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Teresa Torga

José "Zeca" Afonso


Langue: portugais


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afjose
[1976]
Letra e música: José Afonso
Parole e musica: José Afonso
Album: Com as minhas tamanquinhas

Donna nella democrazia...
di Riccardo Venturi

António Capela, il reporter che scattò le foto di Teresa Torga il 4 maggio 1975 a Lisbona.
António Capela, il reporter che scattò le foto di Teresa Torga il 4 maggio 1975 a Lisbona.


Ma che strana e curiosa canzone, direte. Fa parte dell'album "Com as minhas tamanquinhas" e va un poco spiegata, perché questo è un altro José Afonso ancora (il plurale dev'essere sicuramente una precisa specialità portoghese). E' il José Afonso cronista della Lisbona post-rivoluzionaria, della Lisbona della "PREC", una città che si risvegliava da un sonno di cinquant'anni a base di dio, patria e famiglia (*e guerre coloniali, aggiunta del 2009) e dove ne succedevano di tutti i colori, di cose mai viste allora. L'esplosione della libertà per un breve periodo prima della normalizzazione. Quei brevi, irripetibili periodi dove tutto può accadere, anche negli episodi apparentemente marginali.

Nel torrido pomeriggio del 4 maggio 1975, poco più di un anno dopo la Rivoluzione dei Garofani, una signora di una quarantina d'anni, che diceva di chiamarsi "Teresa Torga", si mise tranquillamente a ballare nuda ad un incrocio stradale in pieno centro di Lisbona. Accadde un putiferio in quel paese dove le donne erano state, fino a pochi mesi prima, solo spose e madri esemplari sotto i tacchi della chiesa e del regime salazarista; una cosa del genere era semplicemente inconcepibile. Ma Teresa Torga, pur confusa, dichiarò semplicemente di sentirsi bene, di avere un gran caldo e di averlo fatto per "liberarsi", dato che ora c'era la libertà e lei faceva quello che voleva. Fu rivestita e portata via dalla polizia; non se ne seppe più niente. Dice José Afonso che una donna, nella "democrazia", non è un soprammobile da salotto, e prende il gesto di Teresa come un gesto di libertà. Finì come sempre, dittatura o democrazia che si voglia: con la gente che non si fa i cazzi propri, con una qualche "pubblica morale" e con gli sbirri. L'avranno riportata in manicomio, posto dal quale andava e veniva.

Il fatto fu però immortalato da António Capela, uno dei più celebri fotoreporter sportivi portoghesi (nato a Lisbona nel 1927 e morto il 2 luglio 1996), che si trovava a passare di lì e che è ricordato nella canzone. Rischiò di essere linciato dalla "gente perbene" che era sul posto e solo per l'intervento di un negoziante riuscì a salvarsi e, anche, a salvare la macchina fotografica.

Il giorno dopo fu pubblicato un articolo sul "Diário de Lisboa", un articolo che fu letto anche da José Afonso. E Teresa Torga, qualunque cosa ne sia stata, non morirà mai. Né lei, né il suo gesto.
No centro da avenida
No cruzamento da rua
Às quatro em ponto perdida
Dançava uma mulher nua.

A gente que via a cena
Correu para junto dela
No intuito de vesti-la
Mas surge António Capela

Que aproveitando a barbuda
Só pensa em fotografá-la
Mulher na democracia
Não é biombo de sala,

Que aproveitando a barbuda
Só pensa em fotrografá-la,
Mulher na democracia
Não é biombo de sala.

Dizem que se chama Teresa
Seu nome é Teresa Torga
Muda o pick-up em Benfica
Atura a malta da borga

Aluga quartos de casa
Mas já foi primeira estrela
Agora é modelo à força
Que a diga António Capela

Teresa Torga, Teresa Torga
Vencida numa fornalha
Não há bandeira sem luta
Não há luta sem batalha

Teresa Torga, Teresa Torga
Vencida numa fornalha
Não há bandeira sem luta
Não há luta sem batalha.

envoyé par Riccardo Venturi - 8/7/2009 - 23:25




Langue: italien

Versione italiana di Riccardo Venturi
31 ottobre 2003 (con alcune correzioni eseguite l'8 luglio 2009)
Dedicata a Silvia Torelli "Blue Lady"

l'articolo di Rogério Rodrigues che servì da spunto a José Afonso
l'articolo di Rogério Rodrigues che servì da spunto a José Afonso


Una delle più difficili traduzioni di questo sito per un testo gergale e ostico. Se leggesse ancora José Colaço Barreiros avrei da chiedergli alcune cose...[RV]
TERESA TORGA

Proprio in mezzo al viale
all'incrocio della strada
alle quattro in punto assorta
ballava una donna nuda

La gente che vedeva la scena
accorse presso di lei
intendendo rivestirla,
ma spunta António Capela

che, approfittando del casino,
solo pensa a fotografarla,
una donna in democrazia
non è un soprammobile da salotto

che, approfittando del casino,
solo pensa a fotografarla,
una donna in democrazia
non è un soprammobile da salotto.

Dicono che si chiama Teresa,
che il suo nome è Teresa Torga,
fa la disc-jockey a Benfica
e da tempo fa parte dei matti

Affitta stanze di casa sua,
ma è stata una grande stella,
ora fa la modella per forza,
lo racconti António Capela

Teresa Torga, Teresa Torga,
sconfitta in quel bordello,
non c'è bandiera senza lotta,
non c'è lotta senza battaglia

Teresa Torga, Teresa Torga,
sconfitta in quel bordello,
non c'è bandiera senza lotta,
non c'è lotta senza battaglia.

8/7/2009 - 23:29




Langue: français

Version française – TÉRÉSA TORGA – Marco Valdo M.I. – 2009
d'après la (dernière) version italienne de Riccardo Venturi – 2009
Chanson portugaise – Térésa Torga – José Afonso – 1976

Teresa TorgaCette chanson extraordinaire rapporte une aventure tout aussi extraordinaire aux confins de la liberté humaine, là où liberté et convenances sociales se regardent dans les yeux. Une femme, un beau jour – car ce ne pouvait être qu'un beau jour – à Lisbonne, se mit à danser nue au milieu d'un carrefour.

Un photographe qui passait par là en fit des photos et se fit presque lyncher par les bonnes gens qui voulaient rhabiller la dame et éloigner les enfants. Autre confrontation entre la liberté et les convenances sociales.

Tout cela est bien beau, dit Lucien l'âne. J'aurais aimé être présent et recevoir ce cadeau des cieux. Mais toi, Marco Valdo M.I., qu'aurais-tu fait ?

Moi, dis-toi bien, que je n'aurais rien fait du tout. Peut-être quand même, applaudi, peut-être aurais-je dansé avec elle et en être humain civilisé, je me serais sans doute déshabillé aussi... Pour ne pas la laisser seule face aux préjugés absurdes... Nous devons, comprends-tu Lucien, nous les hommes, retrouver le chemin de l'humanité. Bien entendu, je ne suis pas poilu comme toi et cela explique que je m'habille contre les intempéries, peut-être aussi, moi aussi, un peu, pour cacher mon humanité, pour dissimuler ce que tout le monde connaît, pour protéger mes faiblesses... Peut-être... Comme on met des chaussures pour ne pas se blesser les pieds en marchant... Mais le temps d'une danse, le temps d'une fête, le temps d'une communion... à poil, bien évidemment, comme toi, mon ami.

Et pour le photographe... Qu'en penses-tu ?

Écoute bien ceci, Lucien mon ami... Le pommier donne des pommes; le photographe fait des photos. La dame danse nue; sans doute, est-elle belle, je ne sais. D'ailleurs, tu le verras dans la chanson, la même société qui veut la rhabiller de force, la fait danser nue pour de l'argent et annonce hypocritement qu'elle est « disc-jockey ». Donc, le photographe est là – comme celui qui fait les chansons, comme le poète – pour raconter le monde. C'est la mission qui est la sienne dans la grande tâche de la vie. Comment ne pas comprendre ça ? C'est tout simple. Qu'il soit photographe patenté ou pas, il est Témoin de la Vie Humaine, il est Témoin de l'Humanité, il est l'œil qui regarde... Va-t-on condamner notre œil ? Comprends bien aussi qu'il n'est pas voyeur, il n'entre dans sa démarche rien de ce peu ragoûtant penchant... Donc, pour résumer, il a fait ce que sa conscience de photographe lui demandait de faire et il a bien fait.

Et d'en faire une chanson... demande Lucien l'âne, qu'en penses-tu toi qui fais aussi des chansons ?
L'aurais-tu fait ?

Mais bien évidemment et d'abord, comme dit Riccardo Venturi, pour que Térésa Torga ne meure jamais, ni elle, ni son geste. En fait, je te l'ai déjà dit, si je – et les autres pareil, je pense – fais des canzones, c'est précisément pour que la mémoire ne se perde pas, mais aussi pour magnifier ce qui doit l'être – cette belle scène, par exemple ou pour « tisser le linceul du vieux monde », comme chaque jour. Et puis l'aventure se passe à Lisbonne et j'aime beaucoup Lisbonne et les dames de Lisbonne, surtout celle dont le prisonnier rapporte le souvenir dans sa canzone « Le Siège de Lisbonne », dont il m'avait soufflé les détails. Si tu veux, je te la ferai connaître...

Ainsi parlait Marco Valdo M.I.
TÉRÉSA TORGA

Juste au milieu de l'avenue
Juste au croisement de la rue
À quatre heures précises, éperdue
Dansait une femme nue.

Les gens qui la voyaient danser
Coururent auprès d'elle
Avec l'intention de la rhabiller
Mais alors arrive António Capela

Qui, dans la cacophonie,
Seul pensa à la photographier.
Une femme en démocratie
N'est pas un objet de salon.

Qui, dans la cacophonie,
Seul pensa à la photographier.
Une femme en démocratie
N'est pas un objet de salon.

On dit qu'elle s'appelle Térésa
Que son nom est Térésa Torga,
Qu'elle est disc-jockey à Benfica
Et depuis un temps fait partie des fadas.

Elle loue des chambres de sa maison
Mais elle a été une grande star;
Maintenant, elle est modèle par nécessité
Raconte-le, António Capela.

Térésa Torga, Térésa Torga
Défaite dans ce bordel-là
Il n'y a pas de drapeau sans lutte
Il n'y a pas de bataille sans lutte

Térésa Torga, Térésa Torga
Défaite dans ce bordel-là
Il n'y a pas de drapeau sans lutte
Il n'y a pas de bataille sans lutte

envoyé par Marco Valdo M.I. - 12/7/2009 - 13:10




Langue: anglais

English translation by Riccardo Venturi
October 18, 2017 11:33
TERESA TORGA

Just in the middle of the avenue
Near the street crossing
At four o' clock, a naked woman
Was absorbed in dancing

The people looking at the scene
Rushed to her in haste,
They wanted to cover her
When António Capela appeared

Profitting by the confusion
To take pics of the woman,
A woman in democracy
Is no living-room knick-knack

Profitting that awful mess
To take pics of the woman,
A woman in democracy
Is no living-room knick-knack.

They say her name is Teresa,
Her name is Teresa Torga,
She's a disc-jockey in Benfica,
A recognized, crazy dropout.

She lets rooms from her house ,
She was once a great star,
Now she has to work as a model,
Tell all this, António Capela.

Teresa Torga, Teresa Torga,
Defeated in that awful mess,
There's no flag without struggle,
No struggle without battles.

Teresa Torga, Teresa Torga,
Defeated in that awful mess,
There's no flag without struggle,
No struggle without battles.

18/10/2017 - 11:34


QUEM ERA A TERESA TORGA
CHI ERA TERESA TORGA


Dal sito della Associação José Afonso

assojos


Com o título "Quem se despiu na via pública, onte, às 4 da tarde?", no Diário de Lisboa (4.5.75), Rogério Rodrigues conta a história de uma mulher "de que não se conhecia o nome", que ontem, às quatro da tarde, fazia strip-tease enquanto dançava, ao centro do cruzamento da Avenida Miguel Bombarda com a Avenida 5 de Outubro."Visivelmente surpreendidos, alguns espectadores da cena, invulgar em ruas de Lisboa, dirigiram-se para a mulher no intento de a proteger das vistas de quem passava e de quem parava, persuadi-la a vestir-se e abandonar o local. No meio da confusão, surge o repórter António Capela, que começa a disparar. Os populares, indignados com o que consideram 'uma baixeza moral', investem sobre ele, insultam-no, empurram-no, agridem-no e só a intervenção do proprietário da drogaria vizinha impede que não lhe partam a máquina. (...) Entretanto a mulher tinha sido levada para o limiar de um prédio com porteira à porta. Já vestida, olhava apática para as pessoas que a rodeavam. Dizem-me que se chamava Maria Teresa. 'Não sou Maria. Não sou Teresa. Tenho muitos nomes.' Tinha os lábios encortiçados e recusava o copo de água que lhe ofereciam.""Quem se despiu na via pública, ontem, às 4 da tarde?". interroga-se o jornalista. que passa a contar o percurso de vida, entretanto averiguado, de uma mulher de 41 anos, divorciada, sucessivamente actriz de revista, emigrante no Brasil, cantora de fado e que agora, no intervalo de tratamentos no Júlio de Matos, "mudava discos no pick-up" de uma boite em Benfica.Usava o nome de Teresa Torga "porque há um escritor que se chama assim" e ela gostava muito de ler, conta uma vizinha. A última vez que o repórter a viu seguia ela num carro da polícia para a esquadra do Matadouro.Zeca Afonso lê a crónica, magnífica, põe-lhe notas e voz, e imortaliza-a.

(in "Os dias loucos do PREC" de Adelino Gomes e José Pedro Castanheira. Ed. Expresso/ Público, 2006)

Con il titolo “Chi si è spogliato sulla pubblica via, ieri, alle 4 del pomeriggio?”, il giornalista Rogério Rodrigues narra, sul “Diário de Lisboa” del 4 maggio 1975, la storia di una donna “di cui non si sapeva il nome” che il giorno prima, alle quattro del pomeriggio, aveva fatto uno spogliarello ballando nel mezzo dell'incrocio tra il viale Miguel Bombarda e il viale 5 Ottobre. “Visibilmente sorpresi, alcuni spettatori della scena che si trovavano là per strada a Lisbona andarono verso la donna per proteggerla dagli sguardi dei passanti e di chi si era fermato, e per convincerla a rivestirsi e andare via di là. In tutta quella confusione spunta fuori il reporter António Capela, che comincia a scattare fotografie. La gente, indignata contro ciò che considerava una “bassezza morale”, lo insulta, lo aggredisce e gli tira spintoni, e soltanto l'intervento del proprietario di una drogheria vicina impedisce che non gli facciano a pezzi la macchina fotografica. (...) Intanto la donna era stata portata dentro al portone di un palazzo, dove c'era la portinaia. Già rivestita, guardava apatia le persone che le stavano attorno. Mi dissero che si chiamava Maria Teresa. “Non sono Maria. Non sono Teresa. Ho tanti nomi.”. Aveva le labbra scorticate e rifiutò il bicchiere d'acqua che le avevano porto. “Chi si è spogliato sulla pubblica via, ieri, alle 4 del pomeriggio?”, si chiede il giornalista, che passa poi a raccontare la vita, nel frattempo accertata, di una donna di 41 anni, divorziata, poi attrice di rivista, emigrante in Brasile, cantante di fado e che ora, tra un ricovero e l'altro all'ospedale psichiatrico Júlio de Matos, “faceva la disc-jockey” in un night club a Benfica. Si faceva chiamare Teresa Torga “perché c'è uno scrittore che si chiama così”, e le piaceva molto leggere, secondo quanto riferito da una vicina di casa. L'ultima volta che il reporter la vide era stata infilata dentro una macchina della polizia del commissariato di Matadouro. Zeca Afonso legge la cronaca, magnifica, le dà musica e voce e la rende immortale.

Riccardo Venturi - 8/7/2009 - 23:38


Olá,
Muito interessante o vosso artigo. Sou pesquisador musical e descobri o disco que Teresa Torga gravou no Brasil. Está aqui:

http://tinyurl.com/44tmocb

Abraço
Alan Romero

Alan Romero - 25/4/2011 - 06:03


¿Y qué pasó con la fotografía? ¿La publicó?

Gustavo Sierra Fernández - 17/12/2011 - 18:13


che sia questa la famosa fotografia?

Trovata in questo blog

Teresa Torga


E questa è Teresa Torga che canta?

Lorenzo - 16/10/2017 - 22:44


Mi sa proprio di sì, Lorenzo; anzi, direi con certezza. Mi hai fatto venire a mente di quando la cercavo a suo tempo, meno di dieci anni fa ma un secolo internettaro fa. Mi sto chiedendo se non sia il caso di inserire questa canzone anche nel percorso sulla violenza sulle donne...

Riccardo Venturi - 17/10/2017 - 08:30


Maria Teresa Gomes Baptista era un’attrice di teatro “leggero” (la nostra “rivista”) e cantante divenuta piuttosto celebre da giovanissima nel Brasile dei primi anni 50. Aveva scelto il nome artistico di Teresa Torga in onore del suo scrittore e poeta preferito, Miguel Torga (il cui vero nome era Adolfo Correia da Rocha, 1907-1995). Rientrata nel natale Portogallo nel 1963, a causa della malattia della madre, la sua carriera artistica andò rapidamente declinando e lei cominciò a soffrire di depressione. Nel 1975 non era già più nel fiore degli anni e la sua carriera era probabilmente già terminata. Sicchè il suo improvvisato spogliarello aveva un che di disperato e di liberatorio insieme, indice di un disagio personale ma anche celebrazione della bellezza e della libertà della donna e dell’artista che era stata.

Si leggano e si guardino le fonti qui di seguito:

Teresa Torga

Teresa Torga

Teresa Torga

Teresa Torga

B.B. - 17/10/2017 - 10:18


Non immaginate il piacere che mi fa, quello che finalmente sia stata fatta luce su Teresa Torga e sulla sua vicenda, spiegandola appieno. Davvero una cosa molto bella e degna. Lì per lì mi ero detto che si sarebbe a questo punto dovuto rifare l'introduzione, o quantomeno ampliarla; poi ho pensato che, in questo caso, è meglio lasciarla così com'è, come una specie di "marcia di avvicinamento", di storie e canzoni che non vengono mai "lasciate stare". Grazie davvero a tutti.

Riccardo Venturi - 17/10/2017 - 11:36


Beh, ma vedo che a corredo della tua traduzione italiana del 2003 e contribuita nel 2009, nell'articolo di Rogério Rodrigues la storia di Teresa Torga c'era già tutta.

Semplicemente ci sono storie che devono emergere e rivivere anche se sono da tempo sotto gli occhi di tutti.

Spero solo che Teresa Torga non abbia finito i suoi giorni in qualche ospedale psichiatrico... Se così fosse stato, bisognerebbe inserire la canzone anche nel percorso sul "lager dei matti".

Saluti

B.B. - 17/10/2017 - 13:19


A dire il vero la canzone nel percorso sul lager dei matti c'è sempre stata...e comunque hai ragione, avevo trovato l'articolo di Rogério Rodrigues ma non lo avevo mai sviluppato come meritava. Poi, in un certo senso mi hai come letto nel pensiero: prima ho cercato notizie su Teresa Torga, posteriori all'episodio del 1975; non ho trovato niente, come fosse scomparsa dopo quel 4 maggio a Lisbona. Chissà che fine ha fatto.

Riccardo Venturi - 17/10/2017 - 16:17


"... anche se sono da tempo sotto gli occhi di tutti", mi permetto l'autocitazione solo a commento del fatto che non avevo visto in quale percorso era inserita la canzone.

Certo che Riccardo hai ragione: anche in quello sulla violenza contro le donne!

E, perchè no, pure in quello sulla Rivoluzione portoghese. Forse non ci furono garofani quel giorno per Teresa Torga, nuda di fronte a tutti, ma fu la sua battaglia e la sua rivoluzione.

Anch'io vorrei sapere che fine ha fatto.

Saluti

B.B. - 17/10/2017 - 20:44


Giusta anche l'osservazione sul percorso sulla Rivoluzione dei Garofani. L'episodio di Teresa Torga è considerato da molti come tipico del cosiddetto PREC (Processo Revolucionário em Curso), vale a dire il periodo di attività rivoluzionarie che ebbe luogo a partire dalla rivoluzione del 25 aprile 1974 fino all'approvazione della costituzione portoghese, nell'aprile del 1976. Un periodo di fibrillazione in cui, secondo il parere degli storici ma anche nei ricordi di chi se ne sovviene seppur da lontano, un po'tutto sembrava possibile, quella normale sarabanda esplosiva che segue a un evento che, nella fattispecie, aveva messo fine a cinquant'anni di una durissima dittatura e a interminabili guerre coloniali fuori dal tempo, che avevano peraltro dissanguato un paese come il Portogallo che, all'epoca, era il più povero dell'Europa occidentale. 4 maggio 1975, in pieno PREC e all'inizio del cosiddetto Verão Quente de 1975, l' "Estate calda del 1975" caratterizzata da una notevole anarchia nel governo, nella società e nelle forze armate del Portogallo, e che culminò nel fallito colpo di stato del 25 novembre 1975 da parte delle forze armate radicali di estrema sinistra.

L' "Estate calda del 1975" si fa iniziare a partire dal 1° maggio 1975: quel giorno vi furono in tutto il Portogallo manifestazioni imponenti per la Festa dei Lavoratori, il cui slogan era: "Rumo ao socialismo", "in marcia verso il socialismo". L'episodio di Teresa Torga avvenne tre giorni dopo. La canzone di José Afonso, che non era presente ai fatti ma aveva letto la notizia su dei giornali, dev'essere stata scritta pochi giorni dopo ancora. Era lo stesso José Afonso che scriveva in quel periodo canzoni come Viva o poder popular, e che "rumo ao socialismo" c'era di per sé, teneva concerti a Lisbona assieme a Pino Masi e arrivava a Roma per cantare e sostenere le lotte dei "proletari in divisa" italiani.

José Afonso, probabilmente, non aveva scritto questa canzone per Teresa Torga in sé, ma sul suo gesto e sulla valenza pratica e simbolica che rappresentava. "La donna, nella democrazia, non è un soprammobile da salotto". Bisognerebbe a questo punto fare un'osservazione sulla dittatura salazarista portoghese, che non era "fascista" in senso proprio sebbene in molte sue strutture si fosse ispirata a suo tempo sia al fascismo italiano (particolarmente nel "corporativismo") sia al franchismo. Era una dittatura colonialista e razzista da un lato, e tradizionalista / immobilista dall'altro. Il Portogallo salazarista (che, tra le altre cose, aveva sempre mantenuto i suoi legami e la sua alleanza con la Gran Bretagna e che nemmeno durante la II guerra mondiale aveva "flirtato" con l'Asse e si era tenuto neutrale come la Spagna franchista) era una palude stagnante in patria, mentre mandava le giovani generazioni a morire in Africa spolpando le casse dello stato da un lato, e le consegnava all'emigrazione di massa dall'altro (si veda la Canção do desterro (Emigrantes)). La donna, nel Portogallo salazarista, non era un "soprammobile da salotto", ma qualcosa di peggio (si veda ad esempio il Cantar Alentejano). In tutto questo, naturalmente, c'erano i "normali" prelevamenti notturni (Era de noite e levaram), le "normali" torture (Vejam bem) e i "normali" cantautori in galera (Era um redondo vocábulo).

La donna portoghese aveva un compito preciso, quello di tenere pulita e linda la casa, come cantava la più che ambigua Amália Rodrigues nella famosa "Casa portuguesa". E quello di fare figli da mandare in guerra o a emigrare. Tutto questo per situare meglio "Teresa Torga", e anche a mo' di tardivo riassunto che forse andava fatto prima, ma "meglio tordi che mais" come diceva il cacciatore padellaro nel campo di granoturco. Forse anche per questo, mi viene da pensare, dopo l'episodio di Lisbona e dopo la canzone di José Afonso, di Teresa Torga come persona non si è praticamente saputo più niente. E la donna, in ultima analisi, nella "democrazia" successiva è tornata fondamentalmente ad essere un soprammobile da salotto, diciamo un soprammobile 2.0.

Riccardo Venturi - 18/10/2017 - 07:28



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