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Fabrizio De André: Un Medico

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fabfuma
[1971]
Testo di Fabrizio De André e Giuseppe Bentivoglio
Musica di Fabrizio De André e Nicola Piovani
Lyrics by Fabrizio de André and Giuseppe Bentivoglio
Music by Fabrizio De André and Nicola Piovani

Album: "Non all'amore non al denaro né al cielo"




Salut, salve, salut à toi, ô Lucien l'âne, mon ami venu de la nuit des temps, du fond de cette civilisation anhistorique où l'âne vit en frère avec le paysan. J'ai l'immense plaisir de te faire entendre une chanson de Fabrizio De André, une chanson qui raconte une histoire qui doit t'être bien familière, toi qui côtoya à Gagliano le docteur Levi, les somari et la mule de l'archiprêtre.

Salve et vale, Marco Valdo M.I. mon ami, je me souviens très bien des argiles de Lucanie, des crépuscules rouges, des vents d'hiver et de la sorcière. Je me souviens très bien de ces enfants que peignait le peintre turinois confiné en haut de ces collines frileuses.

Je te disais que la chanson de De André te rappellera ce temps-là, mais elle ne raconte pas directement l'histoire du « Cristo si è fermato a Eboli » (Le Christ s'est arrêté à Eboli), même si elle porte en substance le même argument. Je m'explique. Tu te souviendras que Carlo Levi était médecin et peut-être même, médecin malgré lui, même s'il avait une sœur qui fut une grande psychiatre, même s'il eut pu devenir un grand praticien lui aussi... Il en avait et l'envergure et les connaissances. Mais voilà, il choisit d'être peintre et fut ensuite, mais ensuite seulement, écrivain.

Oui, tout cela, je le sais. Je sais aussi qu'on l'envoya – pour cause de résistance au régime – après un séjour en prison à Turin et à Rome en confinement en Lucanie. Mais quel rapport avec la chanson ?

Carlo Levi, Lucania 61, particolare
Carlo Levi, Lucania 61, particolare
Tout simplement ceci, Lucien l'âne mon ami, que dès que les paysans, les contadini, les braccianti et les somari surent que Carlo Levi était médecin, ils vinrent requérir son aide pour sauver un des leurs qui était mourant, pour soigner leurs femmes et leurs enfants... Dottore, dottore... Et Levi, bien malgré lui, se mit à soigner, se mit à faire le docteur. Mais les autres docteurs de la commune privés de leurs malades, de leurs patients, accumulèrent la rancune rapidement, puis un jour, ivres de colère, ils s'armèrent de leurs relations et par le préfet fasciste firent interdire à Carlo Levi d'encore soigner la population. Faut dire, faut dire qu'il soignait gratuitement... Et voilà, le voilà le lien avec la chanson de De André. Soigner gratuitement ses « frères humains... ». La médecine tarifée n'aime pas ça et la société établie non plus, d'ailleurs.

Et pourquoi ?, dit Lucien l'âne. En quoi ça les dérange?

Vois-tu, Lucien l'âne mon ami, au pays des hommes, tout doit être tarifé, tout doit être payant... De façon à assurer la richesse aux riches et à écraser les pauvres. C'est tout simplement la règle de base du système d'exploitation des pauvres par les riches. Dans le réel, la richesse n'existe pas. C'est une invention des riches, destinée à casser le mécanisme fondamental de l'humanité qui est la solidarité entre les gens et même, rassure-toi avec les animaux. On est tous, somme toute, sur le même vaisseau appelé Terre. « Terre, terre, oui, c'est toi, terre, terre, qui donne la joie... ». Une vision futuriste en quelque sorte. Dans notre temps, c'est plutôt la Guerre de Cent Mille Ans des riches contre les pauvres pour asseoir et développer leurs richesses, leurs dominations, leurs privilèges et leurs pouvoirs. Imagine, si le médecin soigne gratuitement, pourquoi l'hôpital ne serait pas gratuit, ou la nourriture elle-même, ou l'enseignement, ou le chauffage, le transport... Tout, quoi. Tout deviendrait gratuit... C'est le grand combat de notre temps, de tous les temps... Faire disparaître la richesse et les riches pour que tous les êtres soient heureux et égaux... autant que faire se peut. Mais voilà, vu du côté de ceux qui aiment être plus que les autres, ceux qui vivent d'arrogance et d'avidité, la question se poserait : comment être riche dans un monde où tout est gratuit... et dès lors, être plus que les autres ? Ce serait impossible et leurs égos, leurs égos, les pauvres, ils en souffriraient tellement. C'est bien là le hic, c'est bien là le nœud de la Guerre de Cent Mille Ans. Tout le gratuit doit disparaître, même dans la relation entre les êtres, même dans l'amour... Tout doit devenir payant. Et c'est le sens de l'antienne ecclésiale : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front »... C'est ce qu'on dit aux paysans, pas aux riches bien sûr, pour eux, c'est « Tu gagneras ton pain à la sueur du front des autres. » D'ailleurs, dans la chanson de Fabrizio de André, tu verras la vendetta que les riches exercent sur le médecin qui soigne gratuitement, et sur sa famille, sur sa femme et ses enfants... Ils finissent même par le faire enfermer. D'ailleurs, chez nous aussi, dans ma ville hier encore, aujourd'hui toujours, l'establishment, les riches font la guerre aux médecins du peuple, qui soignent gracieusement.

Raison de plus, dit Lucien l'âne en se dressant de tout son poil noir et luisant comme la plume de la corneille, raison de plus pour tisser, encore et toujours le linceul de ce monde décidément vieux, sordide et cacochyme.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien l'âne.

Salve a te, Lucien l'asino, il mio amico venuto dalla notte dei tempi, dal fondo di questa civilizzazione fuori dalla storia dove l'asino vive in fratellanza con il contadino. È con grande piacere che ti faccio ascoltare una canzone di Fabrizio De André, una canzone che racconta una storia che dev'esserti familiare, tu che a Gagliano sei stato accanto al dottor Levi, ai somari e alla mula dell'arciprete.

Salve et vale, Marco Valdo M.I. amico mio, mi ricordo molto bene delle argille di Lucania, dei crepuscoli rossi, dei venti d'inverno e della strega. Mi ricordo molto bene di quei bambini che dipingeva il pittore torinese confinato lassù tra quelle fredde colline.

Ti dicevo che la canzone di De André ti ricorderà quei tempi, ma la canzone non racconta direttamente la storia di « Cristo si è fermato a Eboli », anche se in sostanza, tratta lo stesso argomento. Mi spiego meglio. Ti ricorderai certamente che Carlo Levi era un medico e forse potremmo dire medico suo malgrado, anche se aveva una sorella che fu una grande psichiatra, anche se avrebbe pututo diventare anche lui un grande medico... ne aveva la levatura e le conoscenze. Ma ecco, ha scelto di essere pittore e fu in seguito, ma solo in seguito, scrittore.

Ah sì, so bene tutto questo. So anche che l'hanno spedito - per la sua resitenza al regime - dopo un soggiorno in prigione a Torino e a Roma, al confino in Lucania. Ma qual è il rapporto con la canzone?

carlo levi lucaniaSemplicemente questo, Lucien l'âne amico mio, che dacché i contadini, i braccianti, i somari seppero che Carlo Levi era medico, vennero a chiedere il suo aiuto per salvare uno dei loro che stava per morire, per curare le loro donne e i loro bambini... Dottore, dottore... E Levi, anche suo malgrado, si mise a curare, si mise a fare il dottore. Ma gli altri dottori del comune, privati dei loro malati, dei loro pazienti, accumularono rapidamente il rancore, ed un giorno, ebbri di collera, si armarono delle loro relazioni e tramite il prefetto fascista fecero proibire a Carlo Levi di continuare a curare la popolazione. Bisogna dire che li curava gratuitamente. Ed ecco il collegamento con la canzone di De André. Curare gratuitamente i propri "fratelli umani...". La medicina tariffata non ama questa idea e la società costituita nemmeno, d'altronde.

E perché mai?, disse Lucien l'asino. Cos'è che gli dà fastidio?

Vedi, Lucien l'âne amico mio, nel paese degli uomini, tutto deve avere una tariffa, tutto deve essere a pagamento... In modo da assicurare la richezza ai ricchi e da opprimere i poveri. Semplicemente è la regola di base del sistema di sfruttamento dei poveri da parte dei ricchi. Nella realtà la ricchezza non esiste. È un'invenzione dei ricchi, destinata a spezzare il meccanismo fondamentale dell'umanità che è la solidarietà tra le persone e anche, stai tranquillo, con gli animali. Siamo tutti, tutto sommato, sulla stessa barca chiamata Terra. "Terra, terra, sì, sei tu, terra, terra, che dai la gioia...". Una visione futurista in qualche modo. Ai tempi nostri, invece è la Guerra dei Centomila Anni dei ricchi contro i poveri per consolidare e aumentare le loro ricchezze, i loro domini, i loro privilegi e i loro poteri. Immaginati, se il medico cura gratuitamente, perché non dovrebbe essere gratuito l'ospedale, o il cibo stesso, o l'istruzione, o il riscaldamendo, il trasporto... Tutto, insomma. Tutto diventerebbe gratuito... È la grande battaglia dei nostri tempi, di tutti i tempi... Fare sparire la ricchezza e i ricchi affinché tutti gli esseri siano felici ed uguali... per quanto possibile.

Ma ecco, visto dalla parte di quelli che vogliono avere più degli altri, quelli che vivono di arroganza e di avidità, la domanda che sorgerebbe spontanea: come si fa ad essere ricchi in un mondo dove tutto è gratuito... e continuare a valere più degli altri? Sarebbe impossibile e i loro ego, i loro ego, poveretti, ne soffrirebbero tantissimo. Qui sta il busillis, ecco il nodo della Guerra dei Centomila Anni. Tutto ciò che è gratuito deve sparire, anche nelle relazioni tra gli esseri umani, anche nell'amore. Tutto deve diventare a pagamento. Ed è il senso dell'antifona ecclesiastica: "Guadagnerai il pane con il sudore della fronte"... Ecco quello che si dice ai contadini, non ai ricchi naturalmente, per loro suona "Guadagnerai il pane con il sudore della fronte degli altri.".

D'altra parte nella canzone di Fabrizio de André, vedrai la vendetta che i ricchi perpetrano sul medico che cura gratis, e sulla sua famiglia, su sua moglie e sui figli... Finiscono persino per farlo rinchiudere. Comunque, anche da noi, nella mia città fino a ieri, e a ancora oggi, l'establishment, i ricchi fanno guerra ai dottori del popolo, che curano a titolo gratuito.

Ragione in più, disse Lucien l'asino drizzando il suo pelo nero e lucente come la piuma della cornacchia, ragione in più per tessere, ancora e sempre, il sudario di questo mondo decisamente vecchio, sordido ed arcigno.

Così parlarono Marco Valdo M.I. e Lucien l'âne.
Traduzione di Lorenzo Masetti



ciliegio in fiore
Da bambino volevo guarire i ciliegi
quando rossi di frutti li credevo feriti
la salute per me li aveva lasciati
coi fiori di neve che avevan perduti.

Un sogno, fu un sogno ma non durò poco
per questo giurai che avrei fatto il dottore
e non per un dio ma nemmeno per gioco:
perché i ciliegi tornassero in fiore,
perché i ciliegi tornassero in fiore.

E quando dottore lo fui finalmente
non volli tradire il bambino per l'uomo
e vennero in tanti e si chiamavano "gente"
ciliegi malati in ogni stagione.

E i colleghi d'accordo i colleghi contenti
nel leggermi in cuore tanta voglia d'amare
mi spedirono il meglio dei loro clienti
con la diagnosi in faccia e per tutti era uguale:
ammalato di fame incapace a pagare.

E allora capii fui costretto a capire
che fare il dottore è soltanto un mestiere
che la scienza non puoi regalarla alla gente
se non vuoi ammalarti dell'identico male,
se non vuoi che il sistema ti pigli per fame.

E il sistema sicuro è pigliarti per fame
nei tuoi figli in tua moglie che ormai ti disprezza,
perciò chiusi in bottiglia quei fiori di neve,
l'etichetta diceva: elisir di giovinezza.

E un giudice, un giudice con la faccia da uomo
mi spedì a sfogliare i tramonti in prigione
inutile al mondo ed alle mie dita
bollato per sempre truffatore imbroglione
dottor professor truffatore imbroglione.

inviata da Marco Valdo M.I. - 21/10/2010 - 19:57




Lingua: Inglese

La versione inglese di Dennis Criteser [2014]
Dal blog Fabrizio De André in English
A DOCTOR

As a child I wanted to heal cherry trees
when, red with fruit, I believed them injured.
For me, health had left them
with the snowy flowers they’d lost.

A dream, it was a dream, but it wasn't short-lived.
For this I swore that I would become a doctor,
and not for a god, nor either for play:
so that the cherry trees would return in bloom,
so that the cherry trees would return in bloom.

And when I was a doctor finally,
I didn’t want to betray the child for the man,
and so many came and they called themselves “people,"
sick cherry trees in every season.

And my colleagues in agreement, contented colleagues,
reading in my heart so much desire to love,
sent me their best clients,
with the diagnosis on their faces -
and for everyone it was the same:
sick with hunger, unable to pay.

And then I realized I had to understand
that being a doctor is just a job,
that you can’t give the science to people
if you don’t want to fall sick with the identical ailment,
if you don’t want the system to starve you into submission.

And the reliable system is to starve you into submission,
in your children, in your wife, who now despise you.
Therefore I sealed in a bottle those snowy flowers.
The label said: elixir of youth.

And a judge, a judge with the face of a man,
sent me off to leaf through sunsets in prison,
useless to the world and to my fingers,
branded forever a swindler, a crook,
doctor, professor, swindler, crook.

inviata da Riccardo Venturi - 23/2/2016 - 20:32




Lingua: Francese

Version française - UN MÉDECIN – Marco valdo M.I. a – 2010
Chanson italienne – Un Medico – Fabrizio De André
UN MÉDECIN

Enfant , je voulais guérir les cerises déjà
Quand fruits rouges, je les croyais blessées
La santé, pour moi, les avait laissées
Quand leurs fleurs de neige étaient tombées à bas.

Un rêve, ce fut un rêve mais il dura peu
Je jurai pour cela d'être docteur
Et non pour un dieu, même pas par jeu
Pour que les cerises revinssent en fleurs
Pour que les cerises revinssent en fleurs.

Et quand je fus docteur, finalement
Je ne voulus pas que l'homme trahisse le garçon
Et il en vint tellement qui se disaient des gens
De ces cerises malades à chaque saison.

Et mes collègues d'accord, mes collègues contents
À voir en mon cœur tant d'envie d'aimer
Les meilleurs de leur clients m'ont expédiés
Avec le diagnostic sur le visage de tous ces gens
Malade de faim, incapable de payer.

Et alors je compris, je fus contraint d'accepter
Que faire le docteur est seulement un métier
Qu'on ne peut offrir la science aux gens qui vont mal
Si on ne veut pas souffrir du même mal
Si tu ne veux pas que le système ne te mette à mal.

Et c'est sûr, le système de la faim te frappera
Dans tes enfants, dans ta femme qui alors te méprisera
Et ces fleurs de neige dans la bouteille, il enfermera
Élixir de jeunesse, l'étiquette ainsi dira.

Et un juge, un juge à tête d'homme m'envoya
En prison, effeuiller la tramontane et moi
Inutile au monde et à mes doigts
Marqué pour toujours escroc emberlificoteur
Docteur professeur escroc mystificateur.

inviata da Marco Valdo M.I. - 21/10/2010 - 20:09




Lingua: Inglese

La poesia di Edgar Lee Masters dall'Antologia di Spoon River
DR. SIEGREIED ISEMAN

I said when they handed me my diploma,
I said to myself I will be good
And wise and brave and helpful to others;
I said I will carry the Christian creed
Into the practice of medicine!
Somehow the world and the other doctors
Know what's in your heart as soon as you make
This high-souled resolution.
And the way of it is they starve you out.
And no one comes to you but the poor.
And you find too late that being a doctor
Is just a way of making a living.
And when you are poor and have to carry
The Christian creed and wife and children
All on your back, it is too much.
That's why I made the Elixir of Youth,
Which landed me in the jail at Peoria,
Branded a swindler and a crook
By the upright federal judge!

23/10/2010 - 12:30




Lingua: Italiano

La versione italiana di Fernanda Pivano della poesia di Edgar Lee Masters
IL DOTTOR SIEGFRIED ISEMAN

Dissi, quando mi consegnarono il diploma,
dissi a me stesso che sarei stato buono
e saggio e caritatevole col prossimo;
dissi che avrei trasportato il Credo cristiano
nella pratica della medicina!
Ma, non so come, il mondo e gli altri dottori
subodorano ciò che si ha in cuore non appena si prende
questa magnanima risoluzione.
E il sistema è pigliarvi per fame
Da voi non verranno che i poveri.
Voi vi accorgerete troppo tardi che fare il dottore
non è che un modo di guadagnarsi la vita.
E quando siete povero e dovete reggere
il Credo cristiano e la moglie e i figli
tutto sulla vostra schiena, è troppo!
Ecco perché fabbricai l'Elisir di Giovinezza,
che mi portò alla prigione di Peoria
bollato come truffatore e imbroglione
dall'integerrimo Giudice Federale!

23/10/2010 - 12:32




Lingua: Francese

Version française du DR. SIEGFRIED ISEMAN
Poème de Edgar Lee Master
Anthologie de Spoon River.
LE DOCTEUR SIEGFRIED ISEMAN

Je dis quand ils me remirent mon diplôme
Je dis en moi-même Je serai bon
Et sage, courageux et charitable avec les autres
Je dis J'apporterai le credo chrétien
Dans la pratique de la médecine !
D'une manière ou d'une autre, le monde et les autres docteurs
Sait ce qui se passe dans votre cœur au moment où vous le faites
Cette résolution hautement morale
La suite de ceci est qu'ils vous font crever de faim.
Et personne ne vient vous consulter sauf les pauvres.
Et vous découvrez un peu tard qu'être docteur
C'est juste un moyen de gagner sa vie
Et quand vous êtes pauvre et que vous devez porter
Le credo chrétien, femme et enfants
Sur votre dos, c'est trop.
C'est pourquoi j'ai fait l’Élixir de Jouvence,
Qui me mena en prison à Peoria,
Marqué comme charlatan et escroc
Par le très intègre Juge fédéral !

inviata da Marco Valdo M.I. - 23/10/2010 - 19:12


Interpretazione mariachi di Alessio Lega

adriana - 23/10/2010 - 17:08




Lingua: Italiano

UN TRANVIERE
Riscrittura tranviaria di Riccardo Venturi
Dall' Asocial Network, 17 febbraio 2010.

decgr

La fermata De André-Ciliegi sulla tramvia fiorentina è la penultima andando verso Scandicci (o la seconda andando verso Firenze). E preceduta, o seguita, da "Aldo Moro" e "Resistenza", e il trio Aldo Moro-Resistenza-De André mi è apparso come una delle singolari curiosità del caso, al pari della fermata dei Ciliegi. Ci sarebbe stato bene anche un "Pertini", ma non c'è. Siccome avevo già tutto in testa da giorni nella mia mente malata, ho preso apposta la tramvia per andare a fotografare i cartelli della fermata. La canzone originale è, ovviamente, "Un Medico", vale a dire il "Dottor Siegfried Iseman" di Edgar Lee Masters. - [RV, 17/2/2010]

NB. Il giorno dopo, 18 febbraio 2010, sarebbe stato il 70° compleanno di Fabrizio De André.

decgente
UN TRANVIERE
Musica di Fabrizio de André
Dall'Antologia di Greve River di Edgardo Leo Maestri

Da bambino volevo andare ai Ciliegi
quando rossi di frutti li vedevo a Scandicci,
l'autobus, però, ci aveva scaricati
giù nel viale Nenni in mezzo ai baraccati.

Un sogno, fu un sogno, ma non durò poco
per questo giurai che avrei fatto il tranviere
e non per un dio, ma nemmeno per gioco:
perché ai Ciliegi s'andesse a tutte l'ore,
perché ai Ciliegi s'andesse a tutte l'ore.

E quando tranviere lo fui finalmente
non volli tradire il bambino per l'uomo
e salivano in tanti, e si chiamavano "gente",
dai Ciliegi andavano alla stazione.

E i colleghi d'accordo, i colleghi contenti
nel leggermi in cuore tanta voglia d'amare
mi dirottavan sul tràmme i nullatenenti,
con la sentenza in faccia, e per tutti era uguale:
derelitto, immigrato, incapace a pagare.

E allora capii, fui costretto a capire
che fare il tranviere è soltanto un mestiere,
che il biglietto non puoi regalarlo alla gente
se non vuoi ritrovarti ridotto anche te male,
se non vuoi che il sistema ti pigli per fame.

E il sistema sicuro è pigliarti per fame,
nei tuoi figli, in tua moglie che vogliono i' Sùvve
perciò, dopo aver chiuso del tram le portiere
dicevo ai passeggeri: "Si paga al tranviere".

E un giudice, quello della canzone sul nano,
mi spedì a fare un viaggio sopra un cellulare,
la sola fermata era a Sollicciano,
eh sì, ero un tranviere un po' particolare
però quando esco ritorno a guidare.

23/2/2016 - 20:45




Lingua: Polacco

La traduzione polacca di Michał Sprusiński della poesia di Edgar Lee Masters

"Antologia Spoon River", Państwowy Instytut Wydawniczy, Warszawa 1981


http://www.antiwarsongs.org/img/upl/1d9b9f0accaf0dc7c2515f3b54a7c53fe466.jpg
DOKTOR SIEGFRIED ISEMAN


Powiedziałem sobie, gdy mi wręczali dyplom,
powiedziałem sobie, że będę dobry
i mądry, i dzielny, i pomocny innym;
powiedziałem, że wniosę wiarę chrześcijańską
w praktykowanie medycyny!
i jakoś świat i inni lekarze
poznają, co w tobie, skoro już uczyniłeś
to postanowienie tak szlachetne z ducha.
A skutek jest taki, że cię zamorzą głodem.
I nikt do człowieka nie przyjdzie, tylko nędzarze.
I za późno się człowiek spostrzega,
że być lekarzem to też jest sposób zarobkowania.
I gdyś sam już nędzarz i dźwigasz
na karku wiarę chrześcijańską
oraz żonę i dzieci, ciężar zbyt to wielki!
Dlatego wymyśliłem Eliksir Młodości,
za co mnie wpakowano do więzienia w Peorii
z piętnem złodzieja i oszusta,
co stwierdził prawy Sędzia Federalny!

inviata da Krzysiek Wrona - 15/3/2017 - 13:15


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