


À propos d’Ilse Weber et de Wiegala, je viens de trouver cette note confondante :

« Dans le couloir vers la chambre à gaz, Ilse Weber pour son fils et les autres enfants chanta la berceuse Wiegala. »


Marco Valdo M.I.

Marco Valdo M.I. - 2016/11/23 - 14:59



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